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      rencontre (Narri'Ekaie)

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    Tahni Txe'lan
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    MessageSujet: rencontre (Narri'Ekaie)    Dim 13 Fév - 20:05

    La bête martelait le sol de ses pattes puissantes, fonçant, tel le vent, aux travers des arbres. Elle savait que, derrière elle, quelque chose l’épiait. Sa course continuait, rapide. Chacun de ses pas soulevait la terre, battue par d’autre créature, faisait voler des éclats de poussière. Une seule pensait. Sa respiration devenait avec le temps de plus en plus saccadée, jusqu’à ce que les râles difformes qui s’échappaient puissamment de sa bouche ne se distinguent presque plus les uns des autres. Ses yeux pâtissaient de la vitesse qu’elle avait, alors que ses membres lui criaient d’accélérer. Encore plus vite… Encore un effort… A un rythme effarant, le sang battait dans ses tempes, et les rayons, traversant les feuilles, créant de drôle de reflets sur le sol, augmentaient le contraste brutale sur la nuque de la chose. Des tensions se créaient dans ses muscles. Sa chair se tordait, se tendait à son extrême. Une douleur imposante s’emparait d’elle. Elle n’en pouvait plus… Mais elle le voyait, à quelques mètres, la lumière entre les branches… Cinq mètres maintenant… Encore un effort… Le yerik s’échappa de la jungle, jaillit de la nature en éclosion pour poser fièrement ses pattes sur l’herbe sèche des grandes plaines. Il ralentit sons allure brutalement, s’arrêtant pour regarder les bois quelques secondes, pensant être en sécurité dans cette zone dégarnie, vide, immense. Soulagé, il partit brouter plus loin, enfin apaisé de cette course, brillant d’un sentiment de sécurité. Il avait bien raison de se méfier…

    Encore empêtrait entre deux troncs, une silhouette féminine se déplaçait, les cheveux en bataille, laissé vacant à leur guise, le buste dévêtu, armée d’un arc, et d’un couteau de corne, aux traits gros et épais. La demoiselle, agile, courait rapidement, brisant l’air l’entourant, surveillant attentivement le rythme régulier de son souffle, s’assurant de rester dans cet état de vélocité durant de longs mètres encore. Elle était ainsi, en pleine chasse, depuis trois jours durant, où il lui semblait avoir repérer une bête de taille conséquent et inhabituelle. Elle le poursuivait sans relâche. Pour la première fois, elle savourait ce jeu de piste, il l’enthousiasmait, l’enivrait de sa liberté. La recherche des indices l’amusait, les tentatives ratées la motivaient encore plus pour atteindre son but, et revenir chez elle avec la joie et la fierté d’avoir réussi. Ses grands yeux verts se portèrent sur le sol, encore humide de pluie récente, et marquée des empreintes profondes d’une imposante créature passée par là depuis peu. Elle l’avait enfin retrouvée. Ses pas se firent moins pressant, s’enfonçaient moins dans la boue nouvelle, elle ralentissait son allure rapidement, jusqu’à s’arrêter complètement entre deux arbres, ou son visage encadrée de mèches rebelles traversait un rayon de lumière dorée. Cette crinière lui donnait un aspect sauvage, qu’elle appréciait particulièrement.

    La demoiselle s’agenouilla calmement, approchant son visage du sol malodorant, d’où s’échappaient, dans les fils de lumière tombant de la canope, quelques halos difformes de vapeur, s’élevant doucement pour rejoindre leurs cousins nuageux dans l’infini du ciel pandorien. D’un coup d’œil rapide, elle jugea de l’épaisseur des marques présentes. De nombreux Yerik avaient récemment piétiné ce sol, mais un seul, seulement, l’intéressait. C’était un matin assez calme qu’elle l’avait remarqué. C’est en sortant de la crevasse caverneuse qu’elle habitait qu’elle l’avait aperçu, paisible, broutant sagement devant chez elle des plantes tapissant le sol. Au moment où leurs yeux s’étaient croisés, elle compris que c’était peut-être un signe d’Eywa, qui lui envoyait le privilège d’une proie magnifique, ou d’une épreuve particulière lui étant destiné. Si tel était le cas, elle devait le prendre en tant que son devoir de ramener chez elle cette viande, après l’avoir tuée dignement, dans le respect de cet être magnifique, même si cette course devait durer quelques jours. Elle avait alors récupéré ses armes, quelques provisions grossièrement enveloppées, et s’était élancée dans cette partie de chasse ahurissante à l’issue incertaine, et, le cœur battant, se jura de ramener cette créature victorieuse.

    Les deux premiers jours ne furent pas très fertiles. Tahni avait retrouvé la créature plusieurs fois, avait toujours suivis ses pistes, mais au moment de l’attaque, elle n’avait pu l’abattre, le yerik s’enfuyant trop rapidement, ou à cause d’une erreur de calcul, sa flèche s’enfonçant alors dans un tronc quelconque les entourant. Mais, voyant dans ses échecs un moyen de se rattraper, elle repartait, enthousiaste, à la chasse aux indices, cette fois, trouvant dans cette épopée un amusant qui lui manquait. Vivre ainsi recluse ne l’aidait pas à entretenir la joie, dont elle raffolait pourtant, et ce genre d’expérience lui était particulièrement cher. Ces derniers temps, elle avait connue certains événement qui lui avait mis du baume au cœur, des rencontres enrichissantes et agréables, des mouvement, lors de parties de chasse… Elle se sentait revivre, seule, et trouvait dans sa vie de solitaire quelques aspects inattendus, qui l’enchantaient. Les surprises se multipliants, elle finissait par les attendre quotidiennement, et les voyait dans n’importe quoi, même si son ventre continuait de se crisper dés qu’elle entendait passer non loin d’elle un groupe de chasseur Omaticaya, et se retrouvait alors paralysée, comme auparavant, prise de doute, de honte, convulsant de rage contre elle-même…

    Ce matin, après n’avoir dormi que quelques heures, lovée, recroquevillée entre les racines qu’un arbre imposant, elle se réveilla, fraîche et joyeuse à l’idée qu’aujourd’hui, peut-être, elle réussirait à attraper la bête qu’elle poursuivait. La demoiselle avait fait quelques exercices, avait fait le compte de ses flèches, de ses armes, et de ce qu’il lui restait en provision, puis s’en était retournée au dernier endroit où elle avait aperçu la créature, charmée par la beauté matinale de la forêt autour d’elle. Le soleil brillait généreusement ce jour-là, de tout évidence, et offrait une journée belle et parfait pour la chasse, écartant le temps pluvieux de ces derniers jours. Il ne fallut pas longtemps à la demoiselle pour retrouver la direction prise par le yerik, et elle parvint même à l’entrapercevoir, avant que celui-ci ne prenne la suite dans la direction opposée à la chasseresse, ayant sûrement remarqué sa présence, à peine dissimulée par la grandeur d’un arbre centenaire, aux racines étrangement apparentes et surélevées. La demoiselle l’avait alors poursuivis, jusqu’à ce qu’il ne disparaisse de son champ de vision, et qu’elle le perde à l’horizon. Durant tout ce temps, elle ne s’était pas rendue compte qu’elle avait voyagé sur de nombreux kilomètres, au points d’être pratiquement sortie de la jungle.

    Après avoir jugé de la direction a prendre, Tahni s’élança avec enthousiasme là où la créature était allée, certaine de pouvoir la retrouver rapidement, et de pouvoir enfin rentrer chez elle, avec de la nourriture à foison. Néanmoins, ses yeux se noyèrent dans la confusion quand elle aperçut au loin la lisière lumineuse de la forêt, avant les grandes plaines, territoire de nombreux chevaucheurs, faisant le charme plat de Pandora. Dans sa jeunesse, elle avait suivi de nombreux courts sur le sujet, mais n’y avait pourtant jamais mis les pieds. Quand elle débarqua dans ce territoire rocheux, sec, sans arbre immense à l’horizon, elle fut à la fois séduite et curieuse, mais aussi apeurée d’être si loin de chez elle. Quand elle aperçut la bête entre deux rochers, la beauté du paysage, la virginité sauvage de cette plaine finit par l’emporter, ainsi que l’envie brûlant d’achever son périple. Le fait qu’elle ne voyait aucun arbre, qu’elle n’avait aucune raison d’avoir peur, les chasseurs omaticayas ne venant certainement pas chasser dans un endroit pareille, l’élancèrent de courage et de certitude, une confiance presque trop important qu’elle n’avait presque pas ressentit depuis son exile.

    Sûre, presque déjà habituée au terrain, comme si elle avait marché sur ce sol depuis toujours, elle s’approcha, silencieuse, se penchant astucieusement vers l’avant, pour être moins facilement repéré, avant de se cacher habilement derrière un grand menhir rocheux qui jaillissait hors du sol. Son cœur battait la chamade, à mesure qu’elle se rendait compte qu’elle pourrait l’avoir. C’était cette adrénaline qu’elle ressentait perpétuellement, pendant la chasse, qui l’accompagnait toujours derrière elle, collée à elle, lui donnant des ailes, gommant ses pensées, créant chez elle des impulsions, la certitude qu’elle était vivante. La bleuté saisit alors violement son arc, l’arma, et le banda fébrilement, sûre, attentive au moindre mouvement. Elle laissa la pointe dépassée de quelques centimètres le long du rocher, et laissa les secondes s’écoulaient, décisive, pour être sûre qu’elle parviendra à tirer, quoiqu’il arrive, à moins que quelque chose, ou quelqu’un ne vienne troubler son acte… Haletante, saisie par la fougue qu’imposait l’instant, elle attendait, tendue, le moment décisif, une goutte de sueur perlant à son front, sans se douter que bientôt, une nouvelle surprise aurait lieu…


    Dernière édition par Tahni Txe'lan le Lun 14 Fév - 20:57, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Lun 14 Fév - 2:49

    Ce matin, c’est le soleil qui me réveille et non pas des enfants se bousculant, des oiseaux qui chantent ou des animaux qui rodent. Seul le soleil qui plombe sur tout mon corps allongé au sol me force à me réveiller. Tranquillement, je m’assois souplement en indien et regarde mon majestueux Ikran appuyé au sol comme j’étais avec lequel j’ai passé tant de nuit comme celle-ci, au milieu de nulle part, par volonté, par curiosité et simplement pour le plaisir. Quoi de mieux que de se réveiller par de la lumière qui nous réchauffe des pieds au nez ? C’est magique des moments comme ça. On dirait que ça termine la nuit en beauté, que cette transition est indispensable pour bien se réveiller, pour bien débuter une nouvelle journée. Le réveille, passer de l’état inconscient à actif et vif, me reste un grand mystère.

    Je me lève et ramasse mes quelques trucs éparpillés au alentour. Mon couteau que j’ai aiguisé hier avec une roche solide et coupante, quelques fruits cueillis durant la journée de hier aussi et finalement, un petit livre et son crayon constitué d’une tige de plante et de sève. J’ai pratiquement toujours un petit livre pour écrire lorsque je pars comme ça, un peu au hasard, sans destination. C’est quasiment devenu un jeu pour moi de partir du berceau familiale. J’éteins les quelques braises du feu que je m’étais servis pour cuire des insectes en guise de repas en plus de fruits, avec plusieurs feuilles que je lance dessus, l’étouffant complètement.

    Cela fait, je prends une bonne respiration en levant la tête et regarde le ciel sans nuage d’entre les branches et les arbres. Aujourd’hui, je compte faire ce que j’ai appris par moi-même en forêt, seul avec mon Ikran ; chasser. Je marche un peu autour de mon Ikran, me dégourdir du matin, alors que celui-ci s’étire de tout son long en plus d’ouvrir la mâchoire excessivement grand en lâchant un petit cri strident et puis se replace. J’embarque sur son dos tout en mordant dans un fruit. Je m’assure de ne rien oublier derrière en regardant si j’ai bien placé mon livre dans un petit fourretout accroché à mon Ikran et tout. On décolle alors que j’ai la bouche pleine qui dégouline un peu partout, mais cela ne me dérange aucunement tout comme mon oiseau qui lui est occupé à battre de ses larges ailes colorées.

    Un peu plus près de cette lumière ahurissante, dans les airs au dessus des arbres de la jungle, je vole… enfin, je suis assis sur mon Ikran qui lui vole ! Je continu de manger un autre fruit, le dernier qu’il y a dans la pochette que je noue tout de suite après avoir sorti mon fruit afin d’éviter de perdre mes objets. Je vole ainsi un peu au hasard dans le ciel avec comme destination, tout droit. Le moment de mon arrêt dépendra de ce que je verrai…

    C’est ainsi que j’approche de la lisière de la forêt grande et somptueuse. Le sol, jaunis par nombre d’herbes fades et secs qui dominent le terrain plat dont je ne vois pas la fin même du haut des airs. Ne voulant survoler ce genre de territoire sans fin, je reste à l’orée et descend au sol. Je débarque de mon Ikran. Je suis entre deux « mondes » le monde humide et le monde sec. Toutefois chacun des deux ont besoin de l’autre, même si l’on n’en a pas l’impression. Je m’enfonce un peu dans la forêt, question de voir ce qu’il y habite ci près de telles prairies. Or, à ma grande surprise, il y a ce dont plusieurs ont peur…

    Une telle bête qui songe à une proie facile, qui n’est pas moi heureusement. Je le regarde de loin, dos à lui, alors qu’il avance, recroquevillé contre le sol, avançant à pas de tortue jusqu’à être près de sa cible pour finalement, constater que la cible s’enfuit… Tout bon chasseur ne réussi pas toujours.

    Spoiler:
     

    Mais quand celui-ci s’arrête de courir voyant au loin une trace de couleur voguer entre les arbres puis disparaître, il se retourne, face à moi qu’il vient de voir. Du coup, mon cœur se met en halène, sachant quel genre de combat il va probablement se produire, en ayant déjà fait auparavant. Ce Palulukan fonce droit sur moi ! Je me mets donc à rebrousser chemin vers la plaine en constatant que mon Ikran vole dans le ciel. Je cours vite, aussi vite que mes jambes me le permettent. Le cœur en folie, le sang affluant partout, les yeux river entre en avant et en arrière, je cours. J’entre dans la plaine, ainsi plus facile de fuir et plus difficile de se faire surprendre. Cet animal bien plus puissant me rattrape forcément.

    Au dernier instant, juste avant qu’il ne tente un coup de patte pour me faire trébucher, je fais une roulade sur le côté et l’évite, celui-ci prenant le devant et se retournant, ralentissant de beaucoup son élan. Ainsi immobilisé, un Thanator est plus facile d’approche. Connaissant très bien certains « secrets » de Pandora, je m’efforce de ne pas me faire manger pour remplacer sa chasse ratée. Je réussis à faire une autre roulade agile jusqu’à être à côté et grimpe dessus son dos en faisant rapidement tsaheylu, l’immobilisant une fraction de seconde avant que celui-ci ne m’expulse de son dos. J’essais quelques fois de nouveau avant d’être capable de faire le lien pour une deuxième fois. Celui-ci n’aimant pas faire tsaheylu rapidement plusieurs fois, il poussa un cri fort et enragé, tentant d’être imposant sur moi. Or, j’ai appris à affronter mes plus grandes peurs, et donc je tiens tête à un tel Palulukan en lui répondant autant de rage qu’il ne m’en envoi, même si au très fond de moi vibre une crainte pour ma vie. Je fais donc une autre fois tsaheylu. Je sens en lui une incompréhension, exactement ce que je veux. Dès lors, je continu mon acharnement et attaque pour une dernière fois.

    Ce Palulukan désormais confus de toutes ces connexions me fait dos en courant, en fuyant vers la forêt, là où il pourra prendre le temps de se rétablir de cet effet temporaire. Tant qu’à moi, je suis toujours debout, une jambe en avant une en arrière, les muscles réchauffés, les yeux qui regardent partout et nulle part en même temps. Moi-même je dois prendre une minute, le temps de me replacer. Pendant ce temps, mon Ikran qui avait remarqué la scène vient me rejoindre, juste à côté. Je me connecte à lui et il m’aide à éclaircir mes idées. Ainsi, je me rétablis beaucoup plus vite que le Thanator ahuri. Je n’embarque tout de fois pas dessus, je reste simplement à côté et marche un peu, me calmer.

    Pendant cette petite marche, je constate au loin un assez gros Yerik, animal bleu généralement la cible de plusieurs prédateurs. Toutefois, celui-ci court et semble s’enfuir. Cet animal ne m’intéressant guerre au moment présent, je m’apprête à remonter sur mon Ikran quand je croise des yeux une Na’vi embusquée avec un air étrange…


    Spoiler:
     


    --------------------------------
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Lun 14 Fév - 20:58

    Toujours aussi immobile, légèrement tremblante, la na’vy ne pouvait que se taire. Depuis quelques secondes, un torrent incontrôlable de doute s’en prenait violement à elle, causant en son esprit l’hésitation la plus totale. Pourtant, d’un point de vue mathématique, rien n’avait changé. Strictement rien. Si ce n’est, peut-être son état mental. La tension qu’elle avait éprouvé quelques minutes plus tôt s’était dissipée assez rapidement, s’envolant comme la fumée s’échappe d’un feu, silencieuse, discrète, ne laissant derrière elle qu’un vague fantôme de vide et de néants, dans ce cas précis, une forme floue et incertaine, et un cœur battant à s’en rompre. Comme dans l’esprit d’un enfant, les questions fusaient sans prendre le temps de trouver de réponse, trop agitées pour tenir quelques secondes en place. « Est-ce la bonne distance ? Ma flèche l’atteindrait ?... ». Et, pour tout échos, la demoiselle ne pouvait se fournir que de banales hypothèses sans intérêts aucuns, aussi insensé que stupide. Alors que les gouttes de sueurs, passant de perles à fines traînées transparentes et luisantes, continuaient de couler le long de sa peau, aggravées par la chaleur du soleil, brûlant de ses rayons la plaine en contrebas, libérée de la couverture fraîche et rassurante de la canopée et de la voûte forestière. Cet injection de trouble dans sa masse cérébrale eut pour effet de la ralentir de façon importante, et elle finit presque par vouloir abandonner, alors que, d’un point de vue extérieur, l’animal n’avait pratiquement pas bougé, et qu’elle l’avait toujours à porté de tire. Et, à une distance tel, le rater aurait presque était un affront ouvert.

    Ce genre de phénomène, rare et incertain, n’arrivait que très rarement à la demoiselle, si rarement qu’elle n’avait aucun souvenir d’une telle réaction face à une proie facile. D’une certaine façon, la chasse occupant une grande partie de ses longues et répétitives journée, ces souvenirs inintéressants avaient certainement étés rapidement exterminés, remplacés par d’autre plus frivoles, et plus enjôleurs dans le palmarès des meilleurs moments de sa vie. A sa dernière interrogation sur la base et l’origine profondes de ce genre de chose, elle avait brillamment conclu que c’était du à la décompression de son esprit, ou à l’ajout incongru d’un nouvel élément dans la balance, capable, ou pas, de retourner la situation de quelconque protagoniste de l’acte. En réalité, la plupart du temps, un cruel manque de confiance finissait pas avoir le dessus, trahissant du même coup le manque de contrôle et la fragilité émotionnel de cette jeune femme en proie avec elle et le monde, laissée trop longtemps seule maître de son être. N’ayant encore aquis aucune autorité sur ses sentiments, elle n’avait aucun moyen de les retenir, et les laisser s’échapper à tout moment, même dans les plus importants. Ceci, aggravé par son manque de concentration naturel. Et elle le savait bien. Mais par fierté personnelle, elle refusera probablement de se l’avouer, ou, du moins, pas complètement.

    Alors que Tahni tentait depuis quelques secondes de retrouver son calme et sa concentration, des soubresauts agaçants commençaient à agiter son oreille, qui remuait de manière instinctive en réponse aux bruits violents qui se faisaient entendre derrière la chasseresse et sa proie. Un bruit de bataille certainement, ou quelque chose s’en approchant fortement. Des sons secs et étouffés témoignaient sûrement de la présence d’une masse importante en mouvement perpétuel, et, à la fois, intermittent. Des cris se faisaient également entendre, s’alliant certainement à la présence de cette chose de gabarie important. Un frisson glacé parcouru le dos de la demoiselle qui avait déjà eut l’occasion de les entendre auparavant. « La bête noire » ; « le monstre » ; ou encore « le rêve »… Tant de noms qu’elle donnait à l’objet de toutes ses peurs terrestres, mais aussi de tous ses désirs… La bleuté ne l’avait que très rarement croisé, encore moins observé, et, si ça avait été le cas, c’était durant une chasse de la bête, et elle s’était alors retrouvée dans le très décadent et rabaissant rôle de vulgaire obstacle sur son chemin. Elle avait ainsi eut la chance de lui échapper dans toutes les situations, et n’avait pas encore subi aucune attaque de sa part, bien que son but ultime qu’elle s’était imposée dans sa vie de recluse terrestre était d’en faire un jour son partenaire.

    Quoiqu’il en soit, dans ce n’était pas ce jour-là qu’elle aurait l’occasion d’aller l’admirer discrètement. Le fait qu’elle soit en terrain inconnu jouait sur beaucoup dans sa décision, mais, également, sous le regard d’Eywa, elle jugea préférable d’abattre d’abord le yerik qui se trouvait devant elle… Seulement, quand Tahni le fixa à nouveau, il avait déployé ses longs appendices colorés sur le côté de sa tête, fixant du regard l’origine plausible de la dispute. Ses jambes étaient à nouveau crispées, et les rayons du soleil dardant sur sa peau dessinaient avec justesse et précision la forme exacte de ses muscles puissants, trônant sur ses jambes robustes. De mémoire, la demoiselle reconnu soudain qu’il avait fait quelques mouvements, pour se retrouver en retrait, et son attitude témoignait clairement que sa prochaine initiative serait une fuite certaine. Il était normal que la bête n’eut pas la même vision des choses que la na’vy, sachant, au vue de son admiration pour le palulukan, qu’elle ne réagirait pas de manière aussi tendue que a proie vivante. Tout du moins, elle parviendrait à garder son sang froid de manière constante, pour lui permettre de trouver un échappatoire en cas d’attaque de l’animal. Mais à bien entendre les bruits de combats un peu plus loin, il ne faisait pas de doute que celui-ci était déjà occupé… Seulement, le yerik le savait-il ?

    Soudain, le temps fut comme suspendu quand certains bruits de course se firent avec les secondes passantes de plus en plus lointains. Tahni retrouva peu à peu ses sens, et une pression supplémentaire vint se coller à elle, posant une main vorace et crispée sur sa poitrine pour étrangler son cœur d’un rythme effréné. Elle comprit qu’elle ne disposait que de très peu de temps pour réagir, cet absence de mouvement signifiant pour le yerik un signe. Celui-ci ne bougeait en effet plus, et se tenait là, immobile, aux aguets, retenant lui aussi son souffle, dans la peur que le monstre de ténèbre ne sorte tout d’un coup d’une masse rocheuse, jetant ses six pattes en avant, pour le dévorer promptement, ne laissant derrière lui que les os sanguinolents, et les bouts de chairs déchirés qu’il laisserait en guise de souvenir de son dernier repas. Rapide, la demoiselle brandit son arc, et visa, le bout de ses mains toujours tremblant. Elle se sentait plus vif, plus puissante, plus vrombissante, capable de mettre cette bête à mort en une seule flèche l’assaillant sauvagement pour l’abattre. Concentrée et silencieuse, elle resta ainsi, crispée, gainée quelques secondes, calculant son coup une dernière fois, pour s’assurer toutes les chances, et placer les bonnes grâces d’Eywa de son côté. Elle lâcha cependant une expiration de trop.

