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      rencontre (Narri'Ekaie)

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    Narri'Ekaie
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Lun 14 Mar - 0:39

    De rapide « tac, tac, tic, tac tic, tac, tac… » de la pluie dominaient tous les bruits autour. Sauf, une jolie voix qui vogue d’entre les goutes. Bien sur, je trouve plus juste l’idée de se mettre à l’abri que continuer la chasse, mais dans un autre sens, il n’est pas impossible de continuer. Personnellement, j’aime moins chasser la pluie, alors je la laisser passer, se déverser, inonder les terres pour qu’ensuite je les refoule de mes pieds. Quand j’entends alors Tahni’ dire que j’ai raison, suivant mon opinion et reformulant mes paroles, je trouve qu’elle devrait être capable de prendre position par elle-même, sans me suivre nécessairement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse si tout est bien justifier. La phrase « Nous chercherons le Yerik quand le temps sera plus beau. » n’équivaut pas à celle que j’ai dit : « On retrouvera ce Yerik quand le moment sera venu. » Dans un premier temps, on ne le cherchera pas ; on va le trouver, ce n’est pas pareil. Dans un deuxième temps, « lorsque le temps sera plus beau » n’égale pas « lorsque le moment sera venu. » Le Yerik pourrait très bien passer devant nous alors qu’il pleut… Dans ce cas le moment serait venu de le chasser, et non de le laisser passer en attendant le beau temps. Mais quoi qu’il en soit, je ne reproche pas les paroles de Tahni’, je crois qu’elle a quand même comprise ce que je voulais dire.

    Je la regarde, elle qui scrute l’horizon avec des yeux d’aigles, qui cherche du regard un endroit serein où la pluie ne nous éclabousserait pas, où l’on pourrait prendre un moment de pause, où l’on pourrait, peut-être, dialoguer. Trouvant une ombre se détachant de la pluie, elle dit quelques mots.

    - Cet arbre là-bas. Nous devrions pouvoir nous y mettre à l’abri.

    J’essais de percer de mes yeux l’endroit qu’elle me pointe. Je vois là une cachette possible, oui, mais probablement pas la meilleure des environs ni la plus à proximité. Toutefois, je lui laisse son choix. Peut-être qu’au fond, c’est le meilleur endroit. Je constate un regard porté sur moi, et pour y répondre, je me tourne et regarde dans ses yeux.

    - Ils disent quoi mes yeux ?

    Avec un petit sourire, j’attends un peu, se demandant intérieurement ce que lui disent vraiment mes yeux. Finalement, on continu à avancer vers une nouvelle destination, temporaire, en attendant de repartir « trouver » un animal qui tranquillement semble prendre de l’importance ; du moins, c’est ce que je perçois. Même si Tahni’ semble l’oublier brouillée par les évènements des récents, au fond, je suis persuadé qu’elle sera très contente la fois qu’une de ses flèches atteindra sa cible. « Il faut bien s’entêter parfois pour apprendre des choses que l’on apprendrait pas en ne faisant qu’un stricte minimum sans entêtement. » On marche dans la boue, l’eau n’ayant le temps de complètement se faire absorber par le sol qui était sec ce matin ensoleillé. L’herbe refoule sous le poids de l’eau et s’écrase sous nos pas…

    Une bonne marche de santé ; avançant dans l’eau et la terre, sous la pluie, d’un pas modéré, on s’approche de la destination, cet arbre-sauveur, de plus en plus. Je n’ai entendu aucun autre monstre de muscle et de peau. Seul désormais chaque goute tombant sur quelque chose de différent et émettant un son différent, comme une musique, résonnait à nos oreilles. C’était une mélodie, comme la pluie l’a toujours été.

    Arrivant enfin à l’abri, cet arbre qui, comme prévu de si loin, est bien « creusé » étrangement, mais très pratique. Je m’y assois en dessous, me privant ainsi de cette pluie torrentielle, la laissant à mon supérieur, mon chapeau de bois. À côté je regarde Tahni’ et lui souris. Je m’accote au fond, et puis ferme les yeux, laissant le temps passer et écoutant somptueusement la musique que fredonne la pluie.

    Je reste confiant pour cet animal. J’ai toujours grand espoir de le trouver, bien que j’ai hâte… pour Tahni’.


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Mer 16 Mar - 21:02

    Le bruit inlassable des gouttes était étouffés par la couche protectrice et gardienne de l'arbre certainement centenaire qui les protégeait. Le sol, défraîchis sous la voûte boisée, ne possédait que quelques brins d'herbes jaunis par endroit, et, protégé de la pluie, la terre était poussiéreuse, et sablonneuse, recouvert par endroit d'une sorte de sciure. Des pattes de petits animaux avaient laissés un amoncellement d'empruntes éphémères, réparties en un petit chemin, si fragiles qu'elles pouvaient s'envoler simplement, à la moindre bourrasque et au moindre souffle de vent. La cavité dans laquelle ils avaient réussis à s'infiltrer était assez large et haute, laissant bien passer la lumière grise et tamisé du dehors, révélant l'état des lieux. Cette porte naturelle avait dût être taillée par des années d'émiettement, et de disparition d'écorce âgée et passée, envolée ou devenue poussière sous l'effet du temps, ensevelie sous la tombe de son propre géniteur. Sur les parois se trouvaient quelques tâches blanches de moisissure sèche, ou encore quelques tas de mousse poussant presque à même le sol, pour monter ses petits dômes verts et les élever vers le plafond de la grotte végétal. Le vent du dehors s'engouffrait à l'intérieur, projetant quelques gouttes sur les murs, ajoutant à l'humidité ambiante qu'ils venaient de quitter.

    Pourtant, une fois que la na'vy eut posé son pied sale et humide dans le grand terrier, il lui sembla trouver un lieu sec et paradisiaque, comme si elle retournait chez elle, après des années d'exil loin de la crevasse qu'elle habitait. Elle prit une profonde inspiration de cet air poussiéreux, savourant le sable écarté de toute humidité de sa voûte plantaire. Loin d'être hostile, cette petite caverne était très agréable, et très accueillante, et offrait une cachette parfaitement sûre à tout les voyageurs qui auraient pu s'égarer dans ces plaines, et qui recherchait un endroit où se reposer quelques minutes, le temps de reprendre quelque force pour s'assurer que la suite irait pour le mieux. Les trombes d'eau qui s'était mis à couler dehors indiquait clairement que la plaine ne serait pas praticable à cette instant. Mais, comme il était commun à cette époque de l'année, ce n'était probablement qu'une averse, forte, certes, mais qu'une averse tout de même, un instantané, qui ne tarderait pas à s'achever au profit du beau temps, qui devait se faufiler lentement derrière. Une fois ce plafond gris disparu, le soleil écrasant reparaîtrait, et ils pourraient repartir, pour retrouver cette bête qu'elle était, cette fois plus que toutes les autres, ardente d'abattre.

    Narri', confiant et souriant, s'assied confortablement, avant de fermer les yeux, le visage apaisé, et silencieux, pour regarder, ou écouter plutôt, les gouttes tombant inlassablement dans la boue humide, pour être absorbée par la terre humide. Il avait l'air paisible... Étrangement , Tahni' l'enviait. Ses pensées étaient pour le moment troublées, souffrant d'un léger coup de fatigue. Elle glissa elle aussi contre le sol, s'asseyant silencieusement à côté du bleu, l'esprit perdu sur le sol de la plaine. La scène était bien grise. La terre, humide, éclairé par la lumière tamisé d'un soleil absent, s'évanouissait dans le néant d'un océan de brume, avalé par la blancheur du ciel, séparé en deux couches nuageuses, ou du moins, ce qui semblait l'être, la première, clair, vite recouverte par le coton et le duvet de nuages bien plus sombres, presque noirs, qui donnaient la pluie. Un groupe d'animaux battait la terre violement, et passèrent dans le lointain, avant de disparaître dans le rideau de bruine. Au fur et à mesure que l'air frais et humide entrait dans ses poumons, collant sa fraîcheur à l'intérieur de son corps, les paupières de la bleuté devenaient de plus en plus lourdes, s'affaissant petit à petit, toujours un peu plus, alors que la fatigue l'attrapait dans ses mains cotonneuses.

    Déconcentrée, dans un méli-mélo de pensée, elle repassait les événements de la journée, s'affichant en vrac dans son esprit enrouée. Tout avait commencé de la façon la plus banale, pourtant... Comme quoi... Elle s'interrogea soudain, après avoir revue ce rocher ensoleillé, et ces deux êtres étalés dessus, sur la question que lui avait posé son aîné quelques minutes auparavant. Ce qu'il y avait dans ses yeux... Beaucoup de choses, en somme... Une grande sagesse, de l'intelligence... Un besoin de détachement, de liberté... Plus elle réfléchissait, plus elle repassait ses yeux devant les siens, scrutant leur image dans son souvenir, amplifiant le moindre détail pour le projeter devant sa mémoire, l'agrandissant à volonté, pour déceler les perles qui s'y cachaient, effrayées du monde, brisées dans un plis jaloux. Il rayonnait dans ces yeux, outre une insouciance d'adulte et une grande maturité, un désir de connaissance,d'expérience, pour réussir, pour trouver quelque chose d'abstrait, d'insaisissable, une quête de soit pour l'accomplissement. Alors qu'elle pensait, qu'elle voyait distinctement son oeil, son iris s'écarquiller lentement sous l'effet de la lumière délicate, ce sentiment devenait de plus en plus distinct, de plus en plus autonome, pour se détacher des autres, et devenir un éclat unique, une lueur doré dans son regard serein.

    C'est avec cette image devant l'écran de ses yeux qu'elle les ferma aussi, et qu'elle laissa les vagues à l'âme l'emporter pendant quelques minutes, brusquée par la fatigue qu'elle avait emmagasinée pendant le heures qui la séparaient de la matinée. Puisqu'elle ne dormit quelques minutes, elle n'eut pas le temps de faire un rêve... Ou plutôt de s'en souvenir. Ce qu'elle su, quand elle les rouvrit, c'était que l'averse était moins important, comme sa fatigue, qui avait diminuée d'intensité. Tahni' se sentait plus en forme, de meilleur humeur, plus vivante, et plus forte. L'envie de sauter, de courir lui venait, et elle se mit à observer le ciel, impatiente, lui envoyant un regard suppliant. Elle voulait à présent sortir à tout prix, pour rejoindre le filet luisant d'eau qu'ils avaient vu, rejoindre le yerik, et qu'elle puisse envoyer se planter dans la chair tendre du yerik une de ses flèches. D'un geste presque naturelle, elle avait replié ses jambes, posant son manteau sur ses genoux, visant toujours la voûte nuageuse. Alors qu'elle regardait les gouttes tomber, insensibles à ses prières, mais s'épuisant petit à petit, une pensée, un mot s'infiltra dans son esprit, et pris de l'ampleur, pour devenir sa principale préoccupation. Au bout de quelques secondes, elle finit par l'articuler à demi mot, à voix basse, comme pour elle-même.

    - Tsawke...

    Dans ce contexte, ce mot pouvait paraître bien stupide, puisqu'elle avait banalement nommé le soleil. Mais, étrangement, pour elle, loin se sentir folle, comme elle devait le sembler, elle sentait qu'elle avait trouvé quelque chose, une bonne idée. Elle le prononça une nouvelle fois, et un sourire immense s'inscrit sur son visage, alors que ses yeux s'illuminaient. Tsawke... Oui, c'était parfait, ça allait parfaitement, il voulait tout dire, et ils partageaient la même clarté, et la même importance : Tsawke pour Na'via, et lui pour Narri'... Ils étaient aussi beau l'un que l'autre, aussi imposant, et, ensemble, ils brillaient comme mille astres... Là où il irait, il emporterait lumière... Cette image lui restait prisonnière, elle n'arrivait pas à la retirer de son esprit. Cette oiseau, volant sans cesse, vivant de la brise... Déterminée, la bleuté abaissa son visage vers l'homme à ses côtés, et le fixa quelques secondes, son sourire indécrochable de son visage, et elle lui dit doucement, comme si elle transmettait quelque chose de précieux:

    - Tu devrais l'appeler comme ça... Ce nom lui va bien!

    L'air enjoué son visage s'y était installé confortablement, et éclatait par tout les ports de sa peau. Elle était heureuse, et fière, de finalement avoir trouvé, renversant ses tresses encore un peu lourdes sur le côté de son épaule. Il lui semblait avoir mis la main sur l'éclat, le scintillement qui donnait à ce mot tout son sens, et toute sa délicate clarté. Elle regardait Narri', patiente, ses oreilles tournées vers le dehors, où le bruit des gouttes devenait de plus en plus infime, laissait croire que l'averse finirait par prendre fin dans les minutes qui suivent, dans l'heur, peut-être, pour laisser la place au soleil bienfaisant, laissant là une nature nouvelle, fraîchement éveillée... Le yerik serait à nouveau à leur portée, et espérer l'avoir ne serait peut-être plus qu'un simple espoir...
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Lun 21 Mar - 3:41

    La musique a gagné sur mon esprit. La pluie m’a endormi. Je suis toujours semi-conscient, dans mes pensés, à imaginer où mon Ikran pu bien passer l’averse. Je le vois, sous des branches ou dans une grotte, seul à m’attendre ou à attendre de s’envoler. Je l’imagine facilement faisant un petit somme comme nous le faisons si bien fait moi et Tahni’. Ensuite, je devance le temps et le regarde dans ma tête, s’envoler dès les premiers rayons fins qui le rejoignent et venir me retrouver, comme si sur moi, je portais un quelque chose qui lui permettait de savoir où je suis. N’est-ce pas magnifique tout de même ?

    - Tsawke…

    La vision d’un soleil chaud, vivant et envoutant s’empare de moi. Elle s’ajoute à mon Ikran me retrouvant, et, alors que sur son dos j’embarque, nous décollons pendant que le soleil gronde plus fort le ciel de ses rayons que le tonnerre de son son. Bien au chaud parmi le vent tout aussi enseveli de soleil, mon Ikran bat des ailes et…

    - Tsawke !

    Ma vision se brouille. En fait, je reviens à moi. Je dormais fort probablement…

    - Tsawke.

    Je comprends que Tahni est toujours à côté de moi et qu’elle me parle… enfin, « qu’elle parle ». Mais je ne saisis pas trop ce qu’elle veut dire par « soleil ». J’essais tranquillement de me raisonner, de me réveiller. La pluie a faibli. C’est bien différent du temps qu’il faisait tout à l’heure…

    - Tu devrais l’appeler comme ça… Ce nom lui va bien !

    Du coup, je fais le lien. Elle parle de mon Ikran, de la proposition que je lui avais faite, de lui donner un nom, et le voilà, Tsawke, rayonnant plus que le soleil lui-même. Je me souviens même du court rêve que j’ai fais… Me voyant à cheval sur le soleil. N’est-ce pas magnifique tout de même ?

    J’ouvre les yeux. Ceux-ci s’habituent rapidement au temps grisâtre plus qu’ensoleillé. Je commence par regarder droit devant moi… Bref, l’horizon, l’au-delà de la porte béante de notre petit refuge. La pluie fine donne envie d’aller y danser, de s’y rafraichir. « Tant de fois pouvons-nous, Na’vi, souhaiter qu’il pleuve ainsi lors de chaleurs accablantes ? » Et puis je regarde la personne avec qui j’ai marché sous la pluie jusqu’ici, avec qui j’ai parlé un peu de moi, avec qui j’apprends tranquillement comment vit un autre Na’vi en nature. Celle-ci semblait plus-que-joyeuse, excitée, pressée de connaître quelque chose… Ses yeux, dévisagés des miens, veulent savoir. Je me répète le nom dans ma tête, Tsawke. Tsawke, c’est bien. C’est vrai. C’est fort. C’est rayonnant. Et, ça s’agence bien à Narri’… « Narri’Tsawke » « L’œil du soleil », ou encore « le soleil dans l’œil ». Tout dépendamment comment on l’apprête, voire « L’œil sauvage du soleil ». Il y a là tout un beau jeu de mot et de signification qui me plaise à merveille. Les yeux qui tranquillement, s’ébahissent devant ceux de Tahni’ je ne peux que confirmer.

    - L’œil sauvage du soleil, n’est-ce pas magnifique tout de même ?

    Si ce nom me plait très bien, il est évident que mon Ikran le préfèrera autant. Mais d’ici là, au moment que je revois mon Ikran, il faudra bien sortir de cette mini caverne de bois. Mais avant, j’écoute pour moi-même ce nom plus somptueusement… Déceler tous ses sens, tous ses gouts, toutes ses références, toutes les joies, les forces qu’on a lorsque le soleil brille…

    - Tsawke… Dis-je tout bas.

    Cette fois s’adressant à Tahni’ :
    - C’est un excellent nom. Je n’aurais pas su trouver mieux.

    Le redisant à soi-même encore, cette fois, passant pour un fou à son tour…
    -Tsawke.

    « Ce qui fait briller nos journées ; ce qui nous réchauffe et nous réconforte ; ce qui nous fait vivre ; ce qui nous fait fermer les yeux pour l’apprécier ; ce qu’on ne peut regarder, mais qu’on peut sentir de partout ; ce qui nous réveille très tranquillement ; ce qui est le plus brillant… » Une autre pensé vogue en moi à ce moment : « demain, je ne me réveillerai pas de la même façon face au soleil. »

    Je me lève gentiment, gardant toujours les yeux ancrés dans ses deux billes qui me regardent. J’offre une main de politesse pour aider à de lever à Tahni’, l’invitant par le fait même à me suivre. Malgré la petite pluie qui reste, je n’ai pas peur que le soleil ait encore le temps de fondre quelques rayons sur nous avant de passer de l’autre coté de la planète. Nous avons effectivement « perdu » du temps en venant se réfugier ici, mais jamais à la pluie nous nous en aurions sorti indemne. Ce n’est donc pas vraiment une perte de temps, mais un intermède long dans lequel nous avons tous deux, somnolé, et qu’à présent, nous devons partir rattraper le temps emprunté.

    Debout dans la faille du semblant de porte, je regarde cette fois le lointain avec la même espérance, forte et puissante, qu’avant la pluie. À mes cotés se tient Tahni’…

    - (Français) Si beau, si fort, si espérant que nous sommes, cet animal sera tient bien plus vite qu’on le nomme. (Na’vi) Il y a de la magie dans l’air.