    Le Yerik braqua ses yeux dans sa direction. Son sang ne fit qu’un tour pour s’apercevoir que le chasseur qu’il craignait n’était pas celui qu’il attendait. Sa réaction fut simple, vif : la suite, pure et simple. Dans un demi-tour élégant, il commença sa fuite, prenant tout son élan, pour s’échapper dans l’infinie des grandes plaines, libérant toute sa force retrouvée et sa respiration de coureur, évitant une flèche de justesse, avant de repartir au loin, laissant derrière lui une na’vy désarçonnée. Tahni, debout, les bras baissés, regardait silencieuse sa proie partir, écrasée par le poids invisible de sa défaite, lourde et grave sur ses épaules. Elle n’avait pas prévue une réponse aussi rapide. Mais il était évident que la bête, déjà stressée par ses peurs et les échos du combat lointain, ne pouvait que réagir ainsi, et cette issue était inévitable. Mais la culpabilité dévorante faisait déjà son œuvre, et c’est le cœur lourd que la bleuté se laissait gagner par une colère aigre contre elle-même, et un découragement brutal, compressant avec force son arc dans sa main. « Pourquoi ?... »

    Droite, elle resta là, immobile, le regard dans le vide des plaines, à regarder le point sombre que formait sa proie au loin. Il était évident qu’elle ne pourrait pas le rattraper avant quelques heures… Peut-être mieux valait-il pour elle d’abandonner ?... Non, certainement pas. Elle n’abandonnerait que lorsque sa flèche aura atteint les chairs de cette bête, et continuera sa traque des jours, s’il le fallait. Ses yeux verts étaient perdus sur l’horizon, plein de tristesse et de remords. Avec tout ça, elle ne faisait même plus attention à la présence d’autres individus dans la plaine, ni même du palulukan qui pourrait ressortir à tout instant de quelconque groupement rocheux, et se contenter d’errer, fantomatique, à la recherche de sa flèche. Une fois l’arme retrouvée, elle resta une fois là, à genoux dans l’herbe, le regard sur ses poings fermés et tremblant de la force avec laquelle elle les crispait. Une brise caressa son visage et fit voleter ses cheveux en pagaille, traversant son visage, son dos, cherchant à s’échapper. Avec ce cuisant échec, il était clair qu’elle n’était pas en état pour continuer son périple, alors que la honte tenace et la force des crampons de la colère s’enroulaient autour de son cœur comme l’aurait fait un serpent et son repas, et que l’organe battait toujours aussi vite. La demoiselle prendrait le temps de se calmer, le temps qu’il faudra, et repartirait plus tard… Même si, à ce moment-là, le cœur n’y était plus…

    Perdue dans ses pensées, la demoiselle se muta dans le silence, fermant les yeux, et oubliant, au même moment, le monde extérieur, suspendue entre deux mondes.
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Mar 15 Fév - 3:27

    Il est finalement reparti, ce Thanator, et moi, je suis de nouveau apte à penser par moi-même, sans l’aide de mon Ikran avec lequel je partage tant de chose… Alors que je dénoue mes cheveux du lien de mon oiseau, je marche parmi ces herbes plus ou moins haute, parfaite pour se cacher, en direction de la Na’vi debout, au milieu de ce terrain vaste. Toutefois, plus je m’approche, plus j’ai envie de m’éloigner, plus j’ai envie de l’observer avant. Je m’embusque parmi la terre et fait voler mon Ikran ailleurs, autour d’ici, et quand j’aurai besoin de lui, je l’appellerai. Je regarde donc attentivement la dame faire d’entre deux trois brins jaunis. Malgré la lumière splendide du jour, je crois être bien camouflé. Je la dévisage, somptueuse, plus jeune que moi, semblant débutante, et à la regarder l’arc et ses flèches en mains, je suppose qu’elle tente de chasser. Je revois donc dans ma tête, ce yerik qui fuyait, effrayé probablement du Thanator que j’ai rendu confus. Je suppose que ce gros animal était sa cible…

    Je me déplace en rampant délicatement jusqu’à être assez proche. Le temps que je m’approche, celle-ci s’est assise au dos d’une roche. Rendu à bonne distance, par simple et pur plaisir afin de surprendre, je décroche mon couteau traditionnel fraichement aiguisé de la veille et puis le prends entre deux doigts par le bout de la lame, me redressant un peu je le lance « près » de la Na’vi. Le couteau vole jusqu’à environ un mètre de ses pieds, tant qu’à moi je reste embusqué et la regarde réagir. Comme je me doutais, elle prend le couteau et regarde d’où il pourrait provenir. Pendant ce temps, quand son regard ne regarde pas dans ma direction, je me déplace lentement vers le dos de la roche. Espérant ne pas avoir été repéré, je me lève dans son dos, à quelques centimètres. Mon cœur se mit à battre un peu plus vite, juste avant de dévoiler ma personne, ayant un peu peur de comment cette charmante dame pourrait réagir.

    J’allonge alors mon bras avec un doigt en avant jusqu’à temps d’arriver à son épaule et d’y déposer ma mains. J’ai ainsi droit à un soubresaut assez distinctif qui me surprend dans le même moment… Les surprises faites, je dis simplement :

    - Bonjour, pourrais-je ravoir mon couteau s’il-vous-plaît ?

    Moi ayant un sourire et celle-ci ayant toujours la surprise, elle s’exécute et je range mon couteau dans son fourreau habituel. Sentant toujours de la tentions, je dis mon nom.

    - Narri’Ekaie, à qui ais-je l‘honneur, charmante chasseuse ?

    Aussi bien avoir un peu de politesse, peut importe avec qui je me trouve de toute façon, la politesse est quelque chose que je tiens plus qu’à cœur, c’est un besoin d’être poli envers les autres autant que les autres d’être poli envers les personnes qui le sont.

    Je prends à mon cou un petit collier dominé d’une griffe que j’ai creusée à la main. Il s’agit en fait d’une forme de sifflet auquel on peut très bien habituer un Ikran à entendre. C’est à partir d’une de ses griffes perdues que j’ai confectionné cet outil pratique. Plus besoin d’appeler à vive voix son Ikran, il ne suffit que de siffler dans son intérieur. Sachant que mon oiseau est à proximité, il devrait entendre et se présenter d’ici pas longtemps…

    Le silence dominant toujours, mon Ikran à le temps d’arriver. Je vois cette personne observer attentivement mon oiseau descendre du ciel et se poser à côté de mon être. « Parfois il faut dire beaucoup pour entendre peu. »

    - Et voici mon Ikran. Magnifique qu’il est. Dis-je en le flattant brièvement.

    J’hésite à demander quelque chose. Généralement, une telle monture est unique à chacun d’entre nous, mais il y a toujours certains moyens pour faire des choses que jamais personne n’avaient été réalisées auparavant. Tel est ma demande en proposant une main et invitant la personne devant moi.

    - Tu veux monter avec moi ?

    Ce n’est pas tous les jours que des Na’vi propose à quiconque autre, de monter ainsi en pair sur un Ikran. « Pourquoi pensez-vous que chaque Ikran est unique à un Na’vi ? Puisqu’il répond à certaines spécificités précises qui les lies. Cette liaison permet beaucoup plus que de simplement voler, comme le pense plusieurs de mes frères et sœurs. C’est un deuxième cerveau, une deuxième force, une deuxième pensée, une deuxième réflexion, à laquelle on a accès, qu’on peut utiliser comme bonne nous semble. Cette pensée, c’est ce que je me suis servi pour me rétablir, cette pensée, c’est ce qui me permet de faire comprendre à mon Ikran qu’on peut être deux… Un Ikran, c’est un puits sans fond dans lequel on peut trouver plein de chose qu’on n’aurait jamais pensé trouver ou faire. »

    J’attends une réponse, mais je suis très patient et je reste debout la main en avant sans broncher, espérant une réaction au minimum… « Peut-être l’ais-je « trop » surprise ? »

    Spoiler:
     


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Mar 15 Fév - 22:05

    Alors que le vent soufflait, fier et indépendant, balayant sur le sol quelques grains de poussières habilement dissimulés entre des brins d’herbes sèchent et jaunis par le soleil trop insistant, bousculant le sable sur la peau bleu de la demoiselle, celle-ci semblait perdue dans ses pensées difformes. Elles se présentaient à elle de manière floue et brusque, une masse imposante et hasardeuse au centre de son esprit, les idées mélangées, ensemble, ne faisant qu’un, et séparées, impassibles les unes avec les autres, comme l’auraient fait l’huile et l’eau. Tahni se retrouvait frustrée, seule devant ce brouillard indescriptible, où idées, envies, et banales affirmation oscillaient, se bousculaient, même, contre les parois d’une bassine intérieur, fines et transparentes, sans qu’elle ne sache pour laquelle opter. Il fallait qu’elle réagisse. Qu’elle fasse quelque chose. Il était évident qu’elle ne pouvait pas rester là, assise bêtement, à se demander que faire toute sa journée, alors qu’à quelques mètres, quelques kilomètres tout au plus, l’attendait à nouveau sa proie qui l’attendait. Ses yeux se crispèrent légèrement, comme ses lèvres l’une contre l’autre, montrant qu’elle parvenait enfin à mettre un peu d’ordre sur son « rangement » intérieur. Sa conscience réveillée, il lui fut enfin possible de penser à nouveau calmement.
    Deux choix se distinguaient alors clairement à elle. Le premier était assez simple, et comprenait trois étapes importantes : se lever, entrer à nouveau dans la jungle, et regagner son logis, ce qui lui prendrait certainement du temps, de l’énergie, et, au fond, la demoiselle n’était pas certaines de pouvoir assurer toutes ces dépenses. Et, la seconde, était de se lever, et de rendre son courage entre ses mains bleus pour explorer ce territoire inconnu, retrouver ce yerik, et l’abattre une bonne fois pour toute. C’était certainement la meilleure initiative, mais une certaine crainte lui collait au ventre en pensant évoluer dans cet endroit. Pourtant, l’idée qu’il n’y ait que très peu d’arbres en cette contrée lui était tout à fait charmante. Même très attirante. Depuis qu’elle vivait entourée de jungle et de vert, elle en avait oublié que quelque part, sur cette planète, existaient aussi certaines zones défraîchies et vierge des espèces qu’elle connaissait, et de ces arbres géants dont la cime caresse le sommet du ciel. Peut-être valait-il mieux qu’elle cède à la tentation… L’aventure ne lui ferait pas de mal… Elle n’eut pas le temps d’en penser plus, un objet long et fin entra soudainement en son champ de vision.

    La demoiselle n’eut même pas le temps de réagir. La lame luisante sous le soleil éclatant était déjà profondément plantée dans le sol, à quelques mètres d’elle. Un frisson s’empara d’elle, et la secoua violement. Elle était comme prise de convulsion, en regardant l’arme dépassant à moitié de la terre. Elle n’arrivait même pas à se souvenir de la scène, tant l’attaque avait été rapide. Crispée, hésitante, elle s’était retrouvée plaquée contre la roche derrière elle après avoir fait un bond en arrière de plusieurs pas, réflexe instinctif et salutaire. Son œil ne pouvait se détacher de l’objet immobile. Pourtant, ainsi gisant, profondément planté, il ne ferait de mal à personne… Seulement, la demoiselle s’imaginait déjà une tout autre histoire. Elle ne connaissait rien de ces terres, rien de cet endroit, ni de ces tribus… Croiser un chasseur omaticaya ici était presque impossible, et l’écartait de toute possibilité de rencontre incongrue avec les membres de cette tribu qu’elle avait cherché à fuir ces cinq dernières années. Mais alors, qui pouvait bien vouloir l’attaquer ? Un clan des plaines ? Un autre groupe de chasseur ? Et pourquoi lui en vouloir ? Elle n’avait jamais lu aucune documentation précise sur les habitants de ces régions… peut-être étaient ils particulièrement méchants… Et il n’hésiterait pas à la tuer comme une vulgaire bête… Enfin, pour ce qu’elle était… Peut-être était-ce une issue préférable…

    Elle laissa pendant quelque temps les secondes couler silencieusement, sans se retirer de sa position ahurie, crispée sur la roche. Si c’était réellement un autre groupe de chasseur, elle ne tarderait pas à passer sous le courroux de leurs couteaux, et ce ne serait pas que d’une seule arme dont elle subirait l’assaut. Il fallait donc qu’elle se montre patiente, si le moment de sa fin était enfin arrivée, ou qu’elle pourrait parcourir ce monde quelques jours de plus… Finalement, il s’avéra que le reste de l’attaque ne vint pas. Tahni ouvrit péniblement un œil, pour se retrouver face à face avec l’éblouissant astre diurne, qui éclairait toujours la pleine de sa force imposante. Elle n’était pas morte finalement… Pour s’en assurer, elle passa au crible son ventre avec ses mains, pour être sûre qu’aucune goutte de son sang n’avait enduit le reste de son corps, un sourire apaisé apparaissant sur ses lèvres. Il était évident qu’elle méritait de mourir, et que sa condition ne lui autorisait que ça, mais, seulement, elle devait bien admettre qu’elle n’en avait pas envie… Après avoir poussé un profond soupir de soulagement, elle se détendit, la gorge déployée, les yeux aux ciels, et relâcha tour à tour tout ses muscles… Seulement, il lui semblait oublier quelque chose de primordial…

    L’arme, luisante, gisait toujours à ses pieds, la narguant de son métal brillant et perfide comme un poison. Curieuse, la demoiselle s’en approcha, et saisit la lame avec grandes précautions, pour ne pas se blesser, et la fit habilement danser sous ses yeux, observant attentivement le moindre de ses détails. Après quelques expertises intérieures, elle jugea qu’il s’agissait d’un couteau artisanal de chasse assez banal, néanmoins fortement aiguisé. Son propriétaire avait du l’affûter il y a peu pour qu’elle soit aussi dangereuse. A de maintes reprises, d’ailleurs, la demoiselle, dans sa maladresse, manqua de voir l’arme glisser entre ses doigts, pour entailler ses chairs. Seulement, un tel objet ne peut pas tomber du ciel… A moins qu’un chasseur avisé l’eut fait tomber par un cruel manque d’attention… Mais cette histoire semblait tout de même trop énorme pour être prise au sérieux… Mais alors, cet arme serait à quelqu’un de proche ?... La bleuté se leva silencieusement, faisant milles efforts pour retenir son souffle le mieux possible, se penchant légèrement en avant, pour obtenir une meilleur vue des environs, serrant contre son buste l’arme, sans pour autant se couper avec, laissant un espace entre le métal froid et sa peau. Tahni prit alors cette expression si inconsciente qu’ont parfois les enfants, victime d’une quelconque farce, cherchant le fin mot de l’affaire. Cet arme devait bien appartenir à quelqu’un… Elle marcha sur quelques pas, toujours affublée de cette posture étrange, le regard hagard et curieux, s’attendant presque à voir quelqu’un surgir de l’ombre.

    Quand elle sentit quelque chose de chaud et vivant se poser sur son épaule, il lui sembla sursauter tellement fort qu’elle eut l’impression d’avoir décollé du sol pendant quelques secondes. A partir de cette instant, elle resta bloquée, tétanisée dans cette position, pendant quelques minutes, la peur étant la seule chose qu’elle entendait crié. Ce n’était pas une patte animale, ni une plante, mais bien une main, qui plus est, une main na’vy, qui venait de se poser sur son épaule à la peau à présent hérissée. Son souffle se fit plus rauque à mesure que ses mains se crispaient autour de l’arme qu’elle tenait fermement en main, comme pour contrer la menace derrière elle. La demoiselle ne connaissait plus ce contacte. Avec le temps, elle l’avait oubliée, relayait au rang de débris inutile d’un passé à recouvrir. Et elle… Au non, elle ne pouvait pas être touchée, ni même effleurée par un autre na’vy. Sinon il serait contaminé par l’immondice qui la faisait toute entière. Elle n’était rien pour son peuple, pour sa race, pour personne… Ses pensées devenaient troubles, secondes passant, ses yeux humides, ses membres tremblants. Elle ne parvenait plus à avoir de suite cohérente dans son esprit. La seule chose qu’elle avait comprit, était qu’elle avait peur. Lentement, hésitante, troublée, elle se retourna, livide, pour tomber nez à nez avec un homme, visiblement plus âgé qu’elle, qui la fixait simplement. Ce qui était sûr, c’était qu’il était clairement plus grand, et qu’elle du faire un effort pour lever la tête et le regarder bêtement pendant quelques secondes, apeurée, ahurie, la bouche béate comme un poisson mort.

    - Bonjour, pourrais-je ravoir mon couteau s’il vous plaît ?

    Il lui fallut quelque seconde pour comprendre que c’était de l’arme dont il était question. Elle n’avait pu s’empêcher de rester dans sa position quelques secondes, durant lesquels elle n’avait pratiquement pas cligner des yeux. Elle finit par avancer des mains tremblantes et incertaines à l’homme qui s’empressa de récupérer son bien. Bien qu’elle en eut probablement envie, elle ne parvenait pas à avoir une analyse cohérente, ou un banal avis sur la situation. Elle n’arrivait d’ailleurs pas à pensée, trop choquée pour faire fonctionner son cerveau. Au ralenti, Tahni ne pu que fermer la bouche, et baisser la tête lentement, ses mains vidées du couteau se collèrent l’une à l’autre dans un besoin mutuel de réconfort. C’était un na’vy. Il lui était impossible de le regarder dans les yeux, une chose comme elle risquait de les abîmer. Il fallait qu’elle trouve une échappatoire, rester secrète… A moins que ce soit un manque de respect… Son regard se fit avec les secondes de plus en plus mouillé, alors que ses lèvres se serraient aussi, dans un geste douloureux. Néanmoins, la demoiselle pu reprendre ses esprits pour remarquer que le couteau avait rejoint le fourreau, et triompher à la place qui devait être habituellement la sienne… Il l’avait attaqué…Pourquoi ?...

    - Narri’Ekaie, à qui ais-je l‘honneur, charmante chasseuse ?

    « Narri’Ekaie… Narri… ». Ses pensées bégayaient, elle aussi. Elle était trop troublé pour pouvoir les formuler normalement. Alors c’était son nom… A son assaillant. Ces années loin de toute civilisation avait eu raison de sa perception des choses, et elle avait acquis sa propre vision des règles. Et, pour elle, on n’attaque pas sans raison. Alors qu’elle cherchait vainement une logique, une explication à tout ça, à sa présence, son esprit lui criait que les traditions et la politesse voulaient qu’elle réponde. Même si elle ne vivait plus en société, il était important qu’elle continu d’avoir un bonne attitude. Agir poliment en était une, même si elle ne côtoyait personne… Les règles… Elle fouillait sa mémoire, ayant enfin trouvé un but à murmurer, pour retrouver la réponse, et savoir comment diable elle devrait se comporter devant cet inconnu. Dans son esprit, les questions continuaient de se bousculer sans trouver de réponses, ne sachant comment les demander, que ce soit à lui, ou à elle. Tahni’ n’osait relever la tête, pour l’observer, ni écarter son regard, l’éloigner vers la jungle où elle pourrait s’enfuir, et retourner chez elle, partir de cet endroit, s’asseoir au creux d’un tronc pour enfin comprendre, et réfléchir. Le soleil avait lui aussi un effet néfaste sur elle, la chaleur ambiante ayant en effet augmentée d’un degrés depuis le début de cette étrange scène.

    Finalement, la bleuté n’eut pas le temps de répondre. Un son sifflant et aigu lui traversa les oreilles, perçant et fluide, s’élevant dans les airs, claquant comme un coup de fouet. Elle en resta ahurie quelques nouvelles secondes, sans bouger, avant que quelque chose ne se produise. Un bruissement étrange attira son attention. Un bruit d’aile qui se plis se fit entendre à côté d’eux assez clairement. Étrangement, son accompagnateur paraissait parfaitement calme, habitué à cette sensation étrange d’être observé, et scruté par quelconque créature. Torruk ?... Non, bien trop petit… Le bruit d’atterrissage aurait été bien plus audible… Tahni n’osait pas lever les yeux pour confirmer son hypothèse. Si tel était le cas, elle subissait la pire tentation, et la pire crainte qu’il lui fût donné de vivre. Un Ikran, la représentation inaccessible de tout ce qu’elle avait perdue, et ce qu’elle rêvait d’atteindre depuis ce jour là… Les images de sa chute se propulsèrent dans son esprit une à une, le sol se rapprochant de plus en plus, le vent fouettant son visage, cette peur, cette sensation d’absolue… Et cette peur insaisissable qui la suivait depuis partout où elle allait, quoiqu’elle fasse. Cette phobie qui l’avait corrompu, avait fait de sa vie un enfer, l’ayant bannis de son clan, de sa race… Celle qui l’avait faite une solitaire. « Il essaye de m’humilier… Il est comme les autres… Non, il ne me connaît pas… C’est normal, il agit normalement… Mais qui est-il ?... ». Dans tout cela, elle ne regagna ses pensées qu’au moment où ces mots fendirent ses oreilles comme des coups d’épée.

    - Tu veux monter avec moi ?

    Il disait ça gentiment, en toute innocence. Tahni releva brusquement son visage, et le fixa de nombreuses minutes, oscillant parfois entre lui et la bête, magnifique, rayonnante de beauté, de gloire… Une profonde nausée s’empara de son ventre à mesure qu’elle se rendait compte qu’un tel bonheur ne lui serait jamais accordé, une sensation d’écoeurement profond, retournant ses entrailles et son cœur. Il n’avait pas l’air méchant, même avenant… Elle aurait tant voulu saisir rien la main tendue qu’il lui proposait. Elle avança la sienne, tremblante de tout son cœur, intérieurement troublée, le visage expressif d’un profond désarroi. Elle avança un pas, puis deux. Derrière elle, l’image de la jungle, des arbres imposants de leur grandeur lui revint à l’esprit brutalement, évoquant sa si petite condition. Soudain, il lui sembla faire un pas de trop. Le monde sous ses pieds se mettaient comme à trembler, en même temps qu’un sifflement perçant s’emparait de son ouïe, et que ses yeux lui renvoyaient l’image d’un monde en double. Le vertige… Même un simple écho à ce qu’elle avait ressenti jadis suffit à la tétaniser. Elle retira vivement sa main, en secouant violement et négativement le visage, avant de le saisir entre ses bras, en se retourna brutalement, se posant contre un rocher, et en fermant les yeux. Avant de pouvoir faire quoique ce soit, elle devant se calmer.
    Silencieuse, elle tentait d’oublier cet homme derrière elle, cet animal si majestueux, leur lien, pour se re-concentrer sur ce qu’elle était venue faire, chose qu’elle commençait à oublier aussi… L’esprit vie, elle s’aplatit contre la roche, posant sa joue contre la pierre chaude, le regard dans le vie, embuée, ses mains posées à plats sur ses côtés. De profil, ainsi, elle devait se montrer bien misérable… Finalement, une telle réaction devait sembler étrange pour un autre individu. Tahni le remarqua peu après, et s’inquiéta du ressenti de Narri’Ekaie, mais se calmer était d’abord la première chose qu’elle devait faire.



    Dernière édition par Tahni Txe'lan le Ven 18 Fév - 22:07, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Mer 16 Fév - 4:57

    Je reviens de loin, j’ai grandis très loin, j’appris beaucoup, mais aujourd’hui je suis ici, près de l’Arbre-Maison que j’ai dès mon jeune âge, laissé derrière pour explorer, pour comprendre ce qui nous anime tous, pour voir et ressentir tout ce que nous n’avons jusqu’alors ressentis. Mon Ikran, mon couteau et moi, c’est tout ce qu’il m’a fallut pour vivre sans l’aide de personne. J’ai vu le soleil se lever et se coucher si souvent sans pouvoir avoir ou donner de la tendresse à quelqu’un autre que mon oiseau. C’est quelque chose qui a longtemps dominé toutes mes peurs, celle de ne jamais revenir, mais alors que le temps passait, cette peur se dissipait puisque j’apprenais à vivre au jour le jour, et en quelque sorte, oublier d’où je viens ; de toute façon, mes souvenirs vagues avant de partir s’étaient effacés, les visages, les arbres, la vie, l’ambiance… Lorsque l’on est, plus loin que l’esprit peut imaginer, il va s’en dire que le chemin du retour sois aussi tumultueux que son allé. Étrangement, j’ai passé à travers ces épreuves de la vie haut la main. Toutefois, jamais au grand jamais sans mon Ikran j’aurais pu faire un tel parcours irréalisable. J’ai compris, en cours de route, durant ces 27 ans de voyage, tellement de chose, mais j’en ai oubliées plusieurs autres qui se relient à la famille entre autre et au peuple auquel j’appartiens fièrement. Ce peuple merveilleux a toujours su bien faire, toujours su réagir et survivre, protéger les siens, les aider comme les soigner…

    Quand j’arrive dans une situation comme celle-ci où je suis seul avec moi-même et une autre personne qui semble incertaine, elle partage son incertitude avec moi et donc, il est fort à parier que je ne réponds pas comme il se devrait. Rencontrer une personne ainsi seule, ça m’a toujours abondamment intrigué, même si j’en ai longtemps été un, être perdu en forêt. Ainsi, le fait d’avoir mit ma main sur son épaule, n’est qu’un moyen plus prompt pour se « rapprocher » d’une autre personne. Je ne connais, par contre, aucun Na’vi qui ferait ce genre de contact directement. Chacun ses façons… Mais, l’autre personne réagit forcément à ce contact. Du coup, j’ai une crainte de tomber sur une mauvaise personne, mais quand celle-ci réagit comme la Na’vi devant moi ; baissant les yeux, tremblante et pratiquement suffocante, je ne pense pas que moi je devrais craindre quoi que se soit… mais alors, comment faire en sorte de « prouver » que je ne lui veux pas de mal ? Que seul le bien selon moi lui est mérité.