    J’ai choisi ici le mot magie dans un sens où l’on peut lui donner le sens que l’on veut, tant une magie à son sens premier, quelque chose de magique, ou bien de la magie, dans le sens d’un destin chanceux, de la chance, de l’espoir fort…

    Et puis ces quelques mots de mon français relativement bien exprimés, montre de ma personne d’autres facettes, d’une façon autre qu’en la montrant physiquement. J’ai appris cette langue en voyage, comme quoi on peut tout trouver, alors que j’avais rencontré une humaine, gentille, assez réservée, un peu comme Tahni’ mais moins expulsive et directe. J’ai appris à la connaître suite à quelques visites, et durant ces rencontres, nous essayons de bien comprendre l’autre, chacun ayant une connaissance très basique de la langue de son voisin. On aurait pu voir, à travers ces moments : « deux jeunes ne parlant pas la même langue mais se comprenant » alors qu’on pourrait facilement comparer d’autres humains entre eux « alors qu’ils parlent la même langue et qu’ils ne se comprennent pas. »

    Effectivement, j’ai une certaine passion pour les langues. J’adore écouter d’autres accents, et le français, langue des humains, m’a semblée très passionnante. Je connais aussi le Gelien, mais cela est une toute autre histoire. J’ai découvert là, une grande variété de différentes façon de dire qui s’éloignent de beaucoup au Na’vi traditionnel.

    Changeant de sujet au travers de mes pensés, je reviens à Tahni’.

    - Tu trouves beau Tsawke ?

    Une question pour le grand plaisir de prononcer son nom. Au lieu de dire « Tu trouves beau mon Ikran » ce qui fait un peu possessif et sans nom, sans référence, voilà que dans ce nom, tout est dit ; on sait de qui ont parle. Je continu donc en m’amusant un peu, sourire aux lèvres, prêt à partir pour la chasse.

    - Tu sais, Tsawke, je suis sûre qu’il aimerait avoir un/une ami/e.

    La question peu faire drôle, mais celle-ci veut bien dire que Tahni’ peut avoir un Ikran pour faire un ami à Tsawke. Enfin, tout dépend de la dame à coté que je souris d’un sourire vrai, point forcé.


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Dim 27 Mar - 21:07

    Après s’être murmuré le nom plusieurs fois à lui aussi, le na’vy finit par lui livrer sa réponse. Tahni’, elle, attendait patiemment la réponse, se perdant dans l’excitation, et la jubilation que sécrétait sont être, fière et heureuse d’avoir réussi à formuler un nom. Tsawke… Cette masse de lumière qui traversait le monde, avait le ciel à sa merci, régnait sur le firmament et ses environs de sa belle et chaleureuse main. Cet oiseau avait tout du soleil. Lui aussi était grand, magnifique, éclairait le monde de sa splendeur, battait les nuages avec ses ailes écailleuses, dressait le vent d’un hurlement sauvage. La demoiselle, tout en gardant le contact visuel qui s’était créé, se mit à réfléchir, à re-penser à ce que Narri’ lui avait expliqué plus tôt, sur le vol, la communication… Toutes ces choses qui, imaginées par une petite demoiselle ignorante, semblaient si belles et si succulentes, et pourtant si inaccessibles. Cet oiseau, aussi brillant que le soleil, n’était pas le sien, ne lui appartiendrait jamais, mais rendait heureux un autre na’vy. A cette pensée, la demoiselle fut rassuré, et se rendit compte que la masse étrange s’étant formé dans le creux de sa gorge n’avait aucune raison d’être, car cette pointe d’envie, finalement, n’était pas à sa place. Ils étaient faits pour être ensembles, et c’était soulagée, presque amusée que la jeune femme sourit en pensant avoir laissé une petite empreinte sur la peau écailleuse de l’iguane volant.

    Patiente, elle continua de regarder son aîné, dans l’attente d’une réponse, d’une simple réaction. L’attente produite par ses regards, se dirigeant vers le ciel, lui fit penser que, peut-être, le nom qu’elle avait choisi n’était pas juste, ne lui convenait pas. Cela était fort probable, après tout. Elle avait toujours eut la fâcheuse tendance à être trop imagée, trop extravagante dans le choix des choses, et arrivait toujours à attendre une perception personnelle, trouvant quelques choses qu’elle seule pouvait comprendre. Il était vrai que ce terme, soleil, avait tout d’abstrait, quand on ne précise pas à quoi il se rapporte et que peut-être l’avoir choisit était une chose stupide, car il manquait cruellement de lien logique. Cependant, quelque chose lui indiquait qu’il pouvait subsister une lueur de confiance, d’espoir à garder que ce nom lui aille, lui convienne, et que cet ikran puisse conserver ce dénominatif, qui, après tout, lui allait à merveille. Finalement, quelques secondes plus tard, ses yeux quittent le large de l’horizon pour rejoindre ceux de Tahni’, qui avait de remord ou de crainte joint ses mains, mais dont les yeux rayonnaient toujours de la même patiente et de la même attente. Il ne tarda pas à parler, lui aussi, confirmant les soupirs de la demoiselle par une phrase qui voulait tout dire :

    - L’œil sauvage du soleil, n’est-ce pas magnifique tout de même ?

    Narri’Tsawke ? La bleuté n’y avait pas pensé, et fut émerveillé par tout les sens, toutes les formes que ces deux mots pouvaient prendre. Un sourire sincère s’accrocha solidement à ses lèvres, alors qu’elle tentait de s’imaginer le soleil, brûlant et vif. La combinaison des noms étaient en effet un curieux hasard de poésie, d'abstraction sonore reflétant une image étonnante, dégageant une majesté saugrenue et spirituelle. Imaginé la face de cet astre de vie, s’enflammant de flamme, visant le monde de ses yeux bienveillants, effleurant la terre de sa chaleur bénéfique, permettant les récoltes, la vie, la force et la fertilité des sols. Il veillait sur la forme des plantes, la croissance des pousses, la force de ses enfants. Comment était-ce visage ? Etait-il effrayant, terrifiant, mal fait et difforme, boursoufflé par des flammes trop brusques, et des gonflements incongrus ? Ou, au contraire, était-il beau, sage, aux courbes pleines de finesse et de sagesse, bien proportionnées, recélant dans le moindre trait un secret, une mystérieuse beauté qui flattait le monde dans son idolâtrie ? La na’vi espérait que ce serait celui là, et que monsieur soleil pouvait accorder, à Narri’ et à son oiseau, sa chaleur et sa lumière, pour qu’ils tracent sans encombres leurs chemins entre les nuages du ciel, et les méandres des nuages. Après s’être répéter à lui aussi le nom, comme elle jadis, il lui dit calmement :

    - C’est un excellent nom. Je n’aurais pas su trouver mieux.

    Après quoi il répéta encore. Tahni’ fut alors gorgé de reconnaissance et de fierté, heureuse que ce nom lui convienne. Cet oiseau portera alors ce nom, certainement. Son âme trempait dans le nectar sublime de la joie, et elle attrapa gentiment la main qu’on lui tendait, sans pour autant rompre le lien visuel, comme le faisait celui avec qui elle marchait. Étrangement, le contact avec une peau inconnue lui faisait moins peur, et elle ne se perdit pas en hésitation, même si elle n’avouait pas ne pas en ressentir. Une sorte de frisson parcourut son dos quand son bassin quitta le sol, et que ses jambes ne ressentirent plus la poussière et le sable du sol, ainsi que la douceur d’une paume na’vienne. Une fois debout, elle regarda de nouveau les plaines, plus dégagées et plus visibles que précédemment, le voile de la brume s’étant encore un peu reculé, offrant ainsi du terrain aux yeux. La pluie et son rideau n’était à présent que crachin et petites gouttes, qui tentaient de se fondre dans la masse, sentant leur fin de plus en plus proche, et les rayons du soleil de plus en plus oppressant. La bête dont les pas martelaient le sol battait encore ses oreilles tremblantes, et son esprit était de nouveau enivré par l’excitation de la chasse, quand la dame se mit à penser que, dans cette direction, plus loin se trouvait ce yerik, cette chose qu’elle poursuivait, et poursuivrait sans relâche, jusqu’à ce que son but soit atteint, comme la pointe de sa flèche plantée dans les flancs de l’animal. Patiente, elle attendait un mouvement de la part de Narri’, debout à côté d’elle, et semblait, lui aussi, plongé dans la contemplation du long et plat territoire.

    - (Français) Si beau, si fort, si espérant que nous sommes, cet animal sera tient bien plus vite qu’on le nomme. (Na’vi) Il y a de la magie dans l’air.

    C’était cette fois ci une vague d’intrigue, et de curiosité qui rongea la pupille de la bleuté, alors qu’elle sentait se frapper contre l’arbre une légère brise, plus chaude que jadis. Ce langage… Elle ne l’avait jamais entendu auparavant. Pas même à l’époque où elle était encore dans le peuple, où elle apprenait sagement à compter sur un banc artisanal. Cette forme archaïque ne lui disait rien. Elle tentait de comprendre, agitant ses oreilles, hésitant entre sourire et surprise, alors que ce qu’elle prenait pour des mots se heurtaient dans sa tête, pleine d’hésitation. ‘’ Est-ce un dérivé du na’vi ?’’ Se disait-elle innocemment. Pourtant ces sons et ces tournures n’avaient rien de na’vien, et elle doutait sérieusement qu’un membre du peuple bleu pu un jour composer une si curieuse façon de parler. À vrai dire, elle n’était pas particulièrement belle… La façon de prononcer était presque choquante. Ces ‘r’ n’étaient-ils pas trop agressifs ? Et ces ‘t’ trop courants ? La demoiselle plongeait peu à peu dans un océan d’interrogation et d’envie de connaissance, sentant que ce qu’elle venait de saisir était bien plus qu’un simple langage un peu compliqué. C’était une langue à part entière, au même titre que l’anglais qu’elle avait appris étant enfant, et elle commença à nourrir l’envie de le savoir parler. Peut-être un jour, pourquoi pas, pourrait-elle le pratiquer couramment ? Moins fier, moins battant, le mot « magie » retournait lui aussi dans son esprit. Il s’était aggripé quelque part, et ne partait pas, comme raisonnant. Peut-être le gardait-elle précieusement, car il décrivait précisément ce qu’il lui arrivait ? C’était vrai, tout ceci était magique… Seulement, la magie à un coût, et son alchimie semblait cruellement inachevée, comme si, au fond d’elle, Tahni’ comprenait qu’il lui manquait quelque chose, creusant dans sa poitrine un vide profond…

    - Tu trouves beau Tsawke ?


    Une fois la surprise de l’écoute passée, c’est avec un sourire amical que la bleuté se prépara à répondre. Cette question la mettait particulièrement en joie. Entendre Tsawke dans une phrase, tout en sachant que ce n’était pas du soleil qu’il était question avait quelque chose d’exotique et d’excitant, comme un artiste voyant son œuvre découverte et dépeinte par d’aimables spectateurs. C’était terriblement amusant, et c’est le cœur plein de reconnaissance envers l’oiseau et son gardien qu’elle se rappela de l’apparence de la créature draconienne. Après quoi la sauvage entama d’ouvrir les lèvres pour formuler sa réponse, quand le sage parla de nouveau, se montrant cette fois ci un peu plus déroutant, dans l’innocence et la gentillesse d’un message dissimulé.

    - Tu sais, Tsawke, je suis sûre qu’il aimerait avoir un/une ami/e
    .
    Alors qu’elle commença a changer de visage, qu’il devenait plus neutre, il afficha, de son côté, un sourire rayonnant de sincérité, éclairait par un soleil absent, vivant dans le blanc de ses dents lumineuses. Tahni’ se retrouvait dans une situation qu’elle avait longtemps connue, et se trouvait une fois de plus plongée dans un flou rhétorique, dont elle sentait ne pas pouvoir trouver de réponses. Parlait-il à elle ? Ou parlait-il de tout le monde, des autres chasseurs ? Elle n’avait pas d’ikran, elle ne pourrait pas en avoir, jamais, ça lui était interdit… Depuis sa chute, elle avait cessé de nourrir cet espoir, bien que son désir n’eût pas tari. Alors, que cherchait-il ? Incertaine, douteuse, la demoiselle baissa les yeux vers le sol qui l’avait depuis cinq ans accueilli comme un père. Un Ikran… Tsawke devait en connaître beaucoup, certainement. Et l’intelligence et la locution de Narri’ devait certainement le rendre très populaire, et très social, où qu’il aille. Sa sagesse et sa patience devaient faire de lui un grand de se monde, admiré de tous… Quelqu’un capable d’affronter un palulukan devait avoir une réputation auprès des chasseurs, et cela devaient bien avoir des ikrans, avec qui Tsawke pourrait trouver de la compagnie… Alors pourquoi sentait-elle dans sa phrase comme autre chose, la silhouette tremblante d’un message lui étant adressé ?

    Et si ce message avait un autre sens ? Timide, elle s’avança un peu, sortant de la juridiction bienveillante du végétal pour se retrouver sous le crachin humide, qui heurta de nouveau sa peau bleue. Dans cette phrase, l’animale était incertain, on ne le connaissait pas, aucune information. Il avait pourtant déjà du voler aux côtés d’autres chasseurs, il devait connaître certaines de ces informations. Alors, cette phrase, au lieu d’être une affirmation on ne peut plus normale, serait une proposition ? Tentait-il de lui dire que l’ami dont il était question, cet ikran inconnu et désiré… Pourrait être le sien ? En quelques secondes, espoirs et tristesse se mélangèrent brusquement, s’opposant violement dans un mélange épicé et brutal, agissant sur tout le corps de la demoiselle immobile, parcourue d’intenses frissons de part ses membres. Elle, pourtant si inutile, si petite dans ce monde, si indigne d’accéder à la société, pourrait quand même accéder au plaisir d’avoir cet être si proche, si unique, pouvoir enfin voler ?... En entendant ce mot, même mentalement, elle fut prise d’une sorte de nausée qui retourna ses entrailles l’une après l’autre. C’était à la fois une lueur d’espérance, et une peur assassine que s’entremêlait… Cet ikran, cette sensation, elle les voulait tout les deux… Mais pouvait-elle seulement les vivre et les avoir ? Son corps et son esprit l’accepteraient-ils ? Rien n’était moins sûr… Elle respira profondément, et se retourna pour répondre à ce qu’on lui avait demandé.

    - Tsawke est un très bel ikran, vous allez très bien ensemble. Il n’aura pas de problème pour se trouver un ami… Le clan des omaticayas a de très bons chasseurs, très doués… Ils sont certainement des pilotes hors pairs, Tsawke s’entendrait bien avec eux…

    Sans le vouloir, Tahni’ ne cacha pas la peine qui ressortait de ces paroles, et faisaient trembler sa voix. Oui, dire cela était triste, car, en avouant ces paroles, elle céder cette place, cet ikran, à d’autre, lui rappelant son inutilité, ses défauts, tout son être infâme et pourris, rongé de l’intérieur par ce vertige dévorant. Cette place, cet amitié, cet ikran, elle les voulait… Seulement, elle ne les méritait pas. Ils n’étaient pas pour elle… Dans un geste futile, elle croisa les bras, sans bouger, regardant la boue poussiéreuse à ses pieds, affichant un visage triste, sachant que l’espoir ne lui était pas permis, puisqu’elle n’était faite que pour vivre au sol… Comme jadis, elle devait tuer l’espoir de voler, même si les paroles de l’homme en face d’elle, l’avaient ravivé grandement, et qu’au fond d’elle, elle désirait y croire… Peut-être qu’un jour, cet ikran, elle l’aurait…

    La brise et la pluie font place aux beaux temps, et, comme eux, les sentiments ne sont que masses éphémères... Les croyances, elles aussi sont au fond secondaires, et peuvent changer au moindre souffle de vent…

    // Je suis vraiment sincèrement désolée pour le retard =( J’aurais du poster beaucoup plus tôt, sorry… Pour l’histoire irp, ma na’vi changera bien d’avis, il ne faut pas s’en faire ^^ C’est pour mettre un peu de piment ! =D //
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Sam 23 Avr - 2:47

    « Quand la pluie tombe, le soleil n’est pas, quand le soleil est, la pluie ne tombe pas. Toutefois, n’est-il pas possible de voir parfois du soleil au travers de la pluie ? »

    Je trouve ce nom toujours aussi joli, simple, et juste. Tsawke, ça se dit bien, ça représente bien mon compagnon, et pourquoi pas aussi avoir « Lune » ? J’aime bien trouver des noms, n’importe quoi ; amilia, riterio, kenia… Mais aucun de ces noms particuliers vont bien à un Ikran, enfin, selon mes gouts que je ne peux définir même après toutes ces années.

    Je regarde Tahni’, réfléchissant à je-ne-sais-quoi, ayant un air changeant, allant vers la peine, ou quelque chose de proche. Puis je l’entends prendre une grande respiration avant de se tourner et parler un peu de sa voix toujours aussi magnifique et… un peu hésitante, variable.

    -Tsawke est un très bel Ikran, vous allez très bien ensemble. Il n’aura pas de problème pour se trouver un ami… Le clan des Omaticaya a de très bons chasseurs, très doués… Ils sont certainement des pilotes hors pairs, Tsawke s’entendrait bien avec eux…

    Elle qui semble détaché du clan, le valorise en « supposant » ce qu’il contient comme gens ? Et puis, je ne crois pas que Tsawke resterait bien longtemps avec eux. Après tout, nous sommes toujours parti quelque part, donc à moins que les autres nous suivent, ce que je détesterais considérablement alors que je préfère être seul ou limite deux, je ne veux pas d’eux. Je les aime bien, mais de loin, ou lors de mes retours pour parler un peu, sociabiliser.

    Il est vrai que le clan est composé de nombreux habiles chasseurs, mais je ne les connais pas plus qu’il ne le faut. Nous n’avons pas les mêmes techniques de chasse, ni la même façon de se déplacer, ni la même vitesse, ni les même gouts, habitudes, etc. Je suis à demi-oublié, j’existe, mais ma présence est rare. Les gens qui me connaissent en générale sont mes proches. Je n’ai jamais de « bon retour parmi-nous » ou quoi que ce soit, tout cela ce fait dans le silence, et j’aime bien cela ainsi. Je suis un peu fantomatique.