    Et que faire quand celle-ci, essais de nous oublier ? Je n’ai pas de cours de quelque sorte qu’il soit pour bien entrer en contact avec une personne… Je n’ai nullement de mauvaise intention. Ainsi, au lieu de continuer de parler, la voyant dos à moi, recroquevillée et du coup s’étendant sur une partie de la roche, je m’approche laissant mon Ikran derrière. Je m’apprête à réessayer de poser avec une plus grande prudence ma main usée sur son épaule frêle, mais, au souvenir du premier contact, arrête mon mouvement en chemin et puis décide simplement de s’asseoir lourdement sur l’autre côté de la roche rugueuse, faisant dos à elle. Je regarde mon noble Ikran, bougeant un peu la tête à gauche et à droite observant des poussières, regardant les arbres et le sol, léchant quelques brindilles au gout fade, pour finalement, me regarder et puis se couche au sol, voyant que je ne suis pas sur le point de lui prêter plus grande attention particulière. Je reste assis ainsi dos droit, pensif, longuement, à n’attendre exactement rien. J’écoute quelconque signe de la personne dans mon dos, mais ne semblant pas bouger, je ne fais rien de plus.

    Je penche un peu la tête en arrière laissant pendre mes cheveux dans les airs, regarder et absorber le soleil chaud, cette lumière profonde qui embelli tout, qui nourris tout, cet éclat de rayons, fondement de la vie. Je suis un être de pure patience ; très rare sont les moments où la patience à failli en moi. Dans les situations parfois les plus critiques résident encore des espoirs lié à la patience, que tout est une question de temps, de vitesse comme de lenteur… Parfois on peut s’être enfargé sur une racine et avoir « perdu du temps », mais ce temps « perdu » peut nous sauver la vie alors que plus loin, un arbre tombe là où l’on aurait été. Certains peuvent appeler ça le destin, d’autres appellent ça de la chance, moi, j’appel ça la vie. Et quand on tombe sur quelqu’un comme celle-ci, il y a forcément explication, que se soit la vie, la chance ou le destin… J’attends quelque chose, mais rien en particulier. Peut-être simplement que Dame bouge, se réveille, parle, mais au moins qu’elle face signe de présence, physique et mental… Moi je me suis déjà présenté, mais elle, qui est-elle ? Elle sort d’où ? L’ais-je déjà vu ? Quel est son clan ? Elle semblait avoir peur de moi… pourquoi ? Il y a plusieurs réponses que je veux attendre, mais même si rien ne vient, je serai patient, comme je l’ai toujours été, j’attendrai qu’elle se lève, je la suivrai en laissant mon Ikran derrière alors qu’il me pisterait de loin. Je suis, curieusement, près à attendre. Et si elle chassait ce Yerik que j’ai vu fuir ? Elle semble vouloir chasser, ça c’est indéniable… mais elle a de drôles de manières d’être et d’agir, un peu comme moi, mais différemment. Je ne saurais définir les différences même si elles seraient incontestables. Je ne « veux » pas définir quelqu’un à sa façon de faire, je crois bien au contraire, que l’on apprend à bien faire avant tout en sachant bien penser. Ainsi, malgré certains « défauts » qui parait en elle, cela ne nie point qu’elle puisse avoir en elle un grand cœur, de grandes connaissances, une grande persévérance, ou tout autre compliment puissant.

    Afin de passer le temps long mais en même temps inanimé ; alors que quand on est occupé il passe vite, je suppose le futur, un petit jeu de devinettes, de suppositions, d’espérance, de croyance… Qu’est-ce qui pourrait arriver d’un instant à un autre ? Je pense en premier lieu au Thanator qui m’a poursuit, pourrait-il revenir pour m’avoir ? Est-ce que d’autres chasseurs se joindraient à nous, à découvert ? Est-ce que ce Yerik reviendrait faire un tour par ici malgré sa peur, peut-être voudrait-il échapper et tromper le Thanator, alors que le Yerik reviendrait, le prédateur le chercherait plus loin ? Est-ce qu’il va pleuvoir malgré le soleil plombant ? C’est une question stupide, je l’avoue, mais en fait, le soleil si fort occasionne des pluies en fin d’après-midi, celui-ci étant probablement à son plus fort avant de commencer à baisser, la pluie pourrait approcher… Et puis pensant à la personne derrière moi : saura-t-elle me donner son nom ? Voudra-t-elle de mon invitation ? A-t-elle un Ikran premièrement ? Les questions continues de passer dans ma tête encore quelques minutes et puis arrête constatant que celles-ci deviennent de plus en plus inutiles et stupides. Je reviens donc à l’étape numéraux un : établir un contacte. Alors je me réessaye de parler, calme et posé, plus délicat et cette fois moins pour le plaisir, réfléchissant à la peur possible que je viendrais d’y faire.

    - Désolé si j’ai interrompu votre chasse.

    Pensant à mes mots et à mes actes antérieurs, s’excusant même au cas où.

    - Et pardonnez-moi si je vous ai fait peur avec mon couteau…

    Je ne sais que dire de plus, comment consulter, réveiller, aider cette personne. Je regarde mon Ikran qui lui est depuis un bon moment, le corps détendu, la tête au sol, les yeux fixés sur les miens qui étaient ailleurs. Je regarde ensuite le lointain, la lisière de la forêt géante, les oiseaux rares qui volent habilement dans des endroits retirés, les détails des roches, les courbes des feuilles… même que je me surprends à compter les brins d’herbes… C’est comme si je voulais absolument voir cette Na’vi faire quelque chose, comme si un aimant m’y forçait. Je ne veux aucunement la laisser ainsi, mais je ne veux aucunement lui faire de mal et tant que je ne saurai pas ce qui est mal envers elle, je ne saurai pas comment éviter certaines souffrances. Je sais tellement ce qu’est être seul, si tel est son cas, je me demande comment elle fait pour ainsi vivre si en plus elle n’a pas d’Ikran pour la consoler…

    J’espère, c’est ce que je fais, depuis plusieurs minutes déjà. Je veux comprendre pourquoi elle réagit ainsi, d’un recule et de peur. Qu’ais-je fais, si tout ce sentiment est ma cause ? Je ne sais pas, mais j’espère tout autant que cela n’est pas « entièrement » de ma faute… À présent, j’attends que d’elle-même m’ouvre une porte pour parler, dialoguer, et se comprendre… Ou encore qu’elle mette sa main sur mon épaule, je ne la refuserais pas, mais je m’assurerais que se serait un bon signe… Quoiqu’il en soit, mon Ikran ferme ses yeux vifs calmement. Il profite amplement de ce moment pour se reposer et prendre du soleil cuisant, nourrissant.

    Il est vrai que ce soleil n’est pas mauvais sur soi…



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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Mer 16 Fév - 21:10

    Le corps rocailleux et dur de la pierre était collé au sien depuis plusieurs minutes maintenant. La roche, renvoyant la chaleur intense émanant directement du soleil, était uniformément sèche, sauf à un endroit, plus humide et sombre que les autres, correspondant à la zone entourant les pupilles closes de la demoiselle, qui avait fini par retrouver une respiration lente et sereine. Il lui avait fallu quelques minutes pour se calmer, et elle gisait à présent, misérable, contre la pierre, écartée du monde par sa simple envie, l’ayant conduit à ne plus répondre à aucun de ses sens, muté dans une sorte d’autisme persistant, et à la fois dérisoire, dont elle ne sortirait que le moment venu. Finalement, prendre le temps de se calmer n’avait jamais fait partie de ses hypothèses de départ, mais peut-être aurait du-t-elle y réfléchir plus attentivement. Ce retour mental aux sources lui avait permis d’aborder calmement la situation, et de repasser en boucle les événements qui venaient de se dérouler d’un point de vue neuf, plus éloignée, et moins impliquée. Elle comprenait mieux, voyait mieux. Et, au plus profond de son cœur, à force que son cerveau s’éveillait, augmentait aussi un fort sentiment de culpabilité, de colère et de joie. Il lui fallait à tout prix rapprendre comme communiquer et réagir avec les autres membres de son espèce, rien que pour s’excuser convenablement…

    A partir du moment où elle s’était recroquevillée, les premiers instants furent les plus pénibles à supporter pour elle, comme un enfant qui vient de naître, comme un être près de la mort. Elle sentait son cœur battre, son souffle rauque ne voulant pas s’arrêter de railler. Ses mains tremblantes, ses bras couverts de frissons, les larmes dans ses yeux. Il n’y avait que le manque de contrôle, la peur, et l’impuissance qui l’animaient à ce moment là. Elle n’avait pu que s’agripper fermement à la roche lisse, enfoncer ses ongles dans ce qu’elle était, et ne pas se lâcher, pour ne pas tomber dans l’infini désastre, ne pas abandonner le jeu, et glisser lentement sur le sol comme l’aurait fait une pierre, pour s’abandonner, et quitter son corps. Tahni s’était battu contre elle même, se forçant à gagner, avait résisté contre cette envie de lâcher, contre son souffle, ses pensées, ce qu’elle avait vu. Le soleil, au dessus d’elle, semblait briller moins abondamment, ne montrant pas sa face la plus belle, pour que l’ombre gagne peu à peu son champs de vision, bien qu’il eut la même force de rayonnement que d’habitude. Au bout de quelques minutes, la terre sous ses pieds sembla trembler moins ardemment, le monde être moins imposants, l’image de la jungle disparaissant peu à peu… Comme tout ce qui l’entourait.

    Repliée, la demoiselle reprit peu à peu le contrôle sur elle-même, regagnant ses gestes, ses sens, indiquant volontairement le sens à ses pensées, pour qu’elle se dirige dans une direction plus fluide, vers là où elle voulait qu’elles aillent. Son souffle devenait oscillant, tantôt rapide, tantôt lent, avant de ralentir brutalement, mais sûrement pour se stabiliser. Ses membres se calmèrent, et elle se relâcha entièrement, quittant sa crispation, pour s’apaiser, laissant glisser ses jambes contre son torse, et posant lentement sa tête sur ses genoux, tombant sur le côté, pour s’appuyer sur la roche. Elle oubliait tout, le monde extérieur, le temps, toutes les valeurs que l’on voulait fondamentales, pour se concentrer sur un de ses débats intérieurs que l’on veut ponctué d’intelligence, de grandes questions fondamentales, de tout ce qui fait l’existence. Ici, elle s’interroger sur le yerik qu’elle avait laissé partir, par faute d’attention, se repassant la scène, pour en déceler les erreurs. Finalement, elle ne parvenait pas à mettre le doit dessus, peut-être sa vitesse, ou le palulukan d’un peu plus tôt… Ah moins que ce soit sa brusque action… Et ces questions continuaient de couler calmement dans l’immensité de son esprit neuf et renouvelé.
    Autour d’elle, le temps avait continuait son court régulier. Le ciel affichait maintenant dans sa belle robe bleue quelque tâche lointaine et blanche de coalition nuageuse, qui avait décidé de se mettre au travail. Çà et là, la campagne des plaines commençait à se réveiller doucement, on pouvait observer quelques espèces typique du milieu la traverser à la recherche de nourriture ou quoique ce soit, des oiseaux immenses croisant le ciel, le déchirant de leurs couleurs. Les animaux les ignoraient, passaient à côté d’eux sans même les voir. La jungle aussi semblait se réveiller d’un long sommeil. Des cris d’oiseaux s’enfuyaient de la canope, du haut des arbres, des ombres se déplaçaient sur les cimes. Tout entière, la nature s’éveillait pour se mettre en route, à la chasse, pour déployer ses grands gestes alors que la journée reprenait ses droits, et continuait son court jusqu’à ce que la nuit prenne à son tour le dessus, d’ici là à quelques heures. Peut-être que la météo finirait par changer, d’ailleurs, et qu’une immense couche grise finirait par masquer le soleil, et les étoiles ?

    Depuis quelques secondes, Tahni commençait à se délivrer peu à peu de son silence forcé. Elle poussait brutalement les parois de son esprit, de la cage où elle s’était volontairement enfermée. Cet espace cloîtré et minuscule où elle s’était enfermée devenait trop petit pour elle, et l’envie de revenir l’avait saisie. Son débat intérieur avait finit par s’achever, quand à lui, sur des thermes joyeux et déterminés. Il fallait qu’elle se batte pour se qu’elle voulait, qu’elle suive coûte que coûte les pistes, pour retrouver sa proie, qui devait maintenant gambader librement aux travers des plaines, fière d’avoir échappé à deux prédateurs le même jour, à des moments similaires de la journée. Et elle comptait bien couper court à son arrogance bestiale, poussant sa propre sauvagerie à sortir, redevenir la chasseresse qu’elle espérait être, accomplir son rêve de solitaire… Et pour se faire, elle choisit de se réveiller, en reprenant le contrôle sur son corps. Peu à peu, elle se mit à revoir, entrouvrant à peine ses paupière, à sentir à nouveau le souffle d’une légère brise, les caresses des brins d’herbes entre ses orteils, le parfum chargé qui flottait dans l’air autour d’eux. Et à entendre quelques sons aux hasards, jusqu’à ce que quelque chose de plus audible frappe son esprit.

    - Désolé si j’ai interrompu votre chasse. Et pardonnez-moi si je vous ai fait peur avec mon couteau…

    Les oreilles de la demoiselle dessinèrent un léger frisson. Cette voix grave et masculine lui fit comprendre à nouveau qu’elle n’était pas seule. Son visage légèrement brouillé se releva de son socle organique, pour se tourner lentement. Sous sa peau bleue, elle se sentit rougir légèrement. Elle agissait de manière terriblement égoïste depuis plusieurs minutes, et était même jusqu’à ignorer complètement la personne se trouvant ses côtés. Intérieurement, elle murmura son nom, pour être sûr de s’en rappeler, flattée que cet inconnu le lui eut donné ainsi. Elle se décida alors qu’elle devait agir de manière plus polie. Le regard cloué au sol, elle hésita de longues secondes avant de faire le moindre geste, troublée, incertaine. Comment devait-elle faire pour montrer sa bonne fois ? D’abord, changer de position. Ainsi, recroquevillée contre la roche, elle se repliait cruellement sur elle même. Il fallait y remédier, pour montrer son aptitude à discuter. Seulement… N’était-ce pas quelque chose qu’il lui était interdit ? Pouvait-elle parler ainsi, sans gêner ? Lente, elle crispa ses mains, en saisissant ses coudes, et pivota légèrement, calmement, prenant le rocher comme pivot, pour finir dos à celui-ci. Du coin de son regard, elle apercevait la peau bleu de l’autre na’vy, et en fut quelques peu troublée.

    Finalement, elle prit une profonde inspiration et relâcha ses mains. Il lui fallait maintenant faire autre chose, signaler sa présence, ouvrir ses lèvres, sortir un son. Elle hésitait horriblement à le faire. Cet homme semblait amical, pourtant, avenant, n’inspirait pas de méfiance, c’était même excusé pour ces gestes. A son tour, elle devait agir, lui montrer qu’elle n’était pas si étrange… Qu’elle avait une conscience. La honte qu’elle éprouvait était néanmoins toujours là, lui montrant à chaque seconde à quel point elle était décadente par rapport à son comparse, qui lui avait tout réussi, semblait un chasseur hors pair, lié à la meilleure des montures… En pensant à cela, Tahni se sentit coupable d’avoir à lui parler, cela signifiait un profond manque de respect… Mais elle voulait entamer cette conversation, trouver un moyen pour le remercier, lui dire que ce n’était pas grave, qu’elle avait oublié. Finalement, elle décida de faire un tour de l’horizon cuivré de tout ce qu’il avait déjà prononcé, ces petits mots s’assemblant harmonieusement, dans la beauté poivrée du langage. Finalement, il ne lui fallut pas longtemps pour trouver son premier pêcher. « à qui ais-je l‘honneur, charmante chasseuse ? »… Les mots résonnaient dans sa tête comme les échos d’une imposante cloche. Pourquoi n’avait-elle pas encore répondu ? C’était un manque de politesse sévère, alors que la phrase avait tout d’aimable, de gentil, respirait la sympathie. Elle alla jusqu’à se sentir gêné du compliment qu’elle ne venait que de remarquer. Après une autre profonde inspiration, elle prit son courage à deux mains, fermant les yeux, entrouvrant doucement les lèvres :

    - Je m’appelle Tahni Txe’lan… Souffla-t-elle délicatement, d’une voix légèrement tremblante

    Elle resta finalement avec cette moue coupable cousue sur son visage incertain, regardant attentivement ses pieds, ramenés à nouveau contre elle avec ses jambes, les entourant de ses bras. Les yeux ouverts et tremblant, elle se risqua même à lever la tête vers le fameux Narri’ pour regarder son visage, avant de braquer à nouveau son regard vers autres choses, prise d’une peur soudaine qu’elle pourrait vexer. Sans se l’avouer, elle se demandait comment il allait réagir, et attendait, silencieuse, tout signe d’une possible colère, ou de tout autre sentiment…


    Dernière édition par Tahni Txe'lan le Ven 18 Fév - 22:05, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Jeu 17 Fév - 2:04

    BOUH, pow, « hahaha », siffloter, faire le fou en courant, tout y passe. Les idées de quoi faire, comment faire, mais évidemment, sans « pourquoi faire ». « Faire le fou, en courant, sans aucune raison » c’est une idée magnifique, mais qui, je crois, ne dois absolument pas s’appliquer au moment présent un peu particulier. Je crois que justement, j’ai assez fait de niaiserie ainsi. Il fallait que je tombe sur une âme sensible en faisant telle stupidité avec mon couteau… Non mais ! Quelle idée m’a passée par la tête ? Si cette personne avait été méchante, je viendrais de lui donner mon unique arme ! C’est loin d’être un comportement civilisé Na’vi ! C’est comme si je venais de manquer de respect envers moi et mon peuple en lançant l’arme qui ma fait vivre… Et à présent, je vais me balader tout nu en pleine plaine ?! Mais il n’en est pas question ! Juste d’y penser… j’en ai des maux… Il faut arrêter ses idées stupides !

    Je reste assis sur cette roche, dans cette bulle qui englobe deux personnes, dans ce sous-monde invisible. Je ne sais toujours pas quoi faire, je regarde mon Ikran qui lui semble enseveli de soleil sur le sol comme si une couverte le cachait dans son lit. Je ne sais plus quoi penser. Mes idées sont anéanties, je suis inefficace dans cette bulle qui m’efface. Je vois le temps passer sans pouvoir le compter. Je ne sais que regarder ce que je vois… Je penche de nouveau ma tête par en arrière, mes cheveux presque droits dans les airs et le vent fin. Ainsi je ferme les yeux et respire profondément.

    - Je m’appelle Tahni Txe’lan…

    Cette voix magnifique… j’écoute de nouveau ce qu’elle a dit, résonnant dans ma tête comme une voix résonne dans une grande pièce fermée. « Je m’appelle Tahni Txe’lan »… « Je m’appelle Tahni Txe’lan »… Cette voix, douce, je l’écoute encore… « Je m’appelle Tahni Txe’lan ». Elle me rappelle tant de chose, cette voix me renvois en arrière, loin en arrière, avant mon voyage. Elle me rappelle la voix de jeunes amis alors que je devais avoir entre 5 et 10 ans… Ce qu’il y a longtemps de cela… « Je m’appelle Tahni Txe’lan ». Je dévore ses paroles qui entrent en moi comme une flèche dans la terre… Je n’ai aucune idée de quoi il s’agit, pourquoi une simple voix résonne si bien à mes oreilles… On dirait… une flute soigneusement conçue, une note qui résonne haut et fort. Alors que la voix d’un autre Na’vi pourrait très bien sonner comme un tambour avec la peau mal étirée, ainsi ne résonnant guerre plus fort qu’un bâton contre arbre. J’écoute encore et encore cette voix, cette phrase, ce nom, mais commence à vouloir entendre plus que se soufflement léger et tremblant. Tahni Txe’lan, un nom fort Na’vi, il ne s’agit donc indéniablement pas d’un avatar perdu. (On ne sait jamais) Mais, autre que se nom… je ne sais uniquement qu’elle parle Na’vi et qu’elle a de longs cheveux tressés…

    Je ne bouge pas de ma place malgré qu’elle ait finalement parlé. Je reste impassible et patient, comme depuis… « presque » le début. Toutefois, le dos endoloris d’être statique et toujours la tête en arrière, je me couche sur mon coté de roche et regarde le ciel, le soleil m’éblouissant en parti. Un peu inconfortable sur mes cheveux mal placés, d’une main je rends le tout beaucoup plus confortable. J’attends ainsi un bon moment avant de demander :

    - Bonjour Tahni, vous allez bien ?

    Je dis un beau bonjour calme et passif, mais demande par le fait même, comme des mots qui s’enchainent d’un automatisme involontaire la demande de si madame va bien. Il est plutôt visible que non, et du coup c’est une question stupide, ou plutôt inutile. Mais trop tard, elle est posée. La patience, pour certaines choses rares, je n’en ai aucunement et pour d’autres, comme en ce moment, j’en ai plus que je ne saurais l’imaginer. Se doutant que je vais rester forcément encore un moment en ces lieux, je me relève quelques secondes et vais à mon Ikran. Je fais tsaheylu et lui indique qu’il peut vaquer à ses occupations et s’en aller. Celui-ci sortant d’un sommeil léger, je défais le lien et le regarde partir à voler quittant la zone d’herbe aplaties sous son poids. Ainsi envolé, je retourne m’asseoir pour ensuite me coucher sur la roche comme j’étais un peu plus tôt, le cœur battant légèrement plus vite de l’exercice soudain. Je reste ainsi, en toute confiance avec la personne près de moi, et ferme les yeux quelques minutes, les paupières ayant aussi droit au soleil que toute autre partie du corps. Je passe près de m’endormir, mais ne part jamais complètement, ne voulant oublier Tahni qui je crois, demeure toujours sur la roche… J’écoute les bruits autour, les oiseaux, le vent, l’herbe, des animaux au loin, et la respiration de Tahni, comme la mienne. Cette roche demeure confortable à un certain point, ayant connu bien pire ; plusieurs petites roches qui rentre dans la peau pendant que tu dors sur la terre qui est ensuite mouillée pendant la nuit par la pluie… Le lendemain, tu constates que la nuit n’a pas fait son devoir de régénérescence…

    Je reste ainsi, avec ma jeunesse résonnante intérieurement à l’idée de la voix de Tahni… espérant l’entendre de nouveau, espérant pouvoir discuter ou même marcher accompagné…

    Spoiler:
     


    --------------------------------
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Jeu 17 Fév - 19:37

    Murée à nouveau dans sa timidité naturelle, Tahni osait à peine respirer, toute gênée qu’elle était, se serrant très fort contre elle-même, se doutant que la roche ne lui rendrait pour toute réponse qu’un simple aspect blasé et rocailleux. Ses orteils étaient crispés, et elle ne tarda pas à joindre ses pieds comme elle le ferait avec ses mains, entortillant ses doigts de pieds comme elle l’aurait fait avec ses doigts. Elle n’avait plus eut de conversation depuis bien longtemps, et avait gardé le silence pendant si longtemps que le simple fait de parler lui restait encore un phénomène inconnu et mystérieux, et renouer le contacte avec sa voix lui faisait toujours un effet étrange, une sorte de frisson passager parcourant tout son dos, pour s’achever péniblement aux extrémités. Les rencontres forestières qu’elle avait faites récemment lui avait heureusement permis de faire à nouveau connaissance avec ses fonctions vocales, auquel cas, le choc aurait eut un effet tout autre que cette journée. A présent, seul la penser d’avoir trop parler lui occupé l’esprit, avec la sensation d’avoir une voix trop aigue, ou trop grave, qui provoquerait chez son nouvel interlocuteur des dégâts physiques irréparables. Ne le voyant pas réagir, ce fut la première chose qui se fixa dans son esprit. « Je n’ai pas parlé assez fort peut-être… Ou je lui ai abîmé les oreilles… Pourquoi ai-je parlé ? ».
    Son attitude était aussi diablement révélatrice de son trouble. Repliée, en bloc, la tête légèrement baissée, les yeux dans le vide, braqués et stables… Ses oreilles cruellement baissées… Hésitante entre culpabilité et gêne, elle était l’exemple typique de la timidité dans tout son œuvre. Alors que sa nuque lui renvoyait la pression régulière des battements de son cœur, elle avait choisis de poser ses yeux non loin de la créature de l’homme à côté d’elle. Celle-ci semblait avoir décidé de se rassasier calmement du soleil environnement, plongeant son corps écailleux dans un bain de lumière qui flottait autour d’eux, mais semblant s’être adoucis depuis quelques minutes, à mesure que les tensions s’étaient enfuis, et que l’ambiance c’était apaisé. Alors que ses interrogations intérieures continuaient à se confronter les unes aux autres, portant toutes sur ce mystérieux Narri’, la demoiselle était toujours malhabilement silencieuse, en quête d’une quelconque réaction qui s’obstinait à la faire entendre, cultivant ses doutes, et brisant petit à petit ses espoirs comme la porcelaine que l’on jette du haut d’un toit. Finalement, c’est entre deux souffles calmes qu’elle plaça une de ces longues inspirations, traîtresse d’une situation de floue. Pourquoi avait-elle parlé ? Elle l’ennuyait…

    À mesure que le temps passait, elle commençait à repenser à son yerik. La bête était partie depuis quelque vingt minutes, et ses jambes puissantes lui permettaient de parcourir en ce lapse de temps une certaine distance. Mais, ayant, durant ces années, eu l’occasion d’observer ces créatures de près, elle connaissait leur caractère. Dès que le sentiment de sécurité serait revenu, il s’arrêterait et profiterait des ressources trouvaient là-bas, l’herbe, l’eau les plantes… Ceci l’amena vers la pensée que là où il était maintenant devait être une zone riche en gazon, ou autre plante rase qu’il pourrait consommer en paix, pour brouter en toute tranquillité. Ces plaine étaient tellement vastes, et correspondait beaucoup à ce genres de descriptions. Ces « oasis » des plaines devaient être parfaitement commune et courante. Après avoir trouvé les pistes, il ne lui faudrait que très peu de temps avant de retrouver son animal, et elle n’aurait à priori aucun mal à le débusquer. Mine de rien, la chasse était une des seules activités à laquelle elle pouvait prétendre seule dans la jungle, et commençait à savoir maîtriser ses codes les plus primaires. Néanmoins, le temps filait vite, régulier et répétitif dans la trame de la vie, et elle risquait de voir ses chances s’amenuiser si elle ne bougeait pas… Et si son compagnon ne voulait pas lui adresser la parole, mieux valait qu’elle bouge au plus vite, dans l’espoir de retrouver sa proie. Après tout, une averse et vite arrivée, et ses conséquences sont désastreuses pour les chasseurs, de touts niveaux qu’ils soient.