    -Je suis tout à fait d’accord avec toi que nous allons bien ensemble… Mais pour se faire des amis avec les chasseurs, c’est un peu plus compliqué… Nous sommes toujours parti, ailleurs, ici et là, avec toi et d’autres parfois, seul souvent. Il serait dur de maintenir une amitié dans de telles circonstances. Je suis sûr que tu as bien besoin d’un quelque chose qui t’accompagne. Un peu comme moi en ce moment. Mais j’ai confiance en toi, c’est pourquoi que je suis persuadé que malgré ta peur des hauteurs, grâce à un autre être, tu puisses au moins, temporairement oublier celle-ci… Je n’ai pas quoi t’aider à surmonter ta peur, mais je suis certain qu’avec un Ikran, tu le puisses de toi-même.

    Pense un moment, puis continu, comme ça vient.

    -Je me sens un peu admiré de toi. Peu de gens le font, la plupart ignorent qui je suis, ce qui est un peu logique, alors que je ne suis pratiquement jamais à l’arbre maison. Je suis aussi persuadé que je ne suis pas plus connu que toi…. Les gens changent avec le temps, et quand on ne les voit pas pendant longtemps, soit on les oublis, ou on ne les reconnaît plus…

    Spoiler:
     

    Redisant dans sa tête ce que je venais de dire, les derniers mots, je sens que je touche un corde sensible, un quelque chose… Puis, je fronce les sourcils un peu…

    -Qu’est-ce qui te fais tant de mal, ta peur des hauteurs ? Que t’est-il arrivé ? … Pour savoir… pour… comprendre ?
    Je veux savoir une bonne fois pour tout… Je suis sûr qu’au fond, après avoir « lâché le morceau » ce sera mieux… enfin je l’espère…

    Je la regarde pendant qu’on marche un peu toujours vers cette direction, destination qui se déplace sur ses six pattes bleues. Je vois bien qu’elle réfléchie à ce que je viens de dire… Je vais simplement chercher sa main et l’enrouler dans la mienne en faisant attention à quelconque réaction agressive… ou plutôt défensive de sa part.

    « On ne peut pas s’isoler complètement, quelque part en nous, on veut recevoir ou donner signe de vie. »


    --------------------------------
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Ven 29 Avr - 21:19

    Ils avançaient dans la campagne, la demoiselle s’étant murée dans le silence depuis quelques secondes. Elle venait de recevoir une nouvelle question auquel elle se devait de répondre, et ceux à tout prix. Mais ce qu’elle ignorait, c’était l’alchimie, comment se procurer les ailes blanches de l’innocence qui lui permettrait de répondre, d’expliquer ce qui l’avait faite elle, qu’elle avait si souvent eut envie de tuer, d’oublier, relayer à un rang pitoyable dans le fond de son âme béante. Alors qu’elle essayait de construire sa réponse, elle sentit au niveau de sa main une autre main qui n’était pas la sienne, l’enveloppant lentement de sa chaleur mouatte et de sa douceur tactile qu’on toutes les mains na’vys, toutes ces mains qu’elle n’avait pas sentis depuis longtemps, et dont la sensation même l’avait complément quitté. Comment réagir à une main dans la sienne ? Son premier réflexe fut d’abord une forte crispation, un sursaut ponctuel et précis, qui ne prit que sa paume et ses doigts, et au fond d’un regard troublé, ses pupilles. Puis elle ralentit un peu, calmant ses muscles, terminant d’accepter ce contact en refermant légèrement sa main sur celle du na’vy, veillant à appliquer une pression équivoque.

    Intérieurement, elle repartit fouiller dans sa mémoire pour retrouver les traces du passé qui sommeillait en elle. Appliquer seule une sorte de psychanalyse n’était pas un geste de tout repos mais il lui fallait tout de même se plier à l’exercice… peut-être serait-il bénéfique, qui sait ? Ainsi elle fixa le ciel quelques minutes, remontant au plus profond d’elle-même, ressentant dans ses cheveux le souffle brutal du vent qui la poussait vers le bas, l’air qu’elle déchirait avec son enveloppe de petite fille, la douleur la plus vive, la plus abjecte qui soit, la torture infligée à un os qui se brise, à un corps cassé gisant toute une nuit sur la branche d’une nature qui se dit inoffensive. Le souffle glacé de la mort descendait à nouveau dans sa gorge, y répandant son odeur putride et amer alors que sa langue se déliée petit à petit. La bleuté atteignait cet état de transe caractéristique, quand les yeux deviennent impossibles à fermer, tremblant, humide… Qu’une masse semble comprimer la poitrine… D’une âme semble morte, ou presque… Pour revenir à la vie.

    - Je suis née chez les omaticayas. Je viens de ce clan… c’est le mien en quelque sorte. Un jour, je me rappelle une fête… Mon age m’échappe, mais j’étais jeune. Le Kelutral était beau, illuminé de tant de lumière ! Je ne mesurais pas mes actes à l’époque… Alors je suis montée, seule. Et là je suis tombée. Dit-elle d’une voix neutre, détachée, puis marqua une courte pause, avant de reprendre, reprenant son souffle. Je l’avais escaladé à moitié. Une ou plusieurs branches ont arrêté ma chute, me sauvant de la mort, mais me brisant toute entière. Je ne pus marcher que quelques mois plus tard, et c’était difficile, je dois dire… Elle lâcha à ce moment là quelques éclats de rire. Et puis je me suis aperçue que j’avais le… Enfin, le vertige. Les autres m’ont repoussé, mon laissés là, seule souvent… Mieux valait partir, n’est-ce pas ? C’est ce que j’ai fait. Et ce fut une bonne déci…

    Brutalement, elle s’arrêta, sans prendre le temps d’achever se phrase. Devant eux, un eu plus loin, du haut de son imposante majesté, le yerik se tenait là, sans les avoirs remarqués, de toute évidence. Un sourire plein prit les lèvres de la demoiselle, qui saisit à ce moment son arc et ses flèches, se laissant envahir à nouveau de son instinct de chasseur, pliant sous le coup d’un désir violent, se dissimulant à terre, marchant le corps baissé. Regardant Narri’, elle lui fit signe que c’était sa proie, et qu’il fallait faire le minimum de bruit possible. La retrouver ainsi était quelque chose de remarquable, de fort. Eywa se manifestait peut-être à ce moment là ? La riante plaine autour d’eux n’avait jamais semblé si belle, si vivace, si rayonnante, entièrement inondée de la lumière du soleil qui était revenu en roi autour de leur tête, chassant les nuages au loin de sa royale main. Dopée au plus profond d’elle-même, la chasseuse ressentait une des choses les plus palpitantes qu’il était donné aux êtres vivants : l’adrénaline, s’infiltrant dans ses veines comme un poison mortel, amplifiant le moindre bruit à son caractère maximum, le moindre sentiment à son extrême. Respirant rapidement, mais le plus silencieusement possible, elle commença sa chasse, sous l’œil sacré de sa déesse.

    Le soleil commençait à décliner lentement à présent. La plaine était devenue le théâtre d’un étrange affrontement entre le peuple bleu et leur homologue sur six pattes. Tahni’ ne sentait pas à quel point elle était concentrée. Assise dans l’herbe, elle s’était rapprochée rapidement de nombreux mètres, et banda soudain son arc, y plaçant une flèche sûre. L’animale était enfin à porter… Il était ce qu’elle avait cherché, voulut si longtemps, l’apogée d’une chasse… Ce qui lui avait permis de rencontrer un ami… Son cœur battait à s’en rompre, envoyant son sang si puissamment qu’elle le sentait dans toutes ses veines. Ce qu’il y avait au plus profond d’elle… cette masse immense qui ne cessait de croître … Qu’était-ce ? La volonté ? La détermination ? Non, ces mots n’étaient pas assez grands, puissants pour correspondre à tout ce qui la faisait vivre à ce moment-là. Aucun mot ne correspondait à cette sensation particulière. C’était la vie, dans sa forme la plus brute, la plus primaire. Des vagues de vie agréables et dorées. La demoiselle atteignait le zénith de son être, oubliant tout : qui elle était, ses peurs, ses doutes… Elle ne les ressentait plus comme la première fois, comme précédemment, où la flèche était partie sans jamais avoir atteint sa cible. Cette fois-ci elle était sûre… Elle parviendrait à l’atteindre.
    Tahni lâcha sa main, et la flèche quitta son arc.

    Le corps de l’animal tombant à terre provoqua un bruit étouffé par la boue encore un peu humide par les pluies de l’après-midi. La flèche avait atteint son but, le flanc du yerik, l’atteignant assez profondément pour l’empêcher de nuire. Dans d’affreux râles de douleur, il expirait difficilement, beuglant quelques complaintes alors que son sang se répandait peu à peu sur le sol, vite absorbée par le terreau spongieux. Ses six pattes battaient bruyamment l’air, comme s’il continuait de courir, porté par le vent qui soufflait lentement sur les plaines. Ce spectacle déchirant devait trouver sa fin au plus vite. Tahni’ empoigna une autre flèche rapidement et se jeta sur sa proie… Si toutefois elle l’était encore. Cette course poursuite sans fin à travers tant de lieux, de terre, avait unie cette na’vy à cet animal pour toujours, et bien plus loin que la rivalité de deux espèces, c’était une sorte de respect, d’amitié que la jeune femme avait pour son comparse animal. Elle s’agenouilla respectueusement à ses côté, enroulant son bras autour de sa nuque dans une infinie douceur, jusqu’à poser délicatement sa main sur le visage de l’animal pour le calmer un peu avant son dernier soupir. De son autre main, elle brandit la lame de sa flèche en la posant sur son cou, là où, plus bas, une veine passait, elle et tout le sang qu’elle transportait. S’approchant de son visage, elle lui murmura amicale :

    - N’est pas peur, mon frère. Je te remercies pour tout ce qui tu m’as offert. Ton âme va maintenant rejoindre Eywa. Merci…

    La pointe se planta et l’animal fut achevé. Tahni’ ferma ses yeux et resta quelques instants immobiles à côté de lui, les yeux clos également, mais le visage serein, oubliant son histoire inachevée… Cette étape était franchie. Mais à présent, elle avait une autre demande à formuler… Beaucoup plus lourde et importante… Mais aussi dangereuse… Après quelques minutes de recueillement, elle se retourna vers Narri’, le regardant fixement, d’un regard perçant, presque opressant, elle respira profondément. Les mots affluaient contre ses lèvres sans pour autant sortir… La demoiselle finit par souffler profondément, et murmura solennellement, presque hésitante :

    - Narri’… Pourrais-tu me faire voler?

    Elle se souvint qu’il le lui avait proposé quand ils s’étaient rencontrés, bien plus tôt. Peut-être était-elle prête ?... Elle le saurait bientôt… Car son esprit lui imposait maintenant cette idée : il lui fallait vaincre sa peur, la réprimer, l’anéantir complètement. Car quelque part, peut-être, un ikran, le sien, l’attendait là-haut. Et Tahni’ avait confiance en cet homme, suffisamment pour lui confier sa vie lors d’un premier vol.
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Jeu 5 Mai - 4:33

    « La vie n’a ni but ni finalité selon certains philosophes, mais de mon propre philosophe, il faut bien se donner un but, une destination pour pourvoir ensuite marcher et pouvoir dire : j’ai accompli cela. Mon prochain but est maintenant celui-ci… »

    Quand ma main rejoignis celle de Thani’, la mienne en fut entièrement écrasée. Je ne suis pas sûr que c’était voulu, mais quoi qu’il en soit, je n’ai pas reçu de claques ou de repoussements. Ce n’est qu’après un moment, alors que je la regardais s’efforcer de respirer calmement que sa main se décontracta.

    À présent, elle marche les yeux quittant le sol et pointant le ciel alors qu’elle tente probablement de formuler une réponse cohérente à ma question que j’ai peur qu’elle soit trop personnelle… En fait, quand je regarde ses yeux… je ne sais tout ce qu’ils cachent, mais ils laissent croire que c’est gros. Son regard changeant de nouveau, cette fois vers une face qui m’est inconnue, ou indescriptible, elle commence à parler. J’écoute de la plus grande attention que je peux offrir.

    - Je suis née chez les Omaticaya. Je viens de ce clan… c’est le mien en quelque sorte. Un jour, je me rappelle une fête… Mon âge m’échappe, mais j’étais jeune. Le Kelutral était beau, illuminé de tant de lumière ! Je ne mesurais pas mes actes à l’époque… Alors je suis montée, seule. Et là je suis tombée.

    J’écoute toujours avec attention. Bien qu’elle dise avec toute la beauté du monde comme si ce n’était rien de spécial, je sais que sous un masque de mot, de parole ou d’attitude, ce cache toujours des sentiments. On se crée toujours une coquille plus solide pour éviter que nos souffrances ressortes. Plus la coquille est grosse et robuste, plus ce qu’on y cache est puissant et fort.

    - Je l’avais escaladé à moitié. Une ou plusieurs branches ont arrêté ma chute, me sauvant de la mort, mais me brisant toute entière. Je ne pus marcher que quelques mois plus tard, et c’était difficile, je dois dire…

    Mes oreilles sont grandes ouvertes même si, étrangement elle rit d’un évènement plutôt… moins enjoué.

    - Et puis je me suis aperçue que j’avais le… Enfin, le vertige. Les autres m’ont repoussé, mon laissés là, seule souvent… Mieux valait partir, n’est-ce pas ? C’est ce que j’ai fait.

    Les autres l’auraient repoussée… Et en quoi ça lui apporte de valoriser ceux qui lui auraient fait du mal ? J’ai bien fait aussi alors de n’être là que par moment… sinon, je serais la cause possible de querelles, j’en serais prêt à parier. Qui voudrait d’un « fou perdu en forêt » un « imbécile des bois », ou encore « l’explorateur des cerveaux », et encore, ça c’est si on reconnaitrait qui je veux être. Je préfère être mon propre juge, de n’avoir ni règle ni obligation ni aucune forme d’anti-liberté. Mais dans cette totale liberté règne tout de même en moi certaines valeurs inébranlables comme le respect. C’est probablement ce que plus de Na’vi devrait avoir, du respect. « Les humains nous contaminent »

    - Et ce fut une bonne déci…

    …sion, résonne dans ma tête, mais pas dans les airs. Le mot reste coupé au vol pendant que devant, finalement, après tout ce temps, les efforts sont récompensés. Le Yerik tant attendu, se présente enfin à nous… à l’époque, fuyant d’un Thanator hurlant par ma faute…

    Alors que Tahni’ s’arrête aussi vite que son mot fut coupé, elle sort son arc et ses flèches plus vite qu’elle n’a prononcé le début de son mot. Elle se couche au ras le sol, regardant par delà les brindilles, jouant au traqueur traquant sa proie traquée. Puis, elle me regarde, me disant dans un langage visuel que cette proie était la sienne. De plus, elle fait alors un charabia de signe que je ne décode pas, mais qui de toute façon, qu’importe la langue, j’aurais compris par logique, alors que je suis debout. Je me place dans une position similaire à Tahni’, bien que un peu plus écarté et plus fluide. J’ai vogué ainsi entre les herbes pendant si longtemps… J’ai du usé d’un montant inimaginable de patience…

    Je regarde Tahni’ s’avancer pendant que moi je reste au loin, ne voulant risquer de l’attirer. À moins d’avoir été de l’autre côté, il n’est pas avantageux d’être deux du même côté. Puisque cela créerait plus de bruit, plus de branches baissées et donc plus visible. De plus, c’est « sa » chasse, son Yerik. Je la regarde faire ainsi, de loin, Tahni’ plusieurs mètres en avant. Quand elle est enfin à portée de tire, je la regarde tirer sur sa corde, avoir un moment de tension, et puis voilà la flèche voler droit à sa cible. Je ferme les yeux en même temps qu’elle l’atteigne, le toc de la flèche perçant le corps me confirmant la réussite. Je remercie Eywa dans ma tête, et puis réouvre les yeux, voyant Tahni’ s’avancer à coter de la bête. Je lui laisse un moment, et puis je me lève et vais la rejoindre.

    La lumière est entre mi-jour et minuit. Bientôt, le soleil éclairera de l’autre côté de la planète et celui-ci tombera sous la lumière de la bioluminescence. J’arrive à côté, en n’entendant qu’un « Merci ». Je n’ai de mot pour décrire la scène. Tahni’ à genoux dans la terre toujours fraichement mouillée à coté d’une proie qu’elle chasse depuis plusieurs jours. Il y a cette ambiance, de temps mort, de temps arrêté, où rien ne se passe puisque notre but est atteint. Ce moment où l’on change vers un autre but, mais qui n’est pas instantané… Debout, derrière elle, je regarde cette scène qui si je ne me retenais pas un peu, possiblement que quelques larmes de joies, de réussites, de je-ne-sais-quoi, couleraient lentement sous mes yeux.

    Elle se retourne alors vers moi avec un regard sincère, fort et respirant à fond pour calmer le stress d’une chasse achevée. Elle veut me dire quelque chose… c’est indéniable. J’attends avec impatience, mais respect, la phrase.

    - Narri’… Pourrais-tu me faire voler ?

    Je reste un peu surprit du propos. Je m’attendais plus à un soupir de soulagement envers sa tendre cible. Quoiqu’il en soit, je réfléchi à la question. « Pourrais-tu me faire voler ? » Il n’y a aucun verbe apprendre… Elle voudrait simplement « voler » ? Alors, bien sur que je peux. Il est définitivement plus simple de faire voler que de montrer à voler… Bien que quand qu’on fait voler, on montre à voler !

    Je prends à mon coup mon petit sifflet, j’y insert une bonne vague d’air qui vibre aux bosses de la plante utilisée pour la conception. J’appel mon Ikran.

    - Si tu ne veux que « voler » pour le moment, alors je te souhaite la bienvenue sur mon Ikran.

    Spoiler:
     

    Bien que normalement un Ikran est réservé à un Na’vi et qu’il n’a jamais de passager supplémentaire, moi je fais tout autrement. J’ai en quelque sorte entrainé mon Ikran à transporter des charges ou encore des personnes. À un tel point, que je pourrais quasiment le « prêter » à quelqu’un en qui j’ai, et mon que mon Ikran a, très confiance. Et encore mieux, si un jour le besoin vient avec Tahni’, être nous deux connectés à mon Ikran. Chaque animal de Pandora possède deux antennes. J’ai déjà fait quelques expériences avec celles-ci, ce qui pourrait me permettre aujourd’hui, de pouvoir laisser Tahni’ diriger, en même temps que je puisse superviser et prendre le dessus sur la connexion en cas de besoin, étant le principal possesseur.