    Cependant, que bout de quelques minutes, le na’vy se décida à bouger, glissant lentement sur le côté pour s’allonger de toute sa taille contre la roche rugueuse. Blasée, Tahni, à côté de lui, avait écarté ses yeux, le sentant tomber peu à peu, une crainte brutale s’emparant de son estomac. Les pensées lui venaient sans cesse à l’esprit : ‘’ Etait-il mort ?’’ ; ‘’ Avait-il eut un malaise ? ‘’. Elle eut envie de se pencher au dessus de lui, de vérifier que tout allait bien, qu’il était vivant et en bonne santé, se sentant terriblement coupable de son état de partance, comme si sa voix avait eut sur lui l’effet d’un poison. Elle décolla son dos de la roche, pivotant légèrement pour le regarder, l’observait attentivement, s’assurer de son était, la crainte accrochée à son visage comme un prédateur furieux ne voulant lâché une proie. Finalement, elle le trouvait amical, avenant… Elle s’en voudrait de le voir défaillir par sa faute, son Ikran non loin d’eux. C’est le bruit lent et régulier de son souffle qui la ramena à la raison, lui faisant comprendre qu’il n’y avait pas lieux à s’inquiéter, Narri’ étant bien vivant, et de toute évidence, profitait du sol pour se reposer. Il alla même jusqu'à bouger astucieusement son bras pour s’offrir les avantages d’une position plus agréable, témoignant simplement de son envie de changement. La demoiselle, après avoir poussé un soupir discret de soulagement, se replaça dans sa position précédente, rouge d’avoir bouger ainsi. Ses émotions étaient à ce point incontrôlable… Quelques secondes passèrent à nouveau, et sa voix grave d’homme sage se fit à nouveau entendre, plus chaleureuse et calme que ses précédentes excuses :

    - Bonjour Tahni, vous allez bien ?

    En l’entendant parler, la dite Tahni se retourna vers ce corps au repos, pour dévisager cette étonnante rencontre, surprise de l’intitulée de la question. Il est vrai qu’entendre ces phrases de la part de quelqu’un que l’on côtoie depuis quelques minutes était étrange, qui plus est, au souvenir de l’état de la demoiselle il y a de cela quelques instants. Ses oreilles dressées sur le côté de sa tête, elle plaqua de nouveau son dos sur le rocher, le visage ouvert de surprise, à ‘image de ses lèvres, ou de ses yeux, se repassant les derniers mots en boucles, pour s’assurer d’aucune erreur de compréhension. Avait-elle mal compris ? Cela était fort probable… Mais ses vérifications lui indiquèrent que non, et qu’il avait bien choisit de prononcer ces mots. Finalement, il lui semblait être rassurée, et discerna dans la foule de ses sentiments une certaine joie, épicée et apaisante, tapissant son cœur. Elle avait l’impression d’avoir rencontré quelqu’un d’étonnant, comme on en rencontre rarement au hasard des bois, ou de la plaine. Une certaine satisfaction, au fond, une joie d’être surprise… Surprise ? Elle en vivait une nouvelle. La bleuté leva donc une nouvelle fois les yeux au ciel, envoyant intérieurement des remerciements à Eywa. Il ne lui vint pas à l’esprit qu’il pouvait s’agir d’un ennemi, ou d’un omaticaya, bizarrement. En outre, cela était fort probable, mais elle avait simplement choisi d’écarter le danger de façon pure et simple de son esprit.

    Alors qu’elle se concentrait pour trouver une réponse, qu’elle se préparait à entendre une nouvelle fois sa voix, a devoir en faire usage encore, la honte au ventre, elle s’aperçu d’un certain mouvement provenant d’à côté d’elle. Narri’Ekaie se mettait à bouger soudainement, se levant et se dirigeant vers la splendide créature, plus loin, plongé dans son sommeil ensoleillé. Cet ikran était vraiment beau… Tahni l’enviait, finalement, lui, vivant dans le ciel, l’horizon pour épée, le vent pour courage, et elle, privée à tout jamais de ce sentiment d’absolu, qu’elle n’avait connue qu’une fois, coupable de son propre déclin. Intriguée, elle observa la scène. C’était la première fois qu’elle pouvait observer un chasseur et son oiseau se lier ainsi, se parler mentalement, se comprendre. Ce genre de relation lui était parfaitement inconnu, n’ayant jamais pu lier son esprit à aucune autre créature terrestre, bien que la jungle Pandorienne ne fut qu’un vaste et immense réseau. C’était une expérience, à la fois dangereuse et désirable, inédite, et puissante, qu’elle avait envie de connaître et de vivre, l’homme ayant l’air de la faire si facilement… Soudain un bruissement d’ailes familier se fit entendre, et l’ikran repart presque aussi facilement qu’il s’était posé, sûrement poussé par son maître à vaquer à ses occupations. Avait-il envie de rester ? La demoiselle observa le vole majestueux et puissant de la bête, planant dans le ciel tel un seigneur, devenant de plus en plus lointain, la peur et la honte au ventre…

    La na’vy revint s’allonger dans sa position initial, au même endroit que précédemment, alors que dame observait attentivement la marque apposée de l’ikran sur les herbes jaunis. Ces plaines étaient vraiment désertiques… Seul la roche paraissait tapisser ces premières parties de territoires… Étrangement, celles-ci se situaient légèrement en altitude, un peu surélevée par rapport à la vue qui s’offrait à eux depuis leur point de vue. Tahni ne l’avait pas encore remarqué, ainsi assise. Le pant de roche sur lequel ils étaient assez vastes, et témoignaient, par sa légère différence de hauteur, de la transition de territoire qui avait lieux ici. Tantôt jungle paisible et mystérieuse, tantôt plaine sauvage, et gracieuse… L’élévation de cette colline était peut-être la raison de l’existence des prémices de la jungle pandorienne… Quoiqu’il en soit, cela était très léger, et expliquait peut-être un peu la facilité qu’avait eut l’animale pour s’enfuir aussi vite. Cette plaine s’offrait littéralement aux âmes s’échappant de la jungle, qui la contemplait du premier coup d’œil…
    Tahni toussota quelques secondes. Elle avait pris le temps de se formuler sa réponse, la construisant attentivement, choisissant avec application les mots, l’avait répété encore et encore…Il était temps pour elle de passer à la pratique. Mais cet intrigant lui inspirait néanmoins, malgré sa sympathie, une certaine admiration, quelque chose qui l’empêchait d’aller plus loin stimulant dangereusement sa timidité. Elle se posait soudainement des questions, s’empêchant de parler, des excuses pour ne pas le faire. Mais il lui fallait tout de même franchir le pas, aller plus loin. Après tout, elle venait de le faire, et les résultats étaient plutôt concluants. Et, après tout, cette conversation était une main tendue, pour la sortir de la solitude qu’elle éprouvait quotidiennement, l’expulser de sa vie d’exilée quelques minutes, quelques heures, pourquoi pas ? Après avoir pris une profonde inspiration, elle entrouvrit ses lèvres de jeune femme, pour souffler, un peu plus sûre d’elle-même, un peu moins tremblante :

    - Je vais… Bien… Merci…


    Elle essayait pertinemment de ne pas trembler, de ne pas s’arrêter, de rester calme en parlant. Elle avait parlé, certes, mais la suite de sa question restait coincés dans sa gorge, lui brûlant les lèvres avec fougue. C’est ainsi que dans un autre souffle, elle articula péniblement, l’expression de culpabilité revenue sur son visage, accompagnée de la peur d’en faire trop :

    - Et vous ?...

    Elle finit par sourire de satisfaction, ayant pu parler calmement, sans faux-pas, fière de pouvoir poursuivre le début de conversation qu’ils commençaient à avoir, ayant battue un peu sa timidité, alors qu’elle sentait le début de son âme assaillit par les premiers regrets, bientôt rejoint par de nouveaux, et encore d’autre. Elle ne put s’empêcher de regarder Narri’, cette fois ci, pour s’assurer qu’il ne lui en voulait pas trop d’avoir osé lui parler, d’avoir tenté d’entamer une conversation, qu’elle voulait à présent bel et bien. Elle avait besoin d’une réponse, ses yeux envoyaient désespérément ce besoin à cet autre être, calmement allongé près d’elle, respirant la paix, la sérénité, et le calme. Finalement, au milieu des doutes et des questions, elle devait bien admettre que cette rencontre l’enjouait, lui faisait plaisir, et la sortait de cette vie de recluse, pour quelques minutes aux moins…



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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Ven 18 Fév - 4:24

    Il vole, loin dans le ciel, entre les nuages humides, entre les arbres feuillus, entre les rayons chauds, il bat des ailes, ondule de tout son corps, la tête en avant et fière d’être ainsi, mon Ikran parcourt le ciel en restant a distance d’écoute de mon sifflet. Il a grandi avec moi, ou peut-être plus, j’ai grandi avec lui… Mais quoi qu’il en soit, il est ma copie conforme si j’étais un Ikran. Il est agile, beau et coloré, vivant et réservé quoique ouvert sous d’autres angles. Il s’exerce toujours, à chasser, à voler comme à comprendre, à expérimenter des choses avec moi, il est toujours prêt à essayer quelque chose.

    Je suis toujours allongé sur cette roche, en ce lieu de rencontre pour moi et Tahni’. C’est la première fois que j’entends se nom, ma fois joli. Et j’ai bien peur que son nom lui aille à merveille… Le soleil brille d’entre quelques fins nuages. La vie continue de tourner autour de nous. Tout bouge en perpétuité, continuellement, sans arrêt.

    Des choses rares, on en trouve rarement. (Quelle logique !) Et souvent, il faut oser en trouver, oui cela « tombe du ciel », mais parfois il faut s’aventurer un peu pour se rendre compte que l’on est en présence de quelque chose unique tel un archéologue qui décide de creuser deux mètres plus loin par instinct et trouve le trésor le plus recherché de l’époque. Et c’est un peu ce que je fais ici, sauf que ma tête est un détecteur de métal qui vient de trouver sur le bord d’une plage une cent unique en son genre ; un esprit instinct qui « m’oblige » à vouloir entrer en contact avec cette personne. Je crois que je ne vie que pour cela, trouver des choses rares… je dois forcément être un archéologue de psychologie… J’ai peut-être découvert des châteaux, mais il faut bien qu’il soit habité pour servir ? ; J’ai peut-être découvert des secrets de Pandora, mais il faut bien quelqu’un pour les vivre avec moi, les comprendre, les essayer… Et quel magnifique moment pour enseigner, lorsque l’autre personne semble avoir de la misère ?

    Alors que je me perds moi-même dans mes pensé, Tahni’ me fait revenir sur Pandora.

    - Je vais… Bien… Merci…

    Chaque mot semblait appuyé mécaniquement, mais l’idée est bien présente. On dit toujours, et rare sont les exceptions, que l’on va bien lorsque quelqu’un nous pose une question qui en revient à « comment vas-tu ? ». Ce « bien » est totalement inutile, sans signification réel, puisqu’au fond, en chacun de sois, on comprend que l’on ne va pas toujours aussi « bien » que l’on dit l’être. Tahni’, crispée de partout il n’y a que quelques minutes, dit aller « bien » ? Il est difficile de croire ainsi cette réponse. Est-ce que vraiment, en tout et partout, elle va réellement bien et qu’elle est ainsi en tout temps, semblant être perdu en elle-même ? Je ne crois pas que c’est la définition du mot « bien ». Mais alors elle me retourne la question…

    - Et vous ?...

    Je n’avais pas pensé à ce retour de question étrangement… un oubli. Enfin, il suffit de se poser la question ! Est-ce que je vais bien ? … La seule réponse qui me vient en tête, c’est « je ne sais pas ». Mais je ne peux pas répondre « je ne sais pas » ! Ce ne serait… simplement pas une réponse. Tant qu’à vouloir y répondre « je ne sais pas » aussi bien dire « aussi ». Alors je décide de raconter n’importe quoi qui me passe par la tête en guise de réponse, et Tahni jugera de si je vais bien ou non… Je commence comme suit :

    - Tout dépend ce qu’on défini par « bien »… On peut bien aller alors qu’on saute de joie et que l’on voudrait décrocher le soleil pour se l’approprier, comme on peut bien aller en étant au lit détruit d’une quelconque blessure alors que l’on gagne de plus en plus de combat contre celle-ci. Dans les deux cas la personne va bien, mais il y a une grande différence entre les deux. (moment) Je ne saurais dire si je vais bien. Avant de venir ici, j’ai rencontré un Thanator… j’ai appris à m’en échapper dans mon passé, mais est-ce que je vais bien parce que je lui ai échappé ? Peut-être qu’il y a un sentiment de réussite, d’avoir su sauver sa peau, mais pas de « bien ». On peut s’échapper d’un Thanator en étant en larme avant comme après, rien ne change vraiment…

    Je prends une respiration. J’écoute se que ma tête raconte… Parfois c’est ainsi que découle les mots.

    - Avant de rencontrer ce Thanator, j’étais à l’Arbre-Maison, je dormais confortablement. Est-ce que j’étais « bien » ? Possiblement. Le « bien » c’est physique, mais encore plus sentimental. J’étais bien dans mon hamac, mais étais-je bien à l’intérieur de moi ? Je ne sais pas. Alors avant d’être parmi nos semblables, j’étais en forêt. J’étais loin, très loin d’ici, avec mon Ikran. Dans la terre, la boue et les roches, étais-je bien physiquement ? C’étais loin d’être confortable… mais mentalement, c’était le pure bonheur, être en pleine nature, être au beau milieu de la vie, des feuilles vertes, des animaux qui courent, des banshee qui volent, des reptiles qui rampent, des insectes qui grimpent, dans l’herbe qui chatouille, dans le vent qui rafraichi, dans les rayons du soleil qui réconfortent, oui j’étais « bien ». (Réfléchissant un peu…) Les temps changent, la vie continue, les choses tournent, le « bien » change de côté, varie.

    Je suis perdu dans mes pensées sur ce qui est du « bien ». C’est une réflexion qui fait réfléchir.

    - Ainsi, pour revenir à la question que tu m’as retournée, je n’ai aucune idée si je vais bien en ce moment. Quoique je pense être bien, tant physiquement que psychologiquement en l’instant même. Ça fait du bien de parler… (Parlant de son voyage) Quand on est longtemps seul, on ne se rend pas compte de ce qui se passe, on s’oubli…

    Moment, je réfléchis, ne sachant comment rajouter ce que je pense, comment dire ma pensée devenue floue, les mots ne coulant plus comme il se faisait. Je reste pris ainsi quelques secondes…

    - Le temps fait peur, plus que tout… Ce n’est pas de Toruk, ni des Thanator, ni des hauteurs, ni des plantes qui tuent, ni te tout autre chose que l’on devrait avoir peur… mais bien du temps, rien ne peu contrer cela…

    Je me rends compte que j’ai parlé un bon moment, comme si je réfléchissais à voix haute… Mais, c’est toujours envoutant quand on a l’impression d’être écouté. Je ne saurais que répondre à comment je vais… Chose certaine, des mots c’est libérateur. Ça permet tant de chose… tel s’exprimer et être compris. Quand on ne peut s’exprimer, quand on ne peut être compris, à quoi mènera notre vie ? Il faut savoir s’exprimer par quelconque moyen… Tel par les yeux de la personne qui me regarde…

    Spoiler:
     


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Ven 18 Fév - 22:01

    Finalement, la bleuté fut surprise par la rapidité de la réponse cette fois-ci. Au vue de la dernière réaction, elle s’attendait à attendre bien plus longtemps, et avait même commencé à contempler les secondes filer lentement, attendant patiemment quelconque mouvement. Et cette fois-ci, elle en fut d’autant plus surprise, car, contrairement au quelqu’un « d’habituel », elle n’avait pas eut droit à une simple réponse banale, comme un oui, mais à un accès exclusif au contenu de son esprit, à ses pensées, révélées instantanément. Cet excès de confiance soudain eut plusieurs effets sur elle, parfois complètement indépendants les uns aux autres, et parfois unis par une évolution émotionnelle. La première fut la surprise, quand commencèrent à couler dans le creux de ses oreilles les premiers mots graves et masculins, enveloppant son esprit comme une couverture chaude et douillette. Elle continuait de le fixer, ébahie, les yeux posés sur son front. Elle éprouvait une certaine gêne à regarder quelqu’un avec autant d’insistance, mais celle-ci se fit vite oubliée, par la naissance de la compassion, ou celle d’une confiance solide. Alors qu’il commençait son récit, qui s’annoncer profond et savant, elle se remarqua à elle-même, intérieurement, qu’elle ignorait son âge. Il ne semblait plus aussi jeune qu’elle, certes, mais il ne semblait pas si âgé. Etrangement, elle lui attribua, par soucis de détail, ou par simple envie, le même âge que celui qu’elle avait attribué à une précédente rencontre féminine aux hasards des bois, c’est à dire entre vingt-cinq et trente ans, soit vingt-sept. Le fait de s’imaginer cet information sur les personnes qu’elle avait l’occasion de connaître lui procurait une sorte de réconfort, et peut-être même un rapprochement.

    Alors que les phrases continuaient à couler, sages, calmes, Tahni écoutait, attentive et silencieuse, étonnée par tant de spontanéité, chose qu’il lui était presque inconnue, n’ayant pas eut le temps d’avoir beaucoup de conversation. Elle recevait habilement, et mémorisait avec astuce chacune des phrases qu’il lui était attribuée, les étudiant avec attention, pour pouvoir ensuite construire une réponse, bien qu’elle comprit rapidement que cette tâche lui serait presque impossible. Finalement, elle décida d’adopter une posture un peu plus confortable, se penchant, détendue, sur le côté, pour se poser contre le rocher, laissant sa tête stagner dessus, ses jambes laissées pour mortes étendues sur le sol, les bras joint sur son buste. Les premières choses qu’il dit avaient beaucoup de sens, se livrant à une véritable réflexion, ce qui poussa la demoiselle à se demander si c’était bien à elle qu’il s’adressait, ou bien servait-elle de prétexte au questionnement intérieur de celui qui se trouvait allongé à ses côtés. Une envie piquante lui vint de faire de même, mais malgré la tentation, une certaine retenue l’empêcha de poser elle aussi son dos contre le sol. Et, écoutant toujours, la demoiselle se dit qu’il avait au fond bien raison, et que personne ne pouvait témoigner de son état, ou, au moins, savoir exactement si il allait bien ou mal.

    En entendant prononcer le mot Thanator, elle fut d’autant plus captivée. Alors, l’origine du bruit, cette dispute avec cet animal si beau… Venait de lui ? Il avait réussis à se défaire d’un animal si imposant seul ? Une profonde admiration prit place dans ses yeux, brillants comme les étoiles qui avaient inspiré son nom. Il pouvait donc se battre avec ce fauve et ressortir vivant… Elle pensa aux quelques fois où elle l’avait rencontré, et il ne lui fallut que très peu de temps avant de s’imaginer en proie avec lui, dans un combat magistral où elle excellerait, et finirait par avoir, elle aussi, la chance d’une victoire, et de sa première union avec cette créature si mystérieuse, pour qu’elle puisse, elle aussi, avoir la chance de vivre avec cet ami de nature autre. Une fois cette réflexion faite, autre chose vint prendre son attention, quand elle s’aperçut que ces bruits avaient causé autre chose, bien moins agréable à vive pour la demoiselle, et incroyablement salutaire pour un certain yerik, gambadant maintenant joyeusement dans les campagnes des plaines pandoriennes. Finalement, ce combat n’aurait pas eut lieux… Elle l’aurait peut-être eut… Un semblant de moue boudeuse s’installa quelques secondes sur sa figure, en pensant que la créature aurait pu déjà être sienne. Mais c’était grâce à sa fuite précipitée qu’elle avait pu faire la connaissance de ce na’vy… Son sentiment de rancœur s’enfuit donc aussi vite qu’il était venu, léger comme une plume, remplacé par une forme d’amicale reconnaissance.

    - Avant de rencontrer ce Thanator, j’étais à l’Arbre-Maison, je dormais confortablement. Est-ce que j’étais « bien » ? Possiblement…

    Elle ne fit pas vraiment attention aux paroles qui suivirent, un terme ayant retenu son attention. Il avait bien mentionné le Telukran… Ce n‘était pas anodin, si il dormait dedans, qu’il venait de l’arbre maison… C’était donc un Omaticaya, un membre se son peuple… Peuple qu’elle avait fuit, et quitté, celui pour qui elle vouait la plus profonde affection, les siens pour qui elle s’était enterrée vivante, et ceux qui l’avaient meurtris pendant si longtemps. Son cœur oscillait encore entre haine et amour, et, malgré les années passées, elle ne savait toujours pas de quel côté elle prenait position. Elle ne le ferait jamais certainement. Cependant, le savoir de là-bas l’arrêta brusquement, lui enfonça une épine sanglante, un frein de fatalité, bloquant la suite normale de sa pensée. Pouvait-elle toujours lui faire confiance ? Il pouvait témoigner sa position, l’amener tout droit dans devant ses pères, où elle se ferait rejetée et torturait de nouveaux, seule devant le regard d’autrui… Mais elle avait tellement envie de lui accorder sa confiance, de continuer de l’écouter… Elle le ferait. Seulement, elle choisit de lui cacher volontairement son histoire, jusqu’à ce qu’elle puisse lui avouer sans craintes de représailles. Adossée au rocher, elle rattrapa sa tirade sur le moment, attentive à nouveau à toutes ces phrases flottant autour d’eux.

    Soudainement, elle s’aperçut que ses paroles contenaient bien plus que de simples pensées. C’était une sorte de processus de révélation bien plus profond, à moitié explicite, dévoilant la vie quotidienne de Narri’, ses habitudes, et sa vie passée. Elle trouva en quelques minutes presque autant de réponses que toutes les questions qu’elle se posait à cet instant. Elle savait sa tribu, certaines de ses habitudes, son ikran… Et qu’il avait vécu seul, lui aussi. Quand Tahni entendit ces mots, elle fut prise d’un sentiment étrange, qui l’envahit tout entière, se déplaçant dans ses membres par masses agréables et redoutables, signifiant beaucoup, et à la fois si insignifiantes. Elle n’arrivait pas trop à le décrire, pour peu qu’elle ne l’eût jamais ressentit auparavant. Cette expérience inédite semblait être une sorte de reconnaissance, peut-être… Ou alors un rapprochement pur et brutal. Une force qui attire, qui envoûte, et qui comprend. Lui aussi semblait avoir connu la solitude qui faisait son quotidien, à elle. A part la présence de l’Ikran, il n’y avait aucune donnée qui semblait changer, ce qui conduisait la demoiselle à un trouble étrange et serein. Elle se sentait plus proche de cet homme qu’aucun autre na’vy qu’elle avait pu rencontrer, et avait l’impression d’avoir récupéré une partie de son esprit, capté une partie de son être. Et, au fond d’elle, elle comprit qu’il s’agissait un peu d’un espoir, celui d’avoir rencontré quelqu’un qui pourrait peut-être la comprendre, au moins un peu.