    Je regarde Tahni’ avec un sourire en attendant mon oiseau, en attendant : Tsawke.

    - Tsawke arrive…

    D’une façon qui m’est encore inconnue, je suis vaguement capable de savoir où se trouve mon Ikran, loin ou près. Et voilà qu’il est près. Je regarde autour, et que venant de la forêt au loin, un oiseau à grandes ailes approche droit vers nous. Je le regarde au loin comme si je regardais dans ses yeux juste d’à côté… Il lâche alors un cri perçant, point de douleur, il est heureux d’être appelé.

    - Tu vas devoir me faire un calin si tu embarques… dis-je avec sourire toujours et amusement.

    Alors que Tsawke se pose tout près de moi, je fais le lien et embarque sur son dos, je me place le mieux que je peux pour faire de la place et invite Tahni Txe’lan, la persévérante, à m’accompagner. Aucunement je compte aller faire des pirouettes et voler dans tous les sens toutes les hauteurs. J’enlèverais tout goût d’apprendre à quelqu’un qui n’est déjà pas aise à être sur un Ikran… Je compte donc voler, comme demandé, mais en rase-motte, près du sol, pour à l’inverse, donner goût de voler plus haut. Je ne m’attends pas à ce que ce soit un moment magique dans lequel Tahni’ graviterait sa peur en quelques minutes alors qu’elle l’aurait hantée pendant des années… Mais quoi qu’il en soit, rien n’est impossible…

    « En quoi vivre consiste ? Est-ce l’accomplissement de soi ? Est-ce le fait d’exister ? Est-ce mener une vie simple comme tous ses prédécesseurs ? Pour moi vivre, c’est des hauts et des bas. Les bas c’est pour mieux apprécier les hauts et donc ne pas vouloir retomber dans les bas. Les hauts c’est pour mieux détester les bas et donc pousser à aller vers les hauts. »


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Ven 10 Juin - 22:26

    Chaque battement d’aile laissait flotter dans les airs un bruissement léger et mélodieux, alors que, perçant les éphémères sons, l’ikran s’approchait lentement du sol. Le cœur battant, la jeune femme fixait ses yeux verts sur la bête, dont les écailles luisantes renvoyaient les rayons du soleil nouvellement apparant. Les mots de Narri résonnaient toujours : « Si tu ne veux que « voler » pour le moment, alors je te souhaite la bienvenue sur mon Ikran. ». Oui, il n’y avait pas d’autres mots pour dire ce qu’elle voulait. Voler. Ou plutôt, essayer de voler, caresser elle aussi le ciel du bout des doigts. Seulement, le voulait elle vraiment… Voir la masse de muscle survoler la plaine de ses quatre yeux perçants, presque pesants, qui se gravaient dans les chairs et faisaient frissonner le moindre cœur inaccoutumé à son image la fit douter cruellement. Par touche, puis par pointes plus piquantes, plus nombreuses, les questions, les incertitudes vinrent se déverser dans ses veines, alors qu’elle envoyait à son voisin na’vy un regard fournit d’une certaine détresse. Tel l’effet d’un poison mystérieux, elle détourna rapidement les yeux vers le sol, ne pouvant plus rien soutenir. Ses jambes tremblaient déjà à l’idée de quitter le sol, pour revoir le monde comme elle l’avait vu ce jour-là : petit, médiocre, froid, une crevasse d’immondice où grouillait les plus infâmes des vivants, aux cœurs les plus sombre, ne dégageant qu’une putride vague de froid.

    Cette image du vice restait gravée dans le fond de ses yeux, qui restaient à présent encrés dans le sol. Tahni’ était pétrifiée devant cette créature. Tsaw’ke portait vraiment bien son nom : aussi respectable et intimidant que le soleil. Une vague de son brisa le silence de la paix retrouvée, déversait par l’oiseau qui se prépare à atterrir sur la terre encore boueuse, au pied de son maître patient et sage, et de la petite na’vy intimidée qui n’osait le regarder en face. Serrant le poing, son esprit la torturait, se contorsionnait pour lui présentait le refus comme une échappatoire, la poussant à se résigner à la terre ferme. Après tout, c’était sa demeure, sa mère nourricière depuis tant d’années… La quitter lui faisait peur, presque autant que ce vertige qui la tétanisait. Elle était ainsi, après tout. La bleutée ne pouvait être autre. L’abandon se présentait sous des traits tellement plus beau, plus séduisant que le courage… C’était une option si facile à choisir… Comment devait-elle agir ? « Eywa, qu’ai-je fait ? » Pensa-t-elle, sans réel espoir de réponse. Dans cette situation, elle était seule.

    Quelques secondes après que Narri’ l’ai prévenu de l’arrivée proche de son ikran, la masse musculaire se dessina, s’empressant entres les airs dans un bruit massif et brute. Cette créature était vraiment magnifique. Une force de la nature débordant d’ingéniosité, d’intelligence, plus vif que l’éclair qui fend le ciel dans un bruit rageant. Son corps, aussi bien pensé qu’utile, lui permettait de régner en maître imposant dans l’azur, n’ayant nulle frontière, nulle limite à travers l’horizon, pouvant être en phase avec celui qui l’avait choisit, l’ayant choisit en retour. Cette puissance était la fois indescriptible et incompréhensible, et gardait, comme, au fond, toutes les créatures, un profond mystère qui forçait le respect. Alors qu’elle levait timidement les yeux, desserrant le poing, Tahni’ remercia Eywa pour tout ce qu’elle avait créé avec succès et brio. Tout ici n’était que beauté et mystère, de la plus grande créature à la plus petite feuille.

    .Tahni’ commençait à trembler, légèrement, dans ses petits sursauts à peine visibles. Elle n’aurait pas agi comme cela quelques minutes plus tôt. Seulement, l’idée de s’unir à la bête, d’emprunter son dos pour quelques minutes de vol, et de quitter le sol grâce à lui, s’exposant à son plus profond dégoût lui faisait peur. Et le sublime oiseau, en quelques secondes, pouvait prendre les traits du plus infernal des bourreaux. Et puis, l’idée du yerik, derrière elle, l’arrêtait également. Elle l’avait longtemps traqué après tout, et le laissait là, à l’affût de quelques prédateurs, seuls dans la mort la retenait. Après tout, elle était une jeune fille, et l’on peut facilement être en proie à de nombreux tourments dans une âme comme la sienne, bercée par des sentiments trop nombreux, contradictoires. Ce yerik était sien, mort de sa main, et de son arme. L’abandonnait était peut-être déshonorant envers lui et Eywa… Lentement, elle jeta vers la dépouille quelques regards partagés, attristés, observant son corps mort reposant paisiblement à terre. Mais la voix amusée de son compatriote la ramenait, l’apaisait à son tour, lui lançant d’un air rieur :

    - Tu vas devoir me faire un calin si tu embarques…

    Rapidement, habitué, le na’vy s’empressa de faire le lien, s’unissant une fois de plus à son ikran, s’installant sur son dos, mais se dégageant légèrement d’une posture normale pour laisser une place à la jeune femme pour qu’elle puisse le rejoindre. Un sourire vrai, joyeux, constant se lisait sur son visage, et ne le quittait pas depuis de nombreuses secondes. Il était à l’aise, et inspirait toute la meilleure confiance du monde, rassurant un peu la demoiselle, qui le fixait, indécise, et de plus en plus mal à l’aise par la présence de l’oiseau d’écaille. Le doute prenait peu à peu de l’ampleur dans la cage de son esprit. Comment devait-elle agir ? Devait-elle refusait ? Elle se contentait de rester là, immobile, fixant Narri’, troublée, répondant à sa phrase amusante par un sourire étrange, à la fois sincère et gêné. Ses yeux amicaux, aux replis infimes et vastes, l’invitaient à le rejoindre sur le dos de la créature qui attendait, patiente. Ses tresses bougeaient finement au souffle de la brise au-dessus d’eux, passant la plaine au peigne fin, le soleil prenant de plus en plus d’ampleur, chassant la pluie au loin, la déposant dans le cœur de la jeune femme indécise. Le temps était redevenu beau et agréable, dégagé, presque… Idéal pour le vol.

    Mais, soudainement, la demoiselle bougea. Cette peur n’était qu’un poison, une plaie béante ouverte pendant trop longtemps. Tôt ou tard, elle devait la refermer. Son clan, cette famille tant voulue, ne l’accepterait pas tant que le pu qui coulait de cet abcès n’aurait pas disparu. Pouvoir voler était un rêve, et elle avait la chance de le voir réalité. Si elle voulait goûter à la joie, à l’extase de quitter le sol, de vaincre cette ombre qui planait sur son être, elle devait agir, même si c’était à contrecœur. Au fond, elle ne voulait pas y aller, quitter le sol qui la protégeait. Mais elle voulait voler, et elle voulait changer, évoluer de la petite fille qui vivait seule, perdue dans une crevasse entre deux arbres, abritée par la géante canopée. A son poigné, le bracelet, offert par le pilote d’avatar qu’elle avait jadis croisé lui fit penser à se but : le lui rendre. Et pour cela, elle devait entrer à nouveau dans ce clan qu’elle avait quitter, les affronter de nouveau, pleine d’une force nouvelle qu’elle ne possédait pas encore. Tahni’ ne savait pas si elle pouvait le faire, si elle allait y arriver. Mais la seule solution n’était pas d’essayer ? Le courage n’était pas une vertu. Elle n’en avait pas. Seule vivait en elle de la détermination, et de la persévérance. Lentement, elle sourit à Narri’, alors qu’elle avançait vers eux un pas tremblant.