    Il y eut ensuite quelques secondes de silence, qui semblèrent troubler la demoiselle, habituée maintenant à entendre la voix grave de son interlocuteur. Elle releva alors le visage vers celui-ci, qui semblait avec force et détermination chercher ses mots. Elle le regardait, captivée par cette action de recherche et de réflexion, en posant sur lui un regard amical. Enfin, le maître prit une figure plus inspirée, et ne tarda pas a achever son discourt, ouvrant à nouveau la bouche pour conclur :

    - Le temps fait peur, plus que tout… Ce n’est pas de Toruk, ni des Thanator, ni des hauteurs, ni des plantes qui tuent, ni te tout autre chose que l’on devrait avoir peur… mais bien du temps, rien ne peu contrer cela…

    Effectivement, le temps faisait peur. Quoique, la notion n’était pas la même pour tout les individus. Cette dernière phrase amena la demoiselle à reconsidérer la question de son âge. Il devait être un peu plus vieux qu’elle l’avait pensé plus tôt. Du haut de ses dix-sept ans, elle n’avait pas encore pensé à l’impact du temps sur ce qu’elle était, à part pendant le moment crucial et tant attendu de l’adolescence, qui, pour elle, l’avait conduit à l’exil, et à tant de questions, qui restaient pour la plupart, sans réponses. Actuellement, elle avait acquis la philosophie de la vie au jour le jour, sans plus compter les jours passants, bien que ces comptes se faisaient toujours, inlassablement, mais destitué de leur importance original. Et ce genre de pensées ne venaient que, généralement, un peu plus tard dans l’existence. Les dix ans d’écarts qu’elle leur avait attribués commençaient à sembler bien mince, à côté d’une massive pensée de la sorte, et elle du bien s’avouer qu’il devait être plus proche de la trentaine que des vingt-cinq ans. Il avait peut-être même un peu plus, trente-trois, voir trente-cinq… cette question restait flou, et sa recherche s’acheva sur le nombre de trente-trois, qui lui semblait être une bonne moyenne. Cependant, la demoiselle se demandait également si elle n’était pas de trop, elle, presque trop jeune, devant être un sujet de rigolade, une chose inexpérimentée et maladroite remplis d’une jeunesse vive.

    Finalement, au terme de ce discourt, elle ne trouva de réponse à apposer à touts ces dires. Elle avait été captivée par tous ces mots, ces aveux qu’il lui avait dit. Seulement, dans toutes ces sages pensées, elle avait du mal à croire qu’à présent, ses phrases trouveraient la moindre importance, et la moindre intelligence. S’attarder à la réflexion, comme lui, lui était presque prohibé, ne disposant pas d’une intelligence des plus rayonnants, et d’un esprit des plus pointus, en comparaison à une telle sagesse. Il lui fallait tout de même trouvé quelque chose… Son désir de conversation était encore assez flamboyant pour qu’elle cherche activement quelconque phrase à prononcer en réponse… Mais elle n’en trouva malheureusement aucune qui pourrait correspondre à la situation, qui pourrait servir e réponse à tout cela. Ainsi, l’idée du yerik commençait à renaître dans son esprit. Depuis quelques secondes, elle se souvint que sa proie courrait toujours dans la riante campagne, et qu’elle ne pouvait pas achever sa chasse convenablement, comme le voulait la coutume. Même si l’envie de rester là, plongée dans la oisiveté, lui brûlait les muscles, elle du se résoudre à se lever, difficilement. Eh puis, la parole n’y étant pas, elle décida de faire confiance aux gestes.

    Une fois droite, les pieds à nouveau en contacte avec le sol sablonneux, et sec, elle prit une profonde inspiration de l’air chaud, avant de s’étirer légèrement, et faire quelques pas, avançant son corps légèrement engourdie de sa paresse. Après avoir récupéré son arc, et autres objets en sa possession, elle observa, de ses yeux verts, la plaine sous ses yeux, avant que ceci se repose de nouveau sur l’homme encore allongé, son ikran repartit. L’idée de partir lui était à ce moment cruel. C’était méchant de sa part de partir sans rien dire, laissant son accompagnateur ainsi, s’échappant comme une voleuse, alors qu’un début de conversation venait d’être débuté. Néanmoins, elle ne devait attendre trop longtemps, de peur que sa bête ne finisse par prendre le pied sur ses propres gestes. Tahni resta ainsi, le regard dans le vide, pendant quelques minutes. Elle hésitait à poser la question fatidique qui lui restait, brûlante, dévorant avidement son esprit. Peut-être la réaction lui faisait peur. Peut-être qu’elle n’avait pas envie de partir… Elle commença à faire quelques pas en avant, en arrière, à bouger nerveusement, trop timide pour oser proposer enfin ce qu’elle voulait, timide, hésitante, en débat intérieur, pesant le pour et le contre. Soudain, comme prise par son instinct, rassurée par quelque chose, piquée au vif, prête, elle décida de parler, brutalement, clairement, d’une voix calme et gentille, néanmoins, conservant se léger tremblement nerveux :

    - Je dois retourner… Vous voulez venir ? Ce à quoi elle s’empressa d’ajouter, troublée, se jugeant peut-être trop impolie : Enfin, je ne veux pas vous forcer… Je… J’aimerais bien… Que…

    Comme elle l’avait prévue, elle commençait à s’emballer, se perdant dans ses idées, dans ses pensées. L’habitude lui manquait, et avoir entendu ses exploits avec la bête noire avait ajouté à son malaise, la rendant peut-être encore plus malhabile qu’avant, un peu plus trouble. C’est ainsi qu’elle ne finit pas sa phrase, se contentant de rester debout, droites, les mains crispées autour de son arc, le visage baissé, les yeux embrassant cruellement le sol, dans l’espoir d’une veine réaction… Les regrets se firent horriblement plus pressant que d’habitude, ce que son attitude témoignait également. Elle ne bougea pas, légèrement tremblante, attendant patiemment…



    Dernière édition par Tahni Txe'lan le Dim 20 Fév - 21:40, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Sam 19 Fév - 4:39

    Toujours dominé de ce soleil flamboyant, je reste crampé, collé, à cette roche comme une ventouse à une vitre. Je regarde ce reflet d’un lac inversé ; tant on perçoit le ciel dans le reflet de l’eau que l’eau dans le ciel. C’est si vaste… tant la mer que l’espace. Jamais un Na’vi n’a eu l’occasion d’aller voir ce qu’il y a au-delà de Pandora… Et ce n’est pas parce que certains ne se sont pas essayés avec leur Ikran d’aller le plus haut qu’ils le pouvaient pour constater que c’était impossible de quitter ainsi le sol. Quelques touffes d’eau condensé volent dans les airs ici et là. Mais me sortant de mes observations, quelques bruits de glissement, de frottement à la roche se fait entendre.

    Tant qu’à moi je reste ainsi couché ; pourquoi ? Simplement parce que je ne veux pas m’imposer, bien qu’il soit peut-être déjà un peu tard pour penser cela. Si cette personne veut de moi autant que je pense qu’elle semble avoir besoin de compagnie, qu’en la regardant ainsi refermé, on peut voir et penser ce qu’on veut, mais au fond, c’est forcément une forme d’aide qu’elle a besoin. Et cette aide pourrait fort bien être moi-même, de quelconque moyen. Je l’écoute s’asseoir avant de prendre son arc et ses flèches pour ensuite se lever et faire quelques pas… Je porte attention à ses pas, créant un bruit fin, mais audible lors de leur écrasement au sol. Celle-ci fait du surplace… Cette hésitation m’intrigue beaucoup… comme si elle ne voulait pas partir, mais qu’elle ne voulait pas non plus rester. Comme nous avons déjà « discuté » ce n’est pas un problème de langue… Alors j’attends impatiemment ce qu’elle doit probablement avoir de la misère à dire, mais que finalement elle prononça.

    - Je dois retourner… Vous voulez venir ? … Enfin, je ne veux pas vous forcer… Je … J’aimerais bien… Que…

    Eh bien voilà une phrase en décomposition, un casse-tête oral, un casse-tête moral. Est-ce que de tout mon être, venu ici par hasard rencontrer une certaine Tahni Txe’lan, ayant raconté un peu qui je suis et d’où je viens, ayant dit mon nom et montré mon intérêt, je partirais comme ci comme ça comme si de rien n’était ? Je refuse incontestablement cette idée. Il y a ici, une invitation, que j’ose prendre pendant qu’elle m’est offerte…

    - Je serais heureux de vous accompagner aussi longtemps que j’apporterai du bien. Aucunement vous me forcez à vous suivre comme aucunement je suis forcer de vous suivre, tout est par pure… (Le mot m’échappe alors… mais complète quand même ma phrase avec un semblable) instinct.

    Peut-être que ce mot ne convient pas, peut-être que oui… Je ne suis pas persuadé, mais il peut aller là. Puisqu’il y a en moi, une part d’instinct qui me guide, et que j’écoute plus souvent que j’écoute ma raison. Même une chose illogique, voire suicidaire que ma pensé dit « non », si mon instinct contredit ma raison, il l’emporte et je vais éviter la mort de près.

    Alors je me lève et regarde la personne tournée vers moi, mais avec des yeux nuageux, s’évaporant dans le sol, se cachant, et avec sa tête baissée dominée de sa crinière tressée. Je marche quelques pas en sa direction, plus pressé du tout, comprenant que je suis en présence de quelqu’une de particulier. À porté de main, j’hésite de tenter un contacte encore… mais je me réside à laisser le temps faire son travail et de laisser Tahni’ s’approcher de moi si elle le désir, qu’à présent, je serai encore plus patient et moins cherchant le contact physique.

    Ainsi debout, tout deux, je confirme gentiment ma réponse :

    - J’irai où tu iras, la destination m’importe guerre. J’ai l’habitude de « l’éloigné ». La forêt c’est ma maison, le Kelutral c’est juste mon lit, et les plaines sont ma cour…

    Repassant ce que je viens de dire, j’esquisse un sourire à l’idée de la grosseur de ma maison… La forêt est tellement immense, que je n’en ai même pas fait le tour durant mon voyage. Alors comment imaginer les murs d’un tel édifice, si l’on ne connaît même pas ses frontières ? Qu’importe, c’est Ma maison, mais cette maison, je la partage avec tous. Je regarde les yeux profonds de Tahni pendant un court moment alors qu’elle s’est tournée vers moi. Je croise ici un regard pétillant, merveilleux, brave, persévérant, mais derrière cela… Il y avait autre chose, d’un peu plus fort, voire même envahissant… J’ai du mal à voir… J’ai du mal à deviner. Mais alors que je cherchais dans ses yeux, j’ai eu en moi-même un retour de pensé ; qu’est-ce que mes yeux disent ? Je ne me regarde que rarement… je n’ai jamais vraiment porté attention à ce que j’émets comme être… Est-ce que je fais peur ? Est-ce que je lui ai fait peur !? Je perds de vu ses yeux et alors je sors de mon questionnement, commençant tout deux à avancer, quittant cet endroit insignifiant à première vue, mais est le site d’une rencontre que j’espère comme toutes les autres, durera.

    Spoiler:
     


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Sam 19 Fév - 14:40

    - Je serais heureux de vous accompagner aussi longtemps que j’apporterai du bien. Aucunement vous me forcez à vous suivre comme aucunement je suis forcer de vous suivre, tout est par pure… instinct.

    Quand les message parvint aux oreilles mouvantes de la demoiselle, elle fut soudain soulagée, se détendant un peu. Néanmoins, la légère attente qu'il eut sur le mot instinct l'intrigua légèrement, en ce demandant pourquoi il y avait un léger silence à ce moment là. Était-ce un mensonge? Ce fut la première chose qui apparut logique à l'esprit de la demoiselle. Il était en effet possible qu'il avait tout simplement tenté de modifier ses mots, modifiant ainsi ses pensées. Seulement, au vu de son dernier discourt, il lui sembla que ceci avait une sorte de visée plus spirituelle, et que le na'vy avait quelque chose à faire avec son esprit à ce moment là, problème de vocabulaire, ou une pensée un peu perturbante. Une brise assez rafraîchissante choisit ce moment pour commencer à souffler sur la plaine, déclanchant tour à tour les tremblements des feuilles, les frissons des herbes et des plantes plus proches du sol, et une envolée capillaire pour les deux protagonistes, dont les tresses dorsales étaient particulièrement longues, comme le voulait la spécificité de la race. A vrai dire, cette caractéristique était vraiment bien choisit pour l'espèce, et ajoutait, en plus d'une coiffure très originale et sauvage, un atout pratique.

    L'homme sembla se lever peu après, s'approchant d'elle. Tahni ne bougea pas, ne sachant que faire, crispant toujours son regard sur la terre sous-jacente. Ce mouvement soudain était assez troublant, et, comme à son habitude, la demoiselle eut besoin de réfléchir quelques secondes, pour esquiver le mouvements, le dévier, ou accepter. Finalement, la dernière option fut privilégié. Le temps qu'elle commence à voir les options, il se tenait déjà debout devant elle. La bleutée se sentit soudain un peu gênée, se sentant observée, ce qui redoubla sa timidité, et la force de celle-ci, la contraignant à se crisper un peu plus, munit d'un dos éclatant de droiture, ses cheveux recouvrant son visage et le côté de celui-ci, l'enfermant dans une cage brune. Si l'arc qu'elle avait en main pouvait ressentir la douleur, il aurait eut très mal, tant la pression que les paumes de la demoiselle exerçaient sur lui était forte. Elle finit par dévier ses yeux du sol, regardant sur le côté, n'osant les relever plus haut que la ligne d'horizon dans le lointain. Au dessus de celle-ci, un groupe d'animal, des banshees certainement, s'élevèrent en groupe, gagnant rapidement le bleu du ciel, planant avec grâce et calme entre les petits cumulus blancs.

    - J’irai où tu iras, la destination m’importe guerre. J’ai l’habitude de « l’éloigné ». La forêt c’est ma maison, le Kelutral c’est juste mon lit, et les plaines sont ma cour…

    Dés qu'elle comprit l'intitulé de la phrase, elle redressa brusque la face vers l'omaticaya. Elle arborait cette fois un sourire spontanée, joyeuse d'avoir était comprise, et d'avoir une réponse positive. Sans gêne aucune, elle regarda l'homme quelques secondes, sans que ce contact visuel ne la trouble vraiment, du moins, pas autant que quand il était à sens unique, étrangement. Mis à part une profonde sagesse, elle crut discerner dans ses yeux une profonde réflexions, et certaines questions, qu'il devait se demander à lui même, à cet instant là. Il semblait étonnement pensif, munit d'une âme vaste et profonde, qui devait souvent explorer, certainement. Elle scrutait leur couleur, le moindre trait saillant l'iris, observait leur profondeur. C'était assez amusant de pouvoir étudier le regard de quelqu'un, le regard étant une forme de communication, un langage à part entière, qu'étonnement personne ne comprenait vraiment, ne pouvait parler sans trop s'avancer, ou commettre quelques erreurs de traduction. " la forêt c'est ma maison, le Kelutral, mon lit..."... Alors, il vivait lui aussi en liberté, d'une certaine façon, osant s'enfuir de cet arbre immense? Tahni ébaucha son sourire une nouvelle fois, ou garnit le premier de plus de jovialité, quittant le regard de son accompagnateur pour se diriger vers les plaines, et quitter leur balcon en forêt.

    Très vite, un enthousiasme brutal et vif transforma la demoiselle, qui quitta soudain son stress et sa retenue pour retrouver son insouciance naturelle. L'air vivifiant de la campagne emplit ses narines de leur pureté, remettant son instinct de chasseur à chaud. Elle avait envie d'explorer ce nouveau territoire de fond en comble, de l'étudier, d'examiner chaque espèce, chaque plante, alors que ses jambes marchaient de plus en plus vite, appréciant le contacte humide de la terre brune, entre les brins d'herbes, et les plantes un peu plus hautes. Cet endroit, où elle n'avait aucun risque de tomber, ou d'éprouver le moindre vertige, était incroyablement stimulant, lui faisait respirer la liberté. A vu d'oeil, la plaine se dérouler sur de nombreux kilomètres, jusqu'à s'achever dans le lointain. Il y avait des chances qu'en continuant ainsi, tout droit, ils trouvent des montagnes, ou un point d'eau, comme une grande rivière. De nombreux animaux devaient vivre là, et les espèce devaient se faire foisonnantes, sous de formes multiples. Certainement beaucoup d'espèce chevalière, ou à pattes plates, plus adaptés à ce milieu, et à de longues marches, en meutes ou en solitaire, correspondant à ce genre de terrain. De même, les animaux à pattes ou à "mains", comme les fan-lizards, devaient se faire rares dans un endroit pareilles, voir ne pas existaient du tout. Une question survola l'esprit de la demoiselle, soudain: Il y avait-il aussi une bioluminescence ici aussi? Elle désirait le découvrir.

    En s'avançant au milieu de cette endroit, les cheveux aux vents, portée sur une aile d'euphorie, elle se mit à courir, joyeuse, transportait par l'endroit, avant de se retourner net vers Narri', saisie par une idée. Elle ne lui avait pas expliqué la raison qui la menait dans ces plaines. Elle se rapprocha alors, le sourire au lèvre, bien plus interactive et moins timide qu'avant, se poussant à mettre en place tout le respect qu'elle pouvait montrer. Se mettre ainsi à courir était un acte assez impoli en soit, ne se faisait pas. Elle s'avança alors, désolée, aimable, se plaçant à côté de lui, pour lui expliquer calmement ce qu'elle était venue cherché, ne sachant si il savait pour le yerik, et si il l'avait vu.

    - Je... Excusez moi d'être impolie... Tout à l'heur, je chassais un yerik qui m'a échappé dans ces plaines, et j'aimerais beaucoup pouvoir l'avoir. Dit-elle en regardant ses mains jointes, un peu hésitante, l'arc sur son épaule.

    Elle marqua ensuite une petite pose, le temps de se demander ce qu'elle pouvait dire ensuite, estimant qu'elle n'était pas été assez loin dans ses explications. Finalement, elle choisit de lui révéler qu'elle le traquer depuis longtemps, espérant ainsi montrer sa détermination.

    - A vrai dire, je le cherche depuis trois jours...

    Elle regarda à nouveau la plaine à ce moment là, posant sur son front sa main, masquant ainsi le soleil de ses yeux, et les recouvrant d'un voile d'ombre agréable et apaisant, laissant dans sa voix un soupçon de mélancolie. Si ses souvenirs étaient exactes, ils se dirigeaient vers la où le yerik était partit, et ne tarderait peut-être pas à retrouver sa trace. Tahni arborait maintenant un sourire joyeux, un air apaisé. Dans ce genre de situation, elle était habituellement stressée, s'énervant facilement, faute d'indice, ou de temps. Pouvoir parler, se sentir épaulée, et aidée, l'aidait beaucoup, la calmait. Si elle avait pu, elle aurait peut-être pu affronter ses peurs, battre un tahnator, pourquoi pas? Un profond sentiment de reconnaissance l'emplit, alors qu'elle marchait à la même vitesse que le na'vy, faisant attention à ne pas se laisser emporter par la joie, sans se rendre compte de son caractère lunatique. Elle continuait de l'observer de temps en temps, son sourire, décidé à ne pas quitter ses lèvres avant longtemps, charmée par la beauté du paysage, la sensation de la chasse, et les joies de marcher en bonne compagnie. Cependant, il résidait en elle une forme de douleur inavouable, et une peur, alliée à la distance entre elle et son "logis". Patiente, elle regardait la plaine, calme, et posée, rassurée par la présence de cet homme à côté d'elle, espérant ne pas le surprendre, ne pas l'irriter, ou le vexer, par quelques actions que ce soit...



    Dernière édition par Tahni Txe'lan le Mer 23 Fév - 18:01, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Dim 20 Fév - 4:58

    Dès que ma réponse fut comprise à ses oreilles, un sourire apparut dans son joli visage rayé et pointillé. Il était évident qu’elle était contente que je la suive, même si elle ne savait pas pour combien de temps, comme si cela n’avait d’importance et que bien au contraire, le moment présent est devenu l’importance et, en ce cas ci, est devenu merveilleux. C’est de ses yeux, sous trois couches que j’ai trouvé cette expression ; l’une étant une protection contre tous, que j’ai dû passer alors que j’attendais patiemment sur la roche, la deuxième étant ce qu’elle est en ce moment, joyeux et vivante et cette autre couche, qui semble être cachée, indécelable. Je sais très bien que la patience remporte plus de bataille que la presse. Et c’est pourquoi, je ne presserai rien et vivrai le moment présent dans cette gaieté et cette vivacité comme elle le fait.

    Alors qu’elle commence à marcher, je la regarde aller, son air ayant changé du tout au tout. Il n’y a que… plusieurs minutes, elle rageait contre une roche, à présent… elle commence à courir parmi l’herbe et les pierres, le vent et la lumière, la joie et la douceur… De ce pas, j’accélère afin de rester relativement près d’elle. Je la regarde regarder l’horizon, je l’observe observer les alentours, je la dévisage comme elle dévisage ce qu’il y a autour… Et elle continu de courir, avec de plus en plus d’acharnement. Je la suis aisément, bien que le rythme est assez rapide… Elle s’arrête un moment plus tard, se tournant vers moi, alors je ralentis. Je trouve ça plutôt amusant, courir ainsi, au milieu d’une plaine, même si au loin d’où l’on vient, on peut voir la lisère de la forêt. Se laisser envouter par nos sens, c’est un sentiment magnifique… le 6ièm sens, c’est lui qui rassemble les 5 premier en même temps…

    S’approchant de moi, elle s’excuse et m’informe du yerik qu’elle chasse. Je vois tout de suite l’animal qui fuguait alors que j’eus terminé avec le Thanator. Je souris un peu, et essais de prédire où il pourrait être à présent. J’imagine qu’il doit être assez loin… dans la direction que Tahni’ se dirige. Quand elle dit alors qu’elle le poursuit depuis trois jours, je confirme ce que j’avais vu dans ses yeux pour la persévérance ; continuer jusqu’à temps d’avoir son butin. Et je me dis que je pourrais peut-être l’aider, mais bien sûr, c’est sa proie, ce n’est pas moi qui la tuerait et ce même si elle passait juste à côté de moi.

    Je me demande dans ma tête s’il m’est arrivé de traquer une proie pendant plus de trois jours consécutif… la réponse que j’obtiens ; oui, pendant plus d’une semaine même… à un tel point que je ne comptais plus les jours embusqués à avancer à tâtons. Il faut savoir que je me défendais tout comme je chassais qu’avec mon couteau… ce qui rend la tâche beaucoup plus difficile. Chasser à l’arc et chasser au couteau, il y a une différence de distance, de contact avec la proie, de camouflage, de la cible du coup… J’ai dû tellement avoir de la patience et des échecs avant d’avoir une première proie, devant soit, qui succombe à mon couteau.

    Pendant que je pense à mes expériences et que l’on marche ainsi, un peu plus calmement qu’à la course, mes yeux croisent son arc qui me fait réaliser, que je n’ai pas d’arc… J’ai essayé durant mon voyage de m’en faire un à plusieurs reprise, mais… sois la qualité du bois était moindre, sois la corde n’était pas solide… ou trop solide ; incapable de la tendre, sois mes nœuds n’étaient pas correcte, ou encore mes flèches croches… Je n’ai pas réussi à me faire un bon arc comme mes frères savent faire. C’est pourquoi je me suis lassé de faire un arc et que j’ai décidé de pratiquer la chasse qu’avec un couteau… « On peut toujours le lancer… » Alors voilà, quand je regarde l’arc de Tahni’ j’espère ne jamais avoir à l’utiliser ! Je saurais forcément m’en servir, mais probablement pas mieux qu’elle-même.

    Cette idée que je ne sache pas bien manier un arc me rappel un vieux proverbe qu’un vieillard m’a dit un jour… en y pensant, je le dis à demi-voix, assez fort pour qu’elle entende, sachant que le sujet est peut-être adéquat.

    - « Nous sommes tous ignorants… mais nous n’ignorons pas tous les mêmes choses. »

    Je souris encore un peu ; je ne me souviens pas de la dernière fois où j’aurais ri au éclat… je n’ai aucun souvenir en ce sens. Enfin, afin d’expliquer un peu ce que je viens de dire pour que madame puisse comprendre pourquoi je dis cela, je précise en demandant :

    - Tu me crois si je dis que je suis moins habile que toi sur ton arc ?

    Cette fois le sourire est un peu plus grand, sachant très bien que ce n’est pas commun un Na’vi ne sachant pas utiliser un tel instrument de défense et que je me rabaisse un peu… Bien sûr que je sais possiblement mieux me battre qu’elle avec un couteau, mais reste que je crois être moins bon sous certaines facettes du combat à distance. Je continu à marcher, ne ralentissant pas la vitesse modérée qui domine entre nous deux. Quelques minutes plus tard, de nouveau perdu dans mes pensées, je tombe sur une question que je saurais répondre sans qu’elle n’y répondre…

    - Humm… Tu viens d’où… ou plutôt… tu résides où ?

    Je ne sais pas trop comment formuler ma question… mais d’autres s’en suivent.

    - Cela fait longtemps que tu chasses ? Et… avant de chasser, tu faisais quoi ? ….

    Les questions dans ma tête s’enchaînent plus vite que je ne sais les dire… Celle-ci se rapportant à où elle est née, jusqu’à pourquoi est-elle seule, en passant par si elle a un clan, sans oublier si elle possède un Ikran… Mais ne voulant l’assaillir de questions parfois personnelles, j’évite d’en dire plus… Par peur de brouiller son état de béatitude comparé à tout à l’heure…Je ne fais que la regarder, laissant mes yeux grands ouvert pour « parler » comme « entendre ».

    La terre est chaude et le vent rafraichissant, les rayons tombants, et les nuages envahissant…

    Spoiler:
     


    --------------------------------
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Dim 20 Fév - 21:39

    Depuis quelques minutes, il sembla que le temps commence à tourner. La terre, encore gorgée d'humidité, ne faisait pas bon ménage avec la chaleur ambiante, et la brise fraîche descendu des cieux, accompagnée de sa fidèle armée de nuages au garde à vous, s'infiltrant patiemment dans le ciel, maculé à présent de tâches blanches, déchirant le bleu, et déclinant les rayons du soleil, les rendants tristes et fades, tamisant la lumière. Par cet étrange jeu de météo, les cumulus, perdant peu à peu de leur altitude, dessinaient sur le sol d'amusantes zébrures d'ombre, correspondant à leur forme, leur aspect cotonneux et volumineux, presque appétissant. Le changement de temps était un phénomène amusant, toujours aussi surprenant, quelques soient les situations, et les êtres découvraient toujours, avec surprise, ou dégoût, comment pouvait, par caprice, changer le ciel en quelques minutes, se transformant agréablement, ou se révélant être un cadeau ô combien empoisonné. Pour un chasseur, l'arrivée de pluie, notamment en pleine jungle, pourrait être fatale, à lui, ou à l'avenir de sa chasse, avortée par des précipitations incongrues, une augmentation du niveau de l'eau, et l'effacement pur et simple des traces. En plaine, la situation devait s'avérer différente, moins catastrophique peut-être, par le terrain plat, et la terre plus avide.

    La demoiselle restait calme, la caresse du vent balayant ses cheveux tressés, les forçant à se déplacer sur le côté, et à se rabattre au dessus de son épaule. Elle était assez heureuse d'avoir parlé, finalement, sentant la parole venir à elle plus naturellement, commençant à rompre les liens qui l'enfermaient dans le silence, se libérant de son étau de mutisme. Finalement, avoir une conversation était quelque chose d très amusant, ceci confirmant les quelques échanges qu'elle avait eut ses derniers temps, avec d'autres rencontres qu'elle avait eut récemment, avec na'vy ou avatar, rencontrés eux aussi aux hasards d'un détour. Elle s'arrêta sur cette pensée, qui aboutit à une nouvelle réflexion. Sa maison... Enfin, sa crevasse devait être très bien caché, pour que personne ne l'eut encore découvert depuis les cinq ans qu'elle y habitait. Peut-être était-ce parce qu'elle était sous terre, et difficilement visible de l'extérieur? Mais elle n'avait pas encore croisé quelqu'un aux alentours non plus... Tahni se représentait mentalement son logis, et ses environs, s'apercevant que l'endroit était assez difficilement repérable, et que son accès n'était pas facile.

    Il y eut ensuite quelques minutes de silence, ou seul le soufflement du vent sur la plaine faisait entendre son rugissement, hurlant sa liberté contre le sol. Contrairement à ce que voulait la tradition, ce silence là n'était pas gênant. Quelques minutes auparavant, la bleuté aurait probablement été terriblement inquiète de cet absence de réponse, aurait repassé au peigne fin la moindre de ses réponses, les examinant méticuleusement, décelant la moindre faille, et pleurant son incapacité... Finalement, la culpabilité l'aurait probablement gagné, et elle aurait été incapable de parler à nouveau, avant de longues minutes, jugeant son discourt terriblement insignifiant. Mais là, quelque chose de serein résidait, un je ne sais quoi de calme, qui annulé quelconque gravité, rendant, même dans l'absence de paroles, la situation paisible. Le silence était ici rassurant, et non pas odieux, fixant sur les lèvres de la na'vy son sourire tranquille et indécodable. Elle était gagné d'une sorte de patiente incroyable et imbattable, chose qu'il lui était rare, car elle ne disposait pas de cette qualité dans son caractère en règle général, et elle n'avait atteint cette état de grâce que lors d'une paix sincère et profonde. Cependant, au bout de quelques autres minutes, le fameux Narri' lui répondit:

    - « Nous sommes tous ignorants… mais nous n’ignorons pas tous les mêmes choses. »

    Intriguée, la demoiselle retourna son visage vers celui de l'homme, sans vraiment comprendre, du pourquoi au comment. Elle se contenta d'observer, souriante, se repassant les mots intérieurement, comprenant le sens infime de la phrase, sans pour autant pousser l'analyse. Elle n'avait jamais était douée dans ce domaine, et avait du mal à saisir la philosophie de toute chose, se contentant de voir la "beauté intérieur", de comprendre le brute, la pureté résidant en tout être, leur sens profond restant encore quelque chose d'inconcevable, de trop complexe. " Oui, il a bien raison... Par exemple, il sait voler, et je l'ignore! ", pensa-t-elle innocemment, insouciante en son fort intérieur. Elle n'osa cependant demander plus d'explication, pensant immédiatement qu'elle ferait spectacle de son intelligence "rayonnante", et que ceci ne ferait que l'enfoncer un peu plus, la faisant atteindre les baffons du genre na'vy, et qu'elle finirait par avoir l'air encore plus idiote qu'elle ne l'était déjà. C'est ainsi qu'elle se contenta de prendre l'information pour elle, sans essayer de savoir pourquoi il le disait, ce qui motivait sa parole, ou encore le but précis de celle-ci. Pourtant, elle se dit que peut-être elle le saurait bientôt, alors qu'elle fixait les plaines de son regard curieux. C'était vraiment un endroit serein.

    - Tu me crois si je dis que je suis moins habile que toi sur ton arc ?

    En effet, elle avait du mal à l'imaginer. Elle retourna alors vers lui des yeux emplis de surprise, et d'étonnement, en entendant cette information. A bien l'examiner avec un peu plus d'importance, elle s'aperçut qu'il n'avait bel et bien aucun arc. La demoiselle le prenait avec encore plus d'admiration, puisque, si c'était bien le cas, il pouvait affronter les fauves noirs avec, pour tout arme... L'image du couteau qu'elle avait manqué de recevoir un peu plus tôt lui revint à l'esprit. Elle revoyait encore la lame luisante et brillante, le bord légèrement ciselé et aiguisé, le manche usé... Un chasseur de corps, dans ce cas. Cette discipline était assez inconnue à la Tahni, qui avait du mal à se battre seule, munie d'un simple couteau. Sans ses flèches, espérer atteindre sa cible a distance n'était qu'un doux rêve curieusement idéalisé, qu'elle ne pensait pas atteindre de si tôt. Finalement, la chasse au couteau était réellement une discipline plus masculine que celle à l'arc, et ceci venait confirmer un peu plus son hypothèse, bien que l'inverse devait être parfaitement possible. Cependant, alors qu'elle apercevait aux loin un troupeau de quelconque bêtes se déplacer, elle se demanda si un jour, elle aurait l'occasion de la vérifier...

    Après quelques minutes, les oreilles de la na'vy se dressèrent sur le côté de ses oreilles, à mesure que son coeur battait plus vite.

    - Humm… Tu viens d’où… ou plutôt… tu résides où ?

    Elle sembla légèrement plus crispée, mais relâcha discrètement une petite bouffée d'air, heureuse qu'il ait changé sa question subitement. Quand elle eut entendu ses premiers mots, elle avait sentit couler dans ses veines un flot incontrôlé d'adrénaline, qui brusquait encore un peu son cerveau, quand elle commença à vouloir articuler quelque chose. D'où elle venait... Elle aimerait bien le savoir... Des omaticayas, évidement... mais le dire ne serait pas une insulte à ce clan tant aimé? Non, une tribu telle que celle-là ne pouvait avoir engendré tel horreur... Enfin, elle n'avait plus à répondre à cette question maintenant, elle pouvait se concentrer sur la vraie. Ce na'vy lui inspirait une réelle confiance, et lui révéler qu'elle dans la jungle ne la gênerait pas, bien au contraire. Après tout, il semblait que lui aussi ne soit pas un "résidant" parfait, et qu'il lui arrive de passer quelque jours hors de l'arbre maison, une sorte de nomade chasseur, vivant avec son ikran. Cette information lui faisait plaisir, et elle comprit qu'elle ne devait pas avoir peur de le dire. Eh puis, d'une certaine façon, il devait déjà l'avoir un peu deviné... Bien que, d'une certaine façon, les retours l'effrayaient un peu plus... Elle n'eut pas le temps de répondre, de nouvelles questions se précipitaient déjà:

    - Cela fait longtemps que tu chasses ? Et… avant de chasser, tu faisais quoi ?

    En quelques minutes, elle se retrouvait assaillie de questions, ne sachant pas où commencer, la bouche ouverte, douteuse sur l'ordre qu'elle devait suivre pour pouvoir fournir toutes les réponses qu'elle devait rendre. Et, également, un léger silence hésitant à la fin des paroles de Narri' lui laissait supposer que la liste de ses questions n'était achever. Elle laissa échapper un petit rire amusée, souriant à pleine dent de la situation. La demoiselle, timide, qui avait presque autant de questions à poser, se retrouver dans la paradoxale situation d'être questionnée. Mais, loin de se sentir obligée, elle était étonnée d'avoir à parler d'elle, ne sentant dans le ton du na'vy aucune méchanceté, aucun pique humiliant, aucun a priori. Durant des années, la colère et le mépris qu'elle avait entendu dans tant de voix résonnait encore dans ses oreilles, lui laissant un souvenir amer de sa dernière intervention ayant un sujet personnel. Accordant sa confiance, se sentant à l'aise, elle décida de prendre la parole, et de répondre a ces questions posées, le devant, tel le voulait la politesse. Sans le vouloir, elle ferma les yeux, marchant par sensation, savourant ces secondes d'intenses liberté, ralentissant un peu le pas.

    Alors que la demoiselle préparait sa réponse, au loin, on pouvait voir un léger filet luisant et long, parcourant plusieurs kilomètres, et disparaissant sur les côtés, semblant pourtant continuer jusqu'au bout de l'horizon. Ce devait certainement être un court d'eau, probablement plus imposant de sa largeur que de sa profondeur, comme était le cas de beaucoup d'entre eux sur ce territoire, et probablement pourvue d'un fond sablonneux, abritant quelques roches pointues, ou quelques galets. Ils risqueraient fortement de l'atteindre si ils continuaient tout droit sur leur lancée dans cette direction. Les quelques rayons du soleil éclairant ce ruisseau semblait renvoyer un nuage de luciole blanche, quelques éclats de lumières indépendants des uns des autres, essayant de briller chacun plus que l'autre dans une compétition de lueurs. Ce point d'eau accueillait certainement un grand nombre d'animaux venus se rincer la gorge, ou se désaltérer après une longue journée de marche. En rouvrant les yeux, la demoiselle espéra au fond d'elle que son yerik s'y trouvait, bien qu'une part d'elle souhaitait faire durer le plaisir du voyage encore plus longtemps, et qu'ils parcoururent un peu plus de chemin pour pister la bête.

    Finalement, après quelques autres secondes d'attente, la demoiselle rouvrit ses yeux, et retourna au côté du na'vy, accélérant sa marche qui avait cruellement ralentit. Elle lui envoya un regard amical et finit par dire, toujours un peu hésitante, mais gagnant encore un peu en confiance, après avoir légèrement travaillé sa réponse, pour être sûre d'y avoir inclus toutes les informations demandées:

    - Je... Enfin, j'habite dans la jungle... Dans une sorte de crevasse plus précisément...

    Alors qu'elle parlait, elle dessinait avec ses mains droites la forme de son logis, les faisant dessiner une sorte de creux, et décrivant une ligne, qui s'étendait un peu en longueur. Elle avait souvenir que le langage, du moins, celui Omaticaya, était assez visuel, et il était bon qu'elle l'agrémente de quelques mouvements pour expliciter au maximum son idée, bien que du haut de son caractère innocent, elle ne pouvait qu'être assez floue et malhabile dans ses explications gestuelles. Cependant, elle s'empressa de continuer sa phrase, pour ajouter la suite des réponses, une lueur de concentration habitant son oeil:

    - Et je chasse depuis... Hum... Cinq ans, c'est ma principale activité... Avant de chasser... C'est difficile à dire!

    C'est dans un éclat de rire qu'elle prononça ses derniers mots, un sourire joyeux au visage. Mais, intérieurement, c'était dans un tout autre état qu'elle était. L'époque post-chasse était le temps de son recouvrement physique, après la triste événement qui avait détruit le reste de sa vie, et sa vie au sein du clan Omaticaya. Inconsciemment, Tahni baissa la tête, de tristesse ou de regret, son visage lumineux, comme la joie dans ses yeux ayant disparus. Elle avait décidé de ne pas aborder le sujet. La peur des moqueries, et la honte lourde et douloureuse pesant sur ses épaules lui fournissaient une excuse suffisante, et une peur assez solide pour taire ces événements, dans sa parole comme dans sa mémoire, ne voulant pas détruire le début de connaissance qu'elle avait commencé à construire, et ne voulant pas se souvenir de ces moments de joie enfantine, privé de conscience, et de responsabilité, ou toutes ses pensées concernant l'avenir n'était que doux rêves d'évasion, long vol en compagnie de ce qu'elle ne pourrait pas avoir... A l'époque, elle ne comprenait pas... Si seulement elle n'avait pas agis comme une enfant... Enfin, maintenant, c'était trop tard, et elle s'empressa de chasser toute cette peine, voulant profiter de cette marche vivifiante et enrichissante. La liberté l'envahissant de nouveau, elle retrouva son visage joyeux, et rajouta à ce qu'elle avait déjà dit:

    - Et vous?

    C'était certes une réponse assez banale, mais elle avait réellement envie de savoir la réponse, vouant pour cet intrigant na'vy une curiosité grandissante, et une grande admiration. Elle était certaine qu'il connaissait beaucoup, et qu'elle avait affaire à quelqu'un de sage et d'unique, avec qui elle espérait bien devenir ami. C'est les yeux remplis d'un espoir épicé qu'elle le regarda à nouveau, alors qu'au dessus d'eux, un important nuage, d'un blanc éclatant, survolait la plaine de son apparence magiquement cotonneuse. Transportée par la vie et l'insouciance, elle avançait à ses côtés...



    Dernière édition par Tahni Txe'lan le Mer 23 Fév - 18:02, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Lun 21 Fév - 2:44

    J’ai trop de question en tête… Il en pleut de tous les côtés ! Il en sort par toutes les extrémités trouées ! Mais fini par tout boucher ses trous échappant des mots. Ainsi, seul 3 questions on finalement eu le temps de sortir et d’être posées. J’ai alors droit à un sourire, même un rire… En la regardant rire ainsi, je vois mes parents… Je n’ai pas vu de Na’vi rire vraiment dernièrement, même moi, il est rare de rire seul… C’est donc un magnifique sourire que j’observe. Je la regarde fermer les yeux, ne laissant à autrui un accès aux pensées. Pendant ce moment, je regarde au-delà d’elle-même, voir le lointain se fondre dans la distance et l’humidité qui s’accumule. Je respire alors un bon coup, remplis mes poumons à leur maximum avant de relâcher sereinement en devinant que le temps risque de se gâter tranquillement au cours de l’après-midi. À coup l’air échappé et remplacé, je me rends compte que Tahni’ avait ralenti les yeux fermés. Je me retourne donc pendant qu’elle ouvre ses yeux. On se rejoint de nouveau quelques pas plus loin et elle commence à répondre à mon questionnement.

    - Je… Enfin, j’habite dans la jungle… Dans une sorte de crevasse plus précisément…

    Je comprends assez bien, mais celle-ci commence à mimer une crevasse habilement, mais avec des drôles de mouvements… Elle continu donc par les mots sur une autre question…

    - Et je chasse depuis… Hum… Cinq ans, c’est ma principale activité… Avant de chasser… C’est difficile à dire !

    Je la regarde rire de bon souffle avant de ne pencher un peu la tête, retournant dans ses idées probablement plus sombres. Je regarde la dame, cinq ans de chasse, « quelle âge pourrait-elle avoir ? Si je dis que j’ai quitté un peu tôt le berceau familial, sois à 10 ans et que j’ai appris de moi-même à chasser en ayant un peu regarder les autres faires… Cela lui donnerait 15 ans. » Je la regarde de nouveau, constatant qu’elle doit forcément être plus vieille malgré une certaine apparence de… fragilité. « 17, 18, 20, 25 ? » Je renie tout de suite le 25 ans… Je me demande ensuite le 20 ans… Ne sachant trop, j’estime entre 15 et 20 ans. En repensant à mes calcules, 5 ans de chasse, elle aurait commencé à chasser à 15 ans ? Je descends alors mon estimation entre 15 et 19, ce qui me paraissait plutôt bien selon son apparence et le nombre d’année de chasse.

    Toutefois, c’est cet autre côté, le « avant » alors qu’elle avait répondu que c’était difficile à dire. « Qu’est-ce qui est difficile à dire ? Elle a oublié ? Ou… il s’est passé quelque chose ? » Ce n’est pas vraiment à moi à demander… si elle a quelque chose à me dire, elle me le dira, si elle le veut… Je constate qu’elle parle de plus en plus et de mieux en mieux, la voix un peu moins tremblante, et plus joyeuse. Ça me rend content de la rendre contente.

    - Et vous ?

    Voilà de nouveau ce retour de question qui revient toujours, une presque question puisqu’en fait, la formulation n’est pas grammaticale. « Et vous » n’est pas une question. Mais on comprend le sens, et donc on répond comme si c’était une formulation adéquate.

    - Moi… ? Vous êtes intéressé à savoir où j’habite, il y a combien de temps que je chasse, et ce que je faisais avant… ?

    Prenant un air souriant, à la limite dit : « charmeur », mais loin de moi l’idée de charmer. Juste, gardant un moment d’intrigue dans les airs quelques secondes…

    - Je n’habite pas à un endroit précisément. Mais si on change la question pour où je passe mes nuits, je répondrais là où les gens veulent de moi. En d’autres mots, avec les miens, en pleine forêt ou encore en compagnie de d’autres clans, pourquoi pas.

    Il m’est déjà arrivé de croiser d’autres clans, mais jamais de dormir chez eux, malgré leur grande hospitalité en générale.

    - Je chasse depuis…

    J’essais de me rappeler la première chasse que j’ai participée. Cela remonte il y a longtemps. Je dirais un peu avant le début de mon voyage, à l’âge de 10 ans. Ce qui veut dire… 27 ans. Je remarque comment c’est long 27 ans…

    - Je chasse depuis environ 27 ans…

    Je me demande à quoi elle pense entendant un tel nombre… ce n’est pas si grand comparé à d’autre chasseur, mais parfois, quand c’est là, sur le moment présent, qu’on voit la personne qui à chassé longtemps, c’est autre chose que d’entendre une histoire d’un vieux qui aurait chassé pendant 50 ans… Revenant dans ma tête à la 3 ième question que je me suis posée en quelque sorte, je réponds :

    - Avant d’apprendre à chasser, j’étais jeune enfant. Alors je jouais, comme tous ces gamins d’aujourd’hui, à courir partout, à se trouver des activités passionnantes pour les jeunes, tel lancer des scarabées, sentir les fleurs, grimper aux arbres… et descendre plus vite qu’on y est monté… Je regardais aussi avec attention les chasseurs qui revenaient ou qui partaient. Ça m’a toujours intrigué… mais ce qui m’a encore plus interrogé, c’est la première fois que j’ai monté un Equidius… Puisqu’avant d’avoir un Ikran, on apprend en premier à monter ces merveilleux chevaux.

    Pensant un peu, ne sachant trop quoi rajouter pour étoffer encore un peu ma longue réponse, je continu sur mon envol.

    - J’ai eu mon Ikran à 10 ans… et ne l’ai jamais quitté depuis…

    Je pense à raconter que c’est aussi à cet âge que je quitte mes parents contre leur volonté pour aller en voyage, pendant ces 27 ans, de chasse, mais aussi d’exploration et d’expérience… mais je m’en tiens qu’au meilleur des biens.

    - J’ai aussi fait en forêt plusieurs expériences avec cet Ikran… J’ai appris beaucoup avec lui…

    N’ayant de bon exemple à donner, je ne m’avance pas plus sur le sujet. J’ai déjà largement dépassé la question.

    - Je ne vois plus ces oiseaux comme des moyens de transport… ils sont beaucoup plus que ce qu’on pourrait le croire.

    Cette phrase sortie toute seule. Rien de grave toutefois. Sauf que cela montre bien que nous n’avons pas tous la même vision d’un même monde… On continu de marcher d’un rythme entre calme et modéré. Arrêtant mon discours, je regarde autour. Plusieurs petites et grandes ombres se promènent au sol, passant par-dessus tout, les roches, la terre, l’herbe, les oiseaux, les arbres… Des ombres inatteignables, sauf, si nous même sommes l’ombre sur les nuages. Mais à un simple Na’vi, il est difficile d’être par-dessus les nuages, à part en s’élançant d’une très haute falaise pour glisser entre la brume fraiche des cumulus pour atteindre des feuilles géantes, au sol bien plus bas. Je l’ai déjà fais… l’instinct et le dévouement d’essayer contre la raison, et bien sûr, l’instinct l’a remporté. Je m’en étais sorti indemne, si on ne compte pas les quelques coupures et éraflures probablement lors de l’atterrissage avec des branches mal placées.

    Je regarde Tahni’ avec un beau sourire, pas grand et forcé, pas petit et caché, mais bien et apprécié. Il y a du bien de perceptible dans cette personne… mais je crois percevoir aussi un côté autre, impatient d’en faire connaissance… « Que voulez-vous, quand on veut connaître, comprendre, savoir et tout… »

    « Un beau regard, un peu d’espoir, afin de croire. »

    Spoiler:
     


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Lun 21 Fév - 18:50

    Le vent portant les mots, la demoiselle écoutait patiemment tout ce que le na'vy lui disait, et les intégrait peut à peu, à mesure qu'il continuait de parler. Au fond, c'était assez amusant de voir les différences qu'il existait entre les deux personnes, notamment dans la parole. Lui avait le discourt facile, l'éloquence et l'allure d'un chef et d'un sage, son apparence avenante assortie à une grande intelligence. Elle, timide, plus brève, moins précise, dont la figure ne laissait présenter que son hésitation et sa difficulté naturelle à expliquer et à fournir des explications. Ils faisaient un drôle de duo, après tout... Mais tant que la compréhension pouvait s'établir dans le cadre d'un rapport serein, pourquoi couper là un échange? Portant toujours son sourire énigmatique et spontanée, elle le regardait de temps à autre, en écoutant ce qu'il lui racontait. Quand il lui demanda de confirmer sa question, affichant un visage malicieux, lui demandant si elle était réellement intéressée, elle hocha la tête joyeusement, désireuse de connaître. A vrai dire, oeil pour oeil, dent pour dent, pourquoi ne pas savoir la même chose? Même si, intérieurement, Tahni avait tant d'autre questions à poser... Enfin, chaque chose en son temps, elle préférait commencer par cela.

    Il commença par expliquer qu'il était nomade, lui aussi, qu'il n'avait pas vraiment de résidence fixe, à part le Kelutral, et quelques autres endroits. Finalement, c'était un nouveau point commun, une sorte de lien invisible entre les deux personnes, un filin de lumière impassible, un autre se joignant à quelques uns, déjà présents. Bien qu'elle ne retourne plus à l'arbre-maison, et qu'elle ne désirait, à vrai dire, plus y mettre les pieds, malgré une nostalgie croissante, et qu'elle possède une demeure fixe, lui aussi semblait pouvoir se séparer pendant un certains nombres de jours des siens, et de la base des Omaticayas. C'était peut-être une similarité infime, voir quelque chose de faux, basé sur une mauvaise compréhension, mais pour la demoiselle, il lui sembla que c'était une chance de connaître quelqu'un dans cette situation, ne connaissant encore personne qui vive comme cela. Par ailleurs, puisqu'il semblait connaître aussi, au moins un peu, la vie en dehors d'un clan, elle se dit qu'elle pourrait peut-être parler encore plus facilement, renforçant encore la confiance qu'elle concevait déjà à son égard. Quand il évoqua les autres clans, se oreilles se dressèrent radicalement sur ses côté, et les yeux de la bleuté s'arrondirent d'étonnement et de surprise. Il connaissait d'autre clan? La curiosité qui brûlait au fond d'elle s'embrasa encore plus, en pensant à toutes ces cultures auquel on pouvait accéder, toutes ces choses merveilleuses qu'il lui restait à découvrir...
    Vint alors le moment d'aborder le nombre d'année de chasse.

    - Je chasse depuis environ 27 ans…

    Quand elle entendit la réponse, la bouche de la demoiselle s'entrouvrit légèrement, la lèvre supérieur légèrement remontée, témoignant d'une certaine surprise. Cette nouvelle donnée faussait cruellement ses calculs... Ses yeux se retournèrent légèrement vers le ciel à ce moment là, cherchant dans son esprit à réfléchir un peu plus, tout en contemplant la voûte céleste. Il était évident qu'il ne devait pas avoir vingt-sept ans, alors... Sinon cela voudrait dire qu'il chasse depuis le début de sa vie, et qu'il était né avec son couteau dans les mains, tuant, dans ses premières minutes, sa première proie, ce qui était vraisemblablement impossible... Tahni le regarda à nouveau attentivement, essayant de deviner visuellement son âge, tout en l'imaginant activant au sein de son esprit. Il n'avait vraiment pas l'air trop âgé pourtant... " Voyons voir..." ... D'après ses souvenirs, chez le omaticayas, un enfant commence son apprentissage vers les sept ou huit ans... Enfin, ça avait été son cas. Elle était de toutes évidences née plus tard, les coutumes ayant sûrement changées. Pour elle, c'était à ce moment qu'elle avait commencé à apprendre la maîtrise de l'arc, et du couteau, ce qui furent ses premiers pas dans la noble discipline qu'était la chasse. Alors, si c'était le cas... La na'vy décida d'avancer ses estimations, lui donnant cette fois ci entre trente-cinq et quarante ans, qui semblait être une fourchette bien plus juste, même si il était fort probable qu'elle émarge un peu d'un côté de la balance, bien qu'il ne faisait pas vraiment cet âge.

    - Avant d’apprendre à chasser, j’étais jeune enfant. Alors je jouais, comme tous ces gamins d’aujourd’hui, à courir partout, à se trouver des activités passionnantes pour les jeunes, tel lancer des scarabées, sentir les fleurs, grimper aux arbres… et descendre plus vite qu’on y est monté… Je regardais aussi avec attention les chasseurs qui revenaient ou qui partaient. Ça m’a toujours intrigué… mais ce qui m’a encore plus interrogé, c’est la première fois que j’ai monté un Equidius… Puisqu’avant d’avoir un Ikran, on apprend en premier à monter ces merveilleux chevaux.

    A vrai dire, elle n'avait pas prit la peine de tout saisir. Son esprit était resté bloqué sur ces mêmes mots, qui défilaient en boucle, depuis lors, criés par sa conscience, hurlés par son âme, comme une horrible torture, une douleur malsaine, provoquant chez quelconques démons un plaisirs brutal et pervers. " Grimper... Descendre plus vite..." Balancés devant elle, peints sur les murs de son coeur, crispant sa voix, la crispant tout entière, débordant de honte, d'injustice, une expression étrange cramponnée à sa face retournée sur le côté, souhaitant se cacher, replonger dans sa condition, et échapper à un autre regard. Ses yeux, dilatés comme une pleine lune, comme les étranges reflets sur l'onde calme, renvoyait l'image tremblante de la peur, ses cheveux fouettant l'air comme ils l'avaient fait ce jour là. Et les images passaient, s'imposant à son innocence, comme si elle l'avait perdu ce jour là, rentrant dans le monde perturbé et ténébreux de la mort, ou plutôt de la mort, dans sa plus cruelle réalité, dans tout ce que la vérité avait de plus hideux. Elle recréait un amalgame, une histoire, s'en voulant d'avoir provoqué sa perte, mordant ses ongles jusqu'au sang, commençant à couler lentement un mince filet contre ses doigts longs et féminins. Les battements de son coeurs cognaient comme avant, aussi douloureux que la première fois, chacun d'entre eux perçant violement ses veines, ses artères, emplissant sa pauvre âme de son sang souillé de peine. Recroquevillée sur le côté de ce qu'elle était, son histoire l'empreignait sans cesse, brûlant ses yeux de la hauteur de sa chute, réduisant ce qu'elle était en cendre une nouvelle fois, ne cassant de tordre ce qu'elle voyait entre ses mains embrasées. Elle ne pensait plus qu'à ça, alors que, debout, elle serrait sa main restée vacante si fort qu'elle lui renvoyait une douleur piquante, qu'elle ignorait bêtement. Une larme unique coula de son oeil, vibrant de crainte, alors qu'elle sentait sous elle se faufiler le sol, l'acte final et inévitable d'une chute sans fin, marquant également la fin de ses jours. "Pourquoi lui, et pas moi? ... pourquoi a-t-il fallu que cela tombe sur moi?... Je suis vraiment...". La goutte d'eau salé s'écrasa sur le sol. Le bruit qui en découla était sec, et rapide. Et, soudainement, la réalité se mêla au rêve, s'embrassant avec le souvenir, pour reconnecter la chose bleue, la fille, la femme, avec ce qu'elle vivait, le moment "présent"...

    Seul flottait en l'air sa respiration haletante, et son coeur battant, l'entourant d'une onde étrange, indescriptible, encore piégée entre deux dimensions, parallèles et inséparables. Ses membres vibraient, alors que l'éloignement entre du haut de son crâne au sol à ses pieds lui semblait mesurer des kilomètres, haute comme une montagne, retournant violement son ventre, provoquant à nouveau cette écoeurante nausée. Elle ferma les yeux, regardant de toute ses forces la lumière qu'elle se projetait, la brume recouvrant son esprit disparaissant peu à peu, la calmant tout à fait, replaçant son être dans l'instant, le monde réel qu'il lui avait semblait quitter. Ses pensées se remirent en place, et elle pu à nouveau réfléchir normalement. Elle s'aperçut alors que son comportement dérisoire avait tout de suspect. Machinalement, elle avait tourné sa tête vers le côté, pour cacher son trouble, réflexe paradoxal, pour s'assurer la discrétion, discrétion que Tahni espérait bien avoir atteint suffisamment pour ne pas être remarqué par l'homme à côté d'elle, qui continuait de parler calmement. La demoiselle ne pu cependant se reconnecter à son discourt de suite, nécessitant quelques secondes de calme, pour se remettre en place toutes ses idées. Après avoir soufflé profondément, dans un soupir de soulagement et de honte, elle finit par retrouver une pointe de joie, et le soleil lui suffit à reposer sur son visage la même mine joyeuse que précédemment, bien que celle-ci fut légèrement assombrie par un trouble indéfinis, une lueur apparus dans ses yeux les renversait d'une étrange manière.

    - J’ai aussi fait en forêt plusieurs expériences avec cet Ikran… J’ai appris beaucoup avec lui…

    Un ikran... Il lui semble avoir saisis quelque chose plus tôt... Il avait eut son ikran à dix ans. Son esprit s'empressa de se motiver par ses précédents calculs, trouvant quelconque enthousiasme dans la pratique des mathématiques, et dans la découverte dans l'âge du na'vy. On considérait que la chasse se pratiquait avec un ikran, la plupart du temps, et qu'on ne devient un chasseur complet qu'après la liaison avec celui-ci, devenu un traqueur hors pair sur la terre comme aux cieux, triomphant par tout territoire. Il chassait depuis vingt-sept ans, avait commencé à dix... le calcul était vite fait. Il avait donc trente-sept ans. La demoiselle, fière d'avoir trouvé la bon résultat, le regarda à nouveau, essayant de percer son esprit pour confirmer son hypothèse, bien que ce geste désespéré s'avère bien évidement ponctué par un échec. C'était amusant... Il y avait exactement vingt ans entre les deux personnes, ce qui correspondait au nombre d'année écoulait depuis le temps du grand chagrin, l'homme ayant exactement son âge lors de la révolution des premiers marcheurs de rêve. Elle rit à nouveau, d'un petit rire amusé, alors qu'elle reconsidérait l'idée de l'ikran.

    Il connaissait le sien depuis bien longtemps visiblement... C'était assez étonnent, d'ailleurs, d'avoir son ikran aussi jeune. Tahni comprenait parfaitement qu'il ai bâtit une très forte relation avec lui. Ce genre d'union paraissait déjà incroyable par sa force et son unicité, créant entre deux être une fidélité éternel, jusqu'à la mort, et de plus, durant vingt-sept ans de côtoiement, il était évident qu'ils ne pouvaient qu'avoir renforcé ces liens, les tisser plus intensément, les creuser plus profond, boucher l'écart qu'il existait entre eux deux, pour que leurs pensées ne fassent plus qu'un. Il devait vraiment être un jeune chasseur fort pour arriver à décrocher son premier vol à dix ans... Et dire qu'au même âge, elle n'avait était capable que de ruiner le reste de sa misérable existence... Finalement, les échos résonant entre ces deux vies étaient assez troublants, comme l'aurait était un miroir, présentant une inversion des rôles. Encore un jeu étrange d'Eywa peut-être, une lubie soudaine l'animant, tissant des destins vibrants en partant d'un même fil, séparés en plusieurs filins, pour créer les murmures e plusieurs histoires.

    Soudain, la demoiselle s'aperçut que l'homme la regardait, d'un regard franc et amicale, un sourire courtois et vrai. Elle lui rendit le même, à pleine dents, espérant transmettre la même sympathie, plissant légèrement le coin de ses yeux. Il lui restait cependant un détail à vérifier... Elle décida de poser la question de manière indirecte, légèrement camouflée, pour confirmer ses pensées précédentes. Elle dit alors, sur un ton joyeux :

    - C'est amusant, tout de même... Nous avons vingt ans d'écart tout juste!

    Avant qu'elle ne renchérisse pas une autre question, à la porte de ses lèvres, une question plus pure, plus brute, mêlant désir et trouble, torture et adoration. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi elle l'a posé... Elle savait simplement qu'elle la posait, car elle en avait envie, elle voulait savoir ce à quoi elle n'aurait jamais droit, ce qu'elle ne pourrait jamais toucher, ce qui resterait pour elle qu'une envie, un rêve qui n'en resterait qu'un:

    - Que ressent-on lorsque l'on vole?

    Elle s'efforça de planter ses yeux droits dans les siens, sérieuse et innocente, aussi déterminée qu'elle le pouvait à avoir une réponse, à savoir et connaître, vers lui qui semblait tout connaître, sage et sauvage, à l'image de sa monture, qu'il semblait aimer plus que tout...

    // Eh oui, le hasard est parfois une bonne chose! J'imagine qu'on a eut une fougue inspiratoire de même nature... C'est une coincidence amusante! Donc tu écris spontanément également alors? =) Tu fais du très bon travail! J'ai essayé de fournir une réaction compréhensible, mais j'ai peur de m'être un peu enmêlé les pinceaux, désolée =S Enfin, j'imagine que l'examen que je passe demain y est pour quelque chose ^^

    Bonne soirée ^^ désolée si je n'ai pas fait un travail très compréhensible ... //
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Mar 22 Fév - 2:17

    La regardant d’un bel air, celle-ci me rend la pareille ; un beau et grand sourire… accompagné d’une nouvelle question, enfin, d’une affirmation. Je constate donc qu’elle essais de connaître mon âge… alors que moi j’essais de connaître le sien.

    - C’est amusant, tout de même… Nous avons vingt ans d’écart tout juste !

    Si elle pense que nous avons vingt ans d’écart, elle doit connaître mon âge ? Je réfléchis donc un peu et soustrait vingt à mon âge, tombant exactement dans mon estimation. Je réponds donc :

    - Si tu en as 17, c’est juste.

    Je souris un peu, effectivement, il y a un vingt ans d’écart. À 17 ans, j’étais loin et perdu quelque part en forêt à plusieurs kilomètres de l’Arbre-Maison. J’essayais de pousser mon Ikran à son maximum, jusqu’à épuisement avant d’arrêter pour la nuit et continuer le lendemain. Aujourd’hui, j’ai un peu plus de respect pour mon Ikran, si je le pousse à fond, au moins je lui donne aussi toute mon énergie… chose que j’ai apprise plus tard ; partager ses énergies. Pendant que je repensais à mon voyage, Tahni’ pose cette fois une vraie question, que je prends plaisir à répondre.

    - Que ressent-on lorsque l’on vole ?

    Ma compagne de marche s’efforce alors de regarder dans mes yeux, de ce fait j’arrête d’avancer et les exposes à son regard ; le mien étant désormais profond dans les détails de ses pupilles. Je comprends qu’elle n’a donc pas d’Ikran pour quelconque raison qui soit.

    Spoiler:
     

    - Qu’est-ce qu’on ressent alors que l’on vole sur un Ikran… (Redisant la question pour soi-même) C’est une sensation magnifique, que les mots ne peuvent pas décrire dans toute l’ampleur de cette émotion. Mais si je me risque à le décrire, je dirais, que l’on quitte le sol. Au sens physique bien sûr, mais aussi psychologique, on prend le large, on pense à autre chose, on se libère, on ne touche plus le sol, on vole, mais on ne tombe pas, puisqu’on est bien assis, qu’on s’accroche et que notre Ikran ne veut pas qu’on chute. Au-delà de cela, on éprouve un lien direct, fort et paisible avec notre bête, elle nous prête sa pensé comme on prête la notre. On peut voir au travers de ses yeux, on peut entendre au travers de ses oreilles, on peut sentir tout ce que notre oiseau ressent, le vent, le soleil, la chaleur… on peut même, à un certain point, sentir notre corps contre son dos. On peut lui parler, on peut l’entendre et le comprendre, on ressent sa faim, sa fatigue, sa douleur, mais aussi son bonheur, sa vivacité, sa gaieté…

    J’arrête mon discours, ayant probablement déjà envouté Tahni… Toujours les yeux dans les yeux, je lui souris en repensant au tout début de notre rencontre…

    - Tu ne m’as toujours pas répondu à la question : tu veux monter avec moi ?

    Je parle bien ici de monter deux sur mon Ikran. Je sais très bien que l’on apprend et que l’on nous dit qu’un Ikran ne volera qu’avec un seul chasseur pour toute la vie, mais j’ai déjà fait l’expérience par grande curiosité, de partager ma place… avec succès. Je me suis toujours demandé, avant d’en avoir fait l’expérience, que se passe-t-il si les deux lianes auxquelles on se connecte étaient occupées par deux Na’vi ? Résultat : il suffit de s’entendre et on peut facilement naviguer à trois, les trois têtes pouvant se comprendre sans parler. Toutefois, c’est loin d’être tous les Ikran qui acceptent de telles expériences. La grande majorité se maintient à un chasseur, mais, comme moi, mon Ikran est particulier. Le fait d’avoir carrément vécu avec pendant 27 ans à permis d’unifier de beaucoup nos liens. Si je veux qu’une personne autre que moi puisse m’accompagner, il est possible que cela fonctionne. Je tiens à dire que l’Ikran à le dernier mot sur ses passagers… J’adore plus que tout mon oiseau et s’il fallait qu’il meure, c’est une grande partie de moi qui mourrait. Ce n’est vraiment pas le genre de chose que j’aime imaginer.


    Spoiler:
     


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Mer 23 Fév - 18:00

    Finalement, elle ne s'était pas trompée dans ses calculs. Il avait bien trente sept ans. C'est en reconnaissant cela qu'elle se rendit compte de tout ce qu'il avait eut le temps de voir, et de vivre, alors qu'elle n'était que, théoriquement, au quart de son existence, en espérant qu'elle ne décèderait pas d'un accident malencontreux. En vingt ans, il avait pu voir du monde, visiter tant de chose, rencontrer tant de gens... Et elle, qui n'était jamais sortie de sa jungle, qui ne recherchait le contact de personne... La demoiselle se rendit compte de tout se qu'elle manquait au même moment... Certes, elle ne pouvait pas revenir chez les omaticayas, elle se l'était interdit, et se l'interdirait probablement toujours. Seulement, rien ne l'empêcher de se rendre ailleurs... Pourquoi ne pourrait-elle pas voyager également? Vu sous cette vision là, les choses étaient bien plus belles, et donnaient presque à la vie le plaisir d'être pleinement vécu. Quoique, elle n'avait pas prévu, dans son équation, sa phobie... Ce qui la rendait soumise, écoeurante, moins que rien, ce qui l'expulsait de sa race, de son clan, et de tout les jours... En revanche, ce qu'elle pouvait faire, c'était redoubler de respect pour cette personne, et le traiter comme le sage qu'il était.

    Une fois qu'elle lui eut demandé ce que voler était, ce que cette action apportait, toutes ces choses que ça apportait, elle sentit monter en elle une vague de regret, si intense, qu'elle pensa immédiatement à la fin du dernier mot à ne plus exister. C'était presque de la torture auto infligé, et Tahni avait elle-même choisit de se l'infliger. Elle savait pertinemment qu'elle n'aurait jamais droit à un Ikran, que de voler lui était impossible, qu'elle ne pouvait même pas escalader un arbre, sous peine d'une tétanisation immédiate... Alors, pourquoi vouloir savoir ce que cela faisait? Eh bien, par idéale. Par besoin. Par rêve. Inconsciemment, la bleuté en avait besoin, pour nourrir son âme, nourrir ses envies, continuer à exister en sachant qu'elle pouvait toujours avoir et connaître mieux, jusqu'à ce que, un jour, elle puisse peut-être vaincre ses craintes, pour elle aussi, pouvoir voler, peut-être, avec sa propre monture, pour savourer la vie avec celle-ci...

    Se concentrant à nouveau, elle décida de s'arrêter, en même temps que le faisait le na'vy en face d'elle, renvoyant son regard brute à la demoiselle, qui pu alors plonger dans les profondeurs de l'iris, et voir comme si c'était les siens, décryptant la moindre tâche, visitant le moindre repli. Les poings serrés, droites, elle restait là, à le voir, alors que celui allait répondre, sérieux et passionné. Rien qu'en voyant son visage, on pouvait comprendre qu'il prenait cette tâche très à coeur, et qu'il la connaissait sur le bout des doigts.

    - C’est une sensation magnifique, que les mots ne peuvent pas décrire dans toute l’ampleur de cette émotion. Mais si je me risque à le décrire, je dirais, que l’on quitte le sol. Au sens physique bien sûr, mais aussi psychologique, on prend le large, on pense à autre chose, on se libère, ...

    Dés les premiers mots, la na'vy était déjà captivée par le discourt, et en buvait attentivement chaque goutte, la dévorant pour elle, et en savourant tout les sens, toutes les facettes. Saisie par la main avide et douce de l'attention, elle ne pouvait qu'épouser les mots, agréablement pressée par l'admiration. Ses oreilles, dressées de tout leur long, restait intarissable et envieuse, chercha chaque nouvelle parole comme un chien et un bâton, impatiente à l'idée de savoir la suite. Le sentiment merveilleux du vol était enfin abordable à son esprit et elle pouvait sentir miroité en elle la sensation de l'apesanteur. Enfin, il lui était possible d'inclure des sentiments, des mots sur tout ce qu'elle avait déjà imaginé auparavant, son esprit évoluant en lui même. Elle pouvait croire à plus de choses, espérer voir plus loin, atteindre un jour plus de frontière... Jusqu'à ce que le rêve se brise, à mesure que ce que disait l'homme arrivait à sa fin, et que le triste souvenir du vide revienne, emportant avec lui le bonheur, devenu dérisoire à côté du malheur qu'elle ne connaissait que trop bien. Une à une, les gouttes de son espoir tombèrent, larme de diamant s'écrasant sur le sol, en un millions d'éclats de vert, déchirant de leur tranchant l'âme avide de la demoiselle, saignée à vide sur le sol de son être. Ce qu'elle avait vue se refléter n'était qu'un rêve, et y mettre fin n'était qu'une manière de revenir à la réalité, d'accepter pour de bon qu'elle n'était pas faite pour ça, et de sombrer un peu plus dans la peine et dans la culpabilité. Car si ceci n'était voué qu'à l'échec, c'était entièrement de sa faute.

    - On peut lui parler, on peut l’entendre et le comprendre, on ressent sa faim, sa fatigue, sa douleur, mais aussi son bonheur, sa vivacité, sa gaieté…

    En fait, plus que le vole, le na'vy parlait des ikrans. La demoiselle, toujours attentive, jadis envieuse, baissa lentement les yeux, maintenant pris d'une sorte de déception, pas celle du discourt, mais celle ne jamais pouvoir voler. Elle se rendait enfin compte de ce qu'elle manquait, de tout ce qu'elle ne pourrait jamais atteindre. Et c'est cette idée en tête que la demoiselle remercia son interlocuteur à demie voix, réellement reconnaissante, ne voulant pas pour autant de laisser submerger par l'amertume. Elle décida alors de se reprendre, de se redresser, et de remercier plus sincèrement une seconde fois, un nouveau sourire aux lèvres. L'homme semblait pourtant décidait à ne pas laisser partir ce sujet dans lequel il devait se sentir à l'aise. Il gardait ses yeux plantés dans ceux de la demoiselle, qui, finalement, commençait à se sentir un peu gênée, n'ayant toujours pas l'habitude des regards insistants. Elle le soutint pourtant, par politesse, peut-être, ou par envie, les lèvres pincées, et les sourcils relevés sur le haut de son nez, légèrement décontenancée par ce qui était en train de se passer. Souriante, un peu troublée, elle ne comprenait pas là où il voulait, et nageait de plus en plus dans l'incompréhension.

    - Tu ne m’as toujours pas répondu à la question : tu veux monter avec moi ?

    Elle ne pu s'empêcher de retenir la profonde tristesse qui la submergea à ce moment là, et elle secoua négativement la tête, tout en reculant vivement. Soudainement agitée, elle décrivit quelques cercles, piétinant sur place, passant nerveusement la main dans ses cheveux, vivrant doucement aux rythmes du vent. De toute évidence elle ne s'attendait pas à cette question, et celle ci causait en elle un profond bouleversement. Encore une fois, pour se cacher, cacher sa honte, supporter son poids seule, Tahni se retourna vers l'immensité de la plaine, fixant le lointain, qui devenait de seconde en seconde de plus en plus ténébreux. Il lui fallait empêcher cette crainte de revenir à tout prix, pour ne pas échouer, comme plus tôt, un mollusque sans vie bavant ridiculement sur le sol. Les mains sur son visage, elle s'efforça de penser à la douceur de la terre sous ses pieds, à la sécurité de son logis, à la paix merveilleuse qu'elle connaissait dans les baffons du monde. Elle réprima violemment l'illusion d'un tremblement, se rattrapait comme elle le pouvait quand elle commençait à défaillir, tâtonnant bêtement dans le vide. Elle devait vraiment être misérable... Soudain, elle prit une profonde respiration, s'obligeant à ouvrir les yeux, pour voir le monde du sol.

    Une fois calmée de nouveau, les yeux humides, elle se retourna de nouveau vers le na'vy devant elle, le regardant du haut de sa peine, assumant sa honte, habillée de culpabilité. La demoiselle restait digne, le regard droit, comme si elle voulait se montrer. Finalement, il lui était impossible de sa cacher, d'empêcher la peur de la submerger, petite chose sensible qu'elle était. Elle planta à nouveau ses yeux dans ceux de Narri', et se contentait de le regarder sans parler, sans plus chercher à esquiver. Après tout, elle lui faisait à présent assez confiance. Et si la honte lui venait... Il aurait bien raison, après tout, rester à côté de cela na pouvait pas être vivable. Le silence se faisait, petit à petit, léger, mince, s'épaississant un peu plus, comme le faisait la voûte nuageuse qui se formait petit à petit au dessus de la plaine. Les nuages commençaient à s'amonceler au dessus d'eux, créant une petite armée, se fondant les uns dans les autres. Dans le fond de ce voile, les cumulus se faisaient sombre, indiquant peut-être une averse proche, la pluie fine et apaisante décidant de tomber, purifiante et délicate, caressant de son humidité et de sa douceur la terre sèche en amont.

    - Je suis désolée... je ne vais pas pouvoir...

    Au final, elle avait brisé le silence, de sa voix cristalline de femme nouvelle, encore entre deux états, en suspension entre deux périodes de la vie. Elle baissa à présent la tête de honte et d'excuses envers le pauvre Narri', qui avait dut supporter la vision de cette peine. Si elle n'avait pas réprimer ses larmes, elle se seraient lourdement écrasées sur le sol. Au loin, un troupeau martelait le sol, pour rejoindre une zone plus au sud de là, piétinant la rivière de quelques coups de sabots, provoquant un concert de clapoties, et des éclats délicieux d'une eau pure. Hésitante, craintive, la demoiselle ne savait comment réagir, et attendait la réaction de son interlocuteur avec appréhension, une peur au ventre, celle qu'il reparte, la laissant au milieu des plaines, privée de sa présence, qui lui était réellement salutaire...

    // Encore navrée du retard =S J'essayerais de mieux tenir mes délais dorénavant!

    J'ai tâché de laisser plus de choses visibles, cette fois ci ^^ Ce sera peut-être une bonne chose? enfin, si il faut que je modifis quelque chose, n'hésites pas! Encore navrée de ne pas avoir répondu hier...

    Bonne soirée!

    RPS: Eh bien, je ne sais pas... ça doit faire partie de mon caractère j'imagine ^^ //
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Jeu 24 Fév - 1:32

    Au travers de toute ma courte vie de 37 ans, puisque toute vie est courte, je n’ai jamais vu dans des yeux comme les siens, tellement de sentiments mélangés, en contradictions ou en additions. Cette paire de billes rondes semble émettre plus de sentiments que j’en ai moi-même vécus. Quand je les regarde, d’une vision en plongé par rapport à ma taille un peu plus grande que la porteuse de ces billes, je vois… la vie. Cette personne est animée d’une vie pure, mais ne semble pas le constater, puisqu’il réside, au seuil de ses paupières, un brin d’eau salée reflétant vivement la lumière tombante. Peut-être s’y cache-t-il une honte, mais… celle-ci semble la surmontée en partie, affrontant mon regard léger de face et non plus de dos. La confiance est-elle déjà présente ? Fort bien… Mais qu’est-ce que veulent dire ces yeux, épaves de la mer ? Qui ose rejeter tel feu de vie ? Déshonneur à la personne qui à jeter ces billes, et respect à la personne qui les ramassent. Il est facile de lancer au loin quelque chose… mais il est bien plus dur d’aller la retrouver et se pencher pour ramasser cette chose.

    À présent, une question vole dans ma tête… « Pourquoi ? » Pourquoi réagit-elle ainsi à ma simple question ; fuyant la réponse, se perdant de nouveau dans ses pensées… dans ses peurs probablement. Ses yeux ne ruissellent pas de pleurs, mais qu’en est-il de son cœur ? Alors que je me questionne, le ciel décide finalement d’échapper ses larmes, fines, calmes et apaisantes et au loin une masse sabots bruyants cogne le sol traversant la rivière et continuant dans les champs.

    - Je suis désolée… Je ne vais pas pouvoir…

    Je comprends très bien la réponse, mais, cette réponse me pose problème… Premièrement, elle en est désolée, après quoi ce n’était qu’une question… veut-elle sans pouvoir, comme l’indique la suite ? A-t-elle un problème quelconque ? Et si oui, lequel ? Je regarde Tahni, se penchant, détournant son regard, se laissant emporter un peu plus comme le ciel le fait. Je vois bien qu’il y a quelque chose… Je passe en revu ce que je connais ; 17 ans, vivant seul en forêt, n’a pas d’Ikran, s’appel Tahni Txe’lan et refuse une invitation de vol. À cet âge, en général, tout Na’vi s’est essayé pour posséder sa monture… Tranquillement en moi, alors que je réfléchis, je construis une réponse plausible.

    Je m’approche d’un pas, hésitant un peu, ne voulant brusquer quoi que se soit ou empirer ses idées noircies. Il ne pleut pas très fort, mais suffisamment pour être mouillé à la longue. Quelques goutes sur moi, je me penche un peu cherchant son regard caché de cheveux. Je dis d’une voix douce, en guise de constatation, résultat de recherche, comme point culminant, une affirmation qui je crois, semble logique…

    - Tu as peur des hauteurs…

    C’est la première fois que je rencontre un/une Na’vi ainsi. Il faut dire que je n’en ai pas croisé beaucoup non plus pendant longtemps, mais en général, ceux qui se promène comme moi en forêt, loin, perdu, avec toute leur volonté et leur courage, sont souvent avec une particularité. La mienne étant le simple fait de découvrir, de trouver, d’essayer, de croire, de tomber sur d’autres personnes pour les aider ; puisque je suis très serviable aussi, et toutes choses qui se rapportent à des thèmes similaires.

    Et voilà que ma curiosité est piquée. Le gout de rester et d’en apprendre plus sur elle, de voir comment on se sent avec une telle peur, de voir le monde sous son angle… Comment pourrais-je m’y prendre pour voir comme elle voit, si tel est son cas ? Je voudrais la prendre dans mes bras, la consoler, l’aider… mais parallèlement je ne veux pas être repoussé, puisque j’ai bien peur qu’elle régisse comme elle l’a fait la première fois… bien que je ne veux pas lui faire de mal.

    Voulant ainsi changer l’air morbide qui flotte autour comme atmosphère, je me résigne à continuer, à devancer Tahni, la forçant à sortir de ses pensées. Je m’éloigne un peu et fait quelques pas…

    - Allez Tahni’ ! Viens ! On a une proie, un Yerik à aller trouver et le ciel n’y changera rien. Même sous la pluie on peut pister avec génie et persévérance.

    Je commence à marcher d’un pas déterminé, la bruine m’ayant mouillé d’une fine couche d’eau, suffisante pour créer sur moi un reflet luisant et faisant ressortir les couleurs de la peau et de la bioluminescence en soi. J’avance donc en écoutant attentivement derrière moi, le sourire au visage, espérant de tout cœur que ce Yerik soit sien.

    Spoiler:
     


    --------------------------------
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Sam 26 Fév - 13:38

    Le regard dans le vide, les yeux dans le néant, Tahni observe attentivement les réactions de cet autre, alors que le ciel commence à verser ces premières larmes, des gouttes intenses et fraîches au dessus d'eux. Le vent se fait de plus en plus brutale, de lus en plus froid. Un orage se prépare-t-il?... Mais c'est sur la situation que la demoiselle choisit de porter son attention, et celle-là tout entière, la météo l'important peu à ce moment là. Plus fine, plus subtile que la peur du vide, plus insidieuse aussi, car moins grave, et moins puissante, la peur d'une perte se créait petit à petit dans son esprit, grandissait, croissante. La crainte des regards était peut-être un des poisons les plus brutaux, les plus vils qu'il pouvait exister, une corruption de l'esprit digne des meilleurs charmes, ceux-la même qui causent la plupart des malheurs. Les clichées, les stéréotypes... Mieux valaient les brûler, les entasser pour laisser crépiter les étincelles, avant de répandre les cendres au dessus des malheurs et de la bassesse de ce monde, comme un cadeau rendu, un revers, pour un signe de bonne grâce, leur rendre ce qui leur appartenait de droit. Mordant violemment son coeur avec ses dents acérés, créant alors un suspens tendu, une attente glacial pour ce qui allait suivre. Allait-il partir, fuir? Resterait-il? Son esprit avalait les questions comme une bouche géante et avide, qui aspirait tout ce qui passait à côté d'elle, tout ce qui passait à côté d'elle, alors que la bleuté attendait la peur au ventre, les yeux perdu au dessus des épaules de l'homme.

    - Tu as peur des hauteurs…

    Cette phrase résonnait comme l'aurait fait une cloche, avec la puissance d'un coup de tonnerre, ébranlant tout sur son passage. Comme l'aurait fait un coup de marteau, l'esprit de la demoiselle se retrouvait scié, fissuré en lézardes difformes, ébranlé un éclats minuscules. Cinq ans. Elle souffrait de ce mal depuis bientôt cinq ans, et durant ces cinq années, personne, à part sa mère, n'avait jamais été au courant. Seul un écho, peut-être, avait pu filtrer chez quelconques connaissances, mais rien d'avouable. Secrète, solitaire, elle n'avait jamais faillit à sa tâche, luttant jalousement comme une bête enragée pour garder pour elle seule la puissance intacte de son secret, quitte à s'exiler encore plus et à fuir sa race comme la peste, s'isolant à contre-coeur pour éviter les brûlures d'un regard. Et pourtant, en quelques secondes, tout ce travail s'était dissout, n'existait plus. Elle avait elle même brisé son masque, avait rompu son pacte en quelques secondes, avait lâché la bride, si fort, que tout se qu'elle était se retrouvé dévoilé, mis à nu, et que le monde autour d'elle s'écroulait bêtement. Il avait comprit sa peur la plus primaire en quelques minutes, avec pour seule arme l'observation? C'était à la fois prodigieux, et terrifiant, et Tahni, debout dans le vide, se sentait tomber, petit à petit, du curieux et douillé piédestal qu'elle s'était construit pour tenir son secret à l'abri sur un coussin de soie, pour redescendre face à la dure réalité de sa condition : tout en elle n'était qu'immondice.

    Brutalement, elle baissa sa tête, laissant ses cheveux la battre, s'imposer pour encercler son visage, où ruisseler les gouttes de pluie, qui commençait à tomber avec plus d'intensité, plus de force. Toutes ces gouttes raisonnait, se faisait juge, s'abattait comme des poings rédempteurs, pour laver les fautes du pêcheur qu'elle était, tenter de purifier ce qui ne pouvait pas l'être. Intouchée de tout, du monde, de la société, exilée des plus banales coutumes, elle ignorait tout du monde, elle ne connaissait du monde que ce qu'elle avait appris, rejetant, tout autre parasite, tout autre information venant du "monde" qu'elle avait quitté. Finalement, tout était paradoxale... Comme son comportement, et son insoutenable attente, pour ce qui allait arriver. Elle n'osait pas relever le visage vers le na'vy, de peur de le voir partir au loin, s'enfuir, les yeux rond de peur, ou le sourire étiré de mépris, les mains serrés de haine... Tout ceci n'était que souvenir. Le jour où elle avait ouvert les yeux, après ses mois de convalescences, qu'elle avait remis le pied dehors, et qu'elle avait tenté de retrouver ses amis, c'était ainsi qu'ils avaient réagis en la voyant agir ainsi, tremblante, blessée, incertaine... Effrayée par la moindre branche... Le passé n'était jamais faux, et est parfois un simple échos, à ce qui peut arriver...

    L'envie de pleurer se faisait de plus en plus forte, et quelques gouttes d'eau salée se mêlèrent inlassablement aux gouttes de pluies ruisselant le long de son visage. L'envie de lever les yeux, d'observer, grandissait également, à mesure que les "pocs" continuaient de tomber, continuer le devenir plus grand, plus nombreux, que rien ne se passait. Soudain, un autre bruit se fit entendre. Une autre son, plus dure, plus sec. Des bruits de pas... Tahni releva le visage brusquement, fixant l'horizon, et Narri' qui avançait seul vers les plaines, la laissant là. Elle se pinça les lèvres fortement, douloureusement, pour atténuer la douleur psychologique qui se déversait dans on esprit. Il avait choisit de partir, alors... Même si la bleuté ne le voulait pas, que le voir s'enfuir lui faisait mal, elle pensa que c'était la meilleur des solutions pour lui. Rester en sa présence devait être une chose ignoble pour quelqu'un de sa condition... Et aurait attiré la honte sur lui aussi, même si il n'avait pas les mêmes affinités avec le clan non plus... Mais, au fond, elle devait bien l'avouer, elle ressentait une forte tristesse, voir même la déception. Elle aurait vraiment voulu le côtoyer, apprendre de lui...

    Soudain, un éclat de voix la força à relever les yeux, à sortir de ses pensées. Droite, la bouche légèrement entrouverte, elle écoutait malgré les larmes de la pluie, la phrase qui lui est adressée, malgré sa condition, ses défauts et son être.

    - Allez Tahni’ ! Viens ! On a une proie, un Yerik à aller trouver et le ciel n’y changera rien. Même sous la pluie on peut pister avec génie et persévérance.

    Son visage restait comme figé. Comme pour s'assurer de la phrase qu'elle venait d'entendre, elle repassait les mots en boucle dans son esprit, s'assurant de la véracité des mots, du ton de la phrase. Celui-ci n'était pas violent, il était même amicale, engageant, comme si il cherchait à la faire venir. Il ne la jugeait pas... Il se contentait de faire comme si de rien n'était. Tahni ne put réprimer un sourire béat et sincère, le coeur soulagé, l'esprit apaisé, la pluie ayant réussi sa mission, non pas de la purifier, mais de le laver de ses peines passagères. Elle avait fauté, était sortie du chemin... La phobie, la peur étant devenue commune, la peur du regard des autres, coulait dans ses veines... Elle s'était renfermé, ne parlait plus, n'existait plus pour personne... Mais là, quelqu'un savait son pire défaut, sa pire crainte, ce qui la condamnait à errer sur terre, sans but, sans race, sans famille, et pourtant, cette personne l'appelait toujours, sans crainte et sans sarcasme... C'était bien la première fois que cela lui arrivait avec quelqu'un de son espèce, un autre fils des Omaticayas. Une profonde reconnaissance commença à rentrer en son être, s'infiltrant par tout les pores de sa peau humide, gagnant son esprit. Il lui était enfin donné d'être "quelqu'un", comme elle l'était, son pire état dévoilé.

    Une autre pensée s'imposa elle aussi. Le yerik... Celui-ci était sortit de son esprit, et elle l'avait oublié, pendant quelques minutes, marchant sans but dans les plaines, où elle se trouvait pourtant pour ça, celui-là même qui l'avait poussé à demander la compagnie d'un autre na'vy. " Le cadeau d'Eywa...". La demoiselle serra son poing, jusqu'à ce qu'une douleur apparaisse au niveau de ses muscles, montrant qu'elle s'en voulait d'avoir osé oublier quelque chose de si important. Nouvellement déterminée à abattre sa proie, elle finit par avancer timidement un pas.

    - Je... Merci! Dit elle de sa voix encore timide et cristalline.

    Ce furent les seuls mots qu'elle parvint à discerner dans la masse de sentiments flous et puissants s'affrontant alors dans son esprit, tendu d'une euphorie frémissante, et d'un calme retrouvé. Malgré le concert de la précipitation, elle avait tenté de les rendre assez audibles, et clair, pour qu'il puisse entendre, et savoir à quel point elle lui était reconnaissance à ce moment là, pour continuer, pour essayer de la convaincre de chasser, pour ne pas la repousser, pour na pas être comme tout les autres. Tahni eu vraiment la sensation d'avoir trouvé quelqu'un de différent, et ceci garnis sa détermination nouvelle, créant une impulsion sereine dans son dos. Sa silhouette bleutée et humide s'élança soudain dans les plaines, pour revenir au même niveau que le chasseur, qui avait réussi à la distancer sous les gouttes limpides, un sourire indécrochable attaché à ses lèvres, ses tresses alourdies par l'eau battant l'air au rythme de ses pas en un libre raz-de-marée capillaire, fouettant le vent, balançant à mesure qu'elle avançait, entourée d'une aura nouvelle.

    Dans sa joie rayonnante, quelque chose, cependant, restait là, miroitant la haine qu'elle portait contre elle. Même si ce secret là avait été percé, elle devait garder son enfance chez les omaticayas secrète, la peur du peuple étant toujours présente... Mais, tout d'abord, la demoiselle finit par rejoindre le sage, lui souriant encore, voulant montrer toute sa reconnaissance, et ses remerciements, heureuse de pouvoir reprendre la chasse, et, pour une fois, de ne pas être jugée.

    - Encore merci infiniment...

    Apaisée, elle regarda les plaines, apaisées par la pluie, dont la terre s'imprégnait de plus en plus, s'enivrant d'eau et de plaisir, la nature dégageant ce parfum si lourd et unique d'une nature épanouie, débordant de bonheur...

    // voilà! ^^ Encore navrée du retard... Pardon que ce soit ré-arrivé si tôt surtout =(

    Bonne journée! //
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Lun 28 Fév - 1:57

    Au loin, quelques pas derrière, dans le concert des gouttes, voguent des parcelles de mots jusqu’à une oreille fine qui attendait patiemment de telles paroles…

    - Je… Merci !

    Je viens de faire une heureuse, mais aussi un heureux de faire plaisir à quelqu’un qui semble en avoir de besoin. Droit et souriant à l’horizon, j’avance d’un bon pas. L’eau volante me frappe en éclatant au contacte de mon corps, le mouillant et éjectant plusieurs minuscules gouttes partout autour de l’impacte. J’attends sans attendre d’avancer, Tahni’, et ce que j’espérais, arrive ; elle s’approche à pas rapide, décidée, d’un pas ferme.

    - Encore merci infiniment…

    Tant de remerciement pour si peu. Je ne me suis que présenté, et j’ai parlé au hasard et à la chance. J’ai récolté la pluie et un visage souriant. Sauf qu’en y repensant, à chaque fois que l’on fait quelque chose, il y a toujours plus qu’une chose qu’on vient d’accomplir. J’ai rendu heureuse Tahni’ pour au moins quelques minutes entre deux peurs, mais en accomplissant cette action, ce n’est pas juste elle que je rends heureux, mais tout ce qui gravite autour, l’ambiance change, ma pensée comme la sienne change…

    On avance côte à côte, dans la supposée bonne direction, espérant, mais quelques chose me dit que le Yerik n’est que « la cerise sur le Sunday », l’accomplissement final, puisque le mieux du bien est déjà enclenché… Je compte quand même aller le trouver et regarder Tahni’ manier son arc et ses flèches contre sa proie. Cela fait au moins quelques minutes que l’on marche, dans la terre rendue humide, entre la pluie nous rafraichissant, sous le soleil s’évanouissant et les nuages menaçants. Pour ce qui est des pistes au sol, c’est foutu. L’eau envahis les trous, se brouillant plus le temps avance. Toutefois, avons-nous qu’un seul sens ? Loin de la, même si le touché des traces est désormais impossible, il y a toujours la vue de l’horizon, l’odeur des passants, l’ouïs des masses d’animaux se déplaçant, et pour le gouté, disons que ce n’est pas vraiment utilisé pour la chasse. C’est donc en portant l’oreille et en regardant bien l’horizon qu’on pourra peut-être apercevoir ce que l’on cherche désormais à deux.

    Revenant dans mes pensées sur sa peur des hauteurs et le fait qu’elle n’ait pas d’Ikran et que forcément, elle doit probablement en vouloir un, je raconte quelques lignes qui pourraient peut-être l’intéresser.

    - Si je comprends bien, tu n’as pas d’Ikran pour la raison citée tout à l’heure… Tu sais, cette peur que tu as, tu peux la surmonter, tu le peux. Et si par malchance celle-ci te hante toujours, cela ne veut pas dire que tu ne peux pas avoir d’Ikran… Il est possible de se concentrer à lui et de voir et penser à travers ses yeux et sa tête, ta peur serait ainsi dissipée à travers la connexion. Il faut que comprendre qu’il vit en tout temps dans les hauteurs, que là-haut, c’est son terrain de jeu, le sol dans les airs. Il est possible de se cacher derrière le « masque » qu’est notre Ikran. Il peut cacher beaucoup de chose.

    Je souris un peu, je veux bien lui montrer qu’il est possible de défier ses peurs par la magie des connexions… Sauf que je vois où vivent ces Ikran, dans l’altitude des rochés volants. Je vois difficilement Tahni grimper là-haut… C’est là que serait la plus grande épreuve du parcours. Toutefois j’ai toujours confiance en le temps et la patience. C’est pourquoi je commence simplement par aller trouver cet animal tant attendu. Une étape à la fois, un nœud plus solide que son dernier, jusqu’à temps d’avoir un lien fort et de confiance. « Tisser la vie »

    Je porte de nouveau attention, un bon moment plus tard, à où l’on va, remarquant au loin, dans la brume de la pluie, quelques silhouettes d’animaux. Ceux-ci sont fort loin encore, mais si on peut reconnaître ce que l’on cherche, se serait suffisant pour remonter le moral un peu plus.

    Il me vient alors l’idée d’utiliser mon meilleur ami pour une utilité pratique. Je porte ma main à mon cou, prend entre deux doigts mon semblant de sifflet et appel mon Ikran. J’attends un moment continuant d’avancer en suivant Tahni. Celui-ci ne se présente qu’au deuxième sifflement, peut-être que la pluie enterrait le son. Je le vois donc s’approcher de ses ailes amples. Il vient se poser juste à côté, de là, je fais un lien assez rapide. Un salue rapide, puis une indication et le voila reparti. Je viens de lui demander de nous devancer et d’aller voir ce qu’il y a au loin, pour ensuite venir me porter des nouvelles ; qui peuvent se présenter sous diverse formes, il peut tant bien me faire sentir des sentiments ou encore me montrer des images gardées en mémoire alors qu’il survolait, ou quoique se soit autre… L’idée, c’est toujours de se comprendre, peut importe la langue qu’on parle.

    - Il va nous devancer, voir ce qu’il y a plus loin, et revenir me porter ses nouvelles.

    Dis-je à Tahni pour expliquer un peu mon idée. J’aurais bien pu partir avec mon Ikran et revenir tout de suite, mais je ne pense pas laisser cette personne derrière ainsi. Cette technique d’exploration peut être très utile en forêt… alors que tu prépares ton lit et ton chez soi d’une nuit au sol, dans les airs vole ton Ikran qui prend en mémoire la conception des lieux pour pouvoir ensuite te la transmettre le moment venu.

    On reprend le pas et continu d’avancer vers la destination de chasse. La pluie est toujours présente, mais je ne crois pas que c’est un gros désavantage, ce l’est un peu, mais pas totalement… Je commence à parler, comme si je pensais, mais en m’adressant en même temps à Tahni.

    - Lorsqu’on chasse, on ne chasse pas seulement un animal, on chasse aussi toutes les idées noires qui nous hantent, on se concentre sur notre proie et rien d’autre, on fait le vide, on se libère. On aime tous la chasse par ce qu’elle procure.

    J’esquisse un large sourire. « La pluie est aussi rédemptrice que le soleil parfois. »


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Lun 28 Fév - 20:51

    La demoiselle répondit allégrement à ce sourire par un des siens. Ses yeux se perdaient à présent sur l'horizon, et sur la forme éloigné de l'ikran qui s'échappait à tire d'elle, pour observer les autres créatures un peu plus loin. Alors que ses pieds s'enfonçaient dans la terre de plus en plus boueuse, prenant cette texture si étrange, tantôt douce, tantôt écoeurante, horriblement flexible et collante, certainement du au mélange d'argile et de calcaire qui faisait le sol, la bleuté commençait à se perdre dans la masse extensible de ses pensées, les mots de Narri raisonnant dans sa tête. " Tu sais, cette peur que tu as, tu peux la surmonter, tu le peux. ". La surmonter? Mais comment? Cette tâche avait plutôt, pour la jeune femme, l'air d'une montagne insurmontable, immense, et vivante par dessus le marché, grandissant, fourbe, éclatante de méchanceté, dés que l'être s'approchait un peu trop près, pour se montrer encore plus repoussant, et l'empêcher d'atteindre l'autre côté, que quelque chose à passé. Un à un, elle se repassait tout les symptômes qu'elle ressentait quand elle prenait un peu d'altitude, sur un arbre, par exemple: nausée, sentiment de malaise, doute, tremblement, perte de sensation, peur... Jusqu'à finir tétanisée, les yeux crispés et clos, les rires des autres brouillant ses oreilles. Il lui était évident que, ainsi seule, et reculée, elle ne pourrait pas vaincre toutes ces choses, qui la dominaient encore... Mais, qui sait, le temps accomplis bien des miracles, et peut-être un jour, elle serai capable d'accomplir une telle chose, quand elle serait prête...
    " Et si par malchance celle-ci te hante toujours, cela ne veut pas dire que tu ne peux pas avoir d’Ikran…"Ceux là étaient encore plus intrigants que les autres mots qu'elle avait sauvé aux creux de ses oreilles, qu'elle serrait et lovait au sein de son coeur avec affection, pour les écouter encore et encore, et pour, peut-être, finir par les croire. Elle décortiquait le moindre mot, toutes ses significations, pour mieux comprendre le sens, même explicite, de la phrase. Un ikran... Elle les enviait tellement, enviait les chasseurs qui avait la chance d'en avoir, enviait cet homme, pour pouvoir vivre avec le sien... C'était un rêve insaisissable, mais aussi l'image, la représentation de ce qu'elle pensait ne jamais pouvoir atteindre. C'était en cet oiseau écailleux qu'elle avait choisit de transformer ce qu'elle avait perdu ce jour là, perdu au profit de sa vie terrestre, qui, elle, avait prit l'apparence d'un palulukan. Avoir un ikran serait possible?... Même pour elle? C'était presque trop beau pour y croire, trop merveilleux. Un vague d'espoir commençait à couleur en elle, remplaçant son sang dans ses veines, dans ses artères, créant une incroyable détermination, une profonde envie, qui peignait tout ses murs, toutes ses frontières, avec ce sentiment d'espérance. Elle commençait à voir l'ikran volait au loin différemment, non plus comme quelque chose d'irréalisable, mais comme une créature plausible, presque à sa portée.

    Finalement, la demoiselle, sortie de ses pensées, s'intéressa aux dernières paroles prononcées par le na'vy, et les trouva très juste... Mais Tahni' trouva aussi amusant à quel point deux personnes pouvaient, sur un même sujet, avoir différentes visions. Il avait de toute évidence une vision de la chasse très spirituelle, très personnel, et la voyait comme un outil de libération. La demoiselle, quand à elle