    Une fois à portée de l’oiseau d’écaille, elle fut déjà confronter à sa première épreuve : se placer. Glissant ses yeux verts sur l’animal, elle le considéra quelques instants ainsi que la manière dont Narri’ s’était installé. La façon la plus astucieuse de montait sur l’oiseau en compagnie de l’homme ne serait qu’en grimpant derrière lui… Il n’avait pas tort… La seule façon qu’elle aurait de tenir serait de l’enlacer. Quand cette pensée vint caresser son esprit, elle ne pu que s’arrêter dans tous ses gestes, éprouvant soudain un sentiment étrange, un mélange de plusieurs choses qui traduire son appréhension. Le contact n’était pas ce qui lui réussissait le plus… cette sensation revenait petit à petit, mais elle n’avait jamais eut ce genre de geste envers quelqu’un, pas même envers sa propre mère, depuis qu’elle avait quitté l’arbre. Elle déglutit légèrement, regardant Narri’ avec un air mal à l’aise. Elle resta ainsi quelques secondes immobile, s’imaginant ce qu’elle ressentirait en étant aussi proche de quelqu’un, qui plus est un homme. Finalement, c’est le visage crispé qu’elle grimpa à son tour sur la bête, se retrouvant derrière Narri’, comme elle l’avait prévue. Une fois contre le na’vy, le demoiselle n’osa plus bouger, tant elle devait s’acclimater à cette situation. Alors que la sensation de peau contre peau se faisait de nouveau présente, incertaine et mystérieuse, la peur de la réaction du pilote se fit sentir. Allait-il la rejeter, la supporterait-il ? C’est ainsi qu’elle n’osa bouger ses bras, les gardant fixer à ses genoux, ne sachant pas si elle devait pousser le contact encore plus loin, alors que ses oreilles étaient si proches de lui qu’elle pouvait jusqu’à entendre la moindre de ses respirations.

    Troublée, elle s’aperçut qu’elle ne maîtrisait en rien la situation. Son pied nu, en contact avec les écailles de l’oiseau, ressentait ses mouvements. A cet instant, elle du faire à Narri’ la plus grande des confiances, car c’était à lui, et à Tsawke, qu’elle confiait son être pour ce premier vol. C’était quelque chose de déroutant que de perdre le fil de la situation, de ses mouvements. Elle ne pouvait plus rien décider. Son destin était à présent entre leurs mains. Mais cette peur là n’était pas si oppressante, car cette confiance leur avait déjà était donnée, depuis le début de leurs marche à travers les plaines. Seulement, la peur du vide laissait dans sa gorge un goût amer, et nouait brutalement son estomac… « Eywa, protèges-moi… » Incertaine, ne sachant que faire, si elle devait s’accrocher, rester, partir, se lier à l’animal, fusionnant pour la première fois ses pensées avec quelque chose, ou bien respirer, elle dit à Narri’ d’une voix fine, éteinte par le doute, mais néanmoins assez calme et posée, rassurée par la présence de ces deux amis :

    - Que dois-je faire maintenant, Narri’ ?

    Immobile, retenue par des fils invisible, elle restait là, sans bouger, le visage caressant l’horizon, attendant une indication de la part de l’homme devant elle, alors qu’elle sentait son dos se soulver à chaque inspiration. Dans son esprit, un sentiment de paix et de confiance cohabitait avec la peur et le doute dans une étrange valse, en renvoyant à la na’vy l’image trouble de se premier vol. Tout ceci était peut-être la promesse de tant de choses… Et peut-être, au fond, celle d’un ikran bien à elle, aussi libres et puissants que Tsawke et Narri’.
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Jeu 16 Juin - 17:05

    Les nuages ont pleuré toutes leurs larmes, là, le soleil nous sourit. Le sol boueux reste plus confortable que le sol sec et rocheux. Mon Ikran a ses pattes bien ancrées dans cette terre humide. Et moi, je domine son dos un peu comme un roi sur son trône… sauf que sans lui, je ne suis pas roi comme le serait celui-ci sans trône. Et Tahni’ prit place derrière moi après un long moment d’incertitude visible dans les yeux. Il faut être patient et prendre le temps. Elle peut prendre tout le temps qu’il faudra, la journée s’il faut pour se décider. Mais elle a déjà décidé. C’est avec deux pairs de pieds sur mon Ikran qu’on prend notre temps de se placer. Je respire profondément pour capter à fond ce moment qui je l’espère sera magique pour Tahni’.

    Assise sur Tsawke dans une position droite et stable, elle ne sait pas trop quoi faire ensuite. Je la comprends aisément… C’est déjà bon d’avoir réussis à quitter le sol pour embarquer sur l’Ikran… Et normalement, c’est un chasseur par Ikran, pas deux. Je me suis toujours demandé pourquoi pas deux, alors j’ai toujours fait ainsi en continuant à ma tête. Je demande donc à mon accompagnatrice de me prendre par la taille. Après, qu’importe la façon dont elle se tiendra, ça finira tôt ou tard par un calin / ceinture de sécurité.

    J’attends alors un petit moment, demande si elle est prête, et puis ordonne à mon Ikran de marcher un peu. Celui-ci ce met à bouger et à l’aide de ses pattes arrières et griffes avant, il avant facilement sur cette pleine, terrain moins difficile qu’en forêt parmi les plantes et les arbres. Il marche un bon moment, lentement, suffisant pour laisser le temps à Tahni’ de s’habituer… je l’espère.

    - Allons, voici ton premier vole Tahni Txe’lan.

    J’ordonne cette fois de s’élancer un peu plus vite pour réussir à ouvrir ses ailes et commencer à planer juste au dessus du sol. Je lui dis de bouger le moins possible, d’essayer d’être stable et de maintenir la vitesse modéré, juste suffisant pour voler. C’est en bougeant que le bout de ses ailes avec agilité qu’il réussit à avancer sans trop de turbulence. L’herbe du sol frôlait ses pattes arrières, partie la plus près du sol durant un vol. Et cette herbe passait plus rapidement qu’un Na’vi à la course. Très tranquillement, j’accélère le rythme, toujours en maintenant un niveau collé au sol. On tourne alors quelques fois, faisant brièvement pencher l’Ikran. Cette vitesse est… paisible, on peut prendre le temps de contempler, on pourrait même ne pas se tenir. Je prendrais une sieste à cette vitesse.

    Tahni’ semble toujours être là, après tout, si je sens qu’elle est là c’est probablement parce qu’elle est là !

    - Pas trop effrayée ? Je t’apprends que tu voles !

    Je souris seul en regardant en avant. Il y a là bas, probablement le troupeau qu’on avait vu passé sous la pluie. Plus loin encore, on peut percevoir une marre d’eau, un lac ou quelque chose du genre… Du niveau du sol, on ne voit pas très bien l’horizon. Toujours maintenant cette vitesse, j’augmente un peu la hauteur qu’on vole. Tranquillement, le sol prend de la distance, le mètre qui nous en séparait devient après un moment, deux mètres, puis trois… Cette fois, je sens un peu plus Tahni’. Mais j’ai confiance en ses compétences, et continue la montée très légère.

    À quelques mètres du sol, à une vitesse moyenne, sur un Ikran, c’est là où se trouve Tahni’. Peut-être dans un rêve, peut-être dans la peur, peut-être dans rien de tout ça, mais chose sûre, elle est belle et bien en train de voler en dépit de sa peur des hauteurs.

    Il me vient alors l’idée de tenter de contrôler cette peur. Je sais qu’un Ikran peut nous faire oublier des trucs comme nous en faire rappeler. Je le sais parce que Tsawke me l’a fait durant mes premiers jours en forêt, vers l’âge de 10 ans. Je venais de l’avoir et je voulais partir seul et loin. La peine que j’avais et l’impression d’oublier mes parents me hantaient. Je n’étais pas capable de dormir et un matin que je voulais partir, il a refusé et m’a en quelque sorte, libéré de mes pensées troubles. La tête ainsi libérée, je suis tombé de fatigue. Cette expérience pourrait probablement se faire avec Tahni’ pour sa peur des hauteurs, la faire oublier durant la connexion. Mais comme elle n’a pas d’Ikran… je lui propose de se connecter au mien. J’ai déjà fait des connexions multiples. Si les trois êtres concordent, tout peut bien aller, sinon bah l’Ikran est l’intermédiaire et si ça ne fonctionne pas, il refuse la connexion tout simplement.

    - Tahni’, tu veux contrôler ? Tu veux oublier ta peur ? Connecte-toi à mon Ikran si tu le souhaites.

    Même si on est en plein vole, je garde quand même plein contrôle. Et si la connexion à lieu, j’essaierais de me rendre à Tahni’ par le biais de mon Ikran pour temporairement lui faire oublier sa peur. À partir de là, elle devrait avoir aucun problème pour contrôler…


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    

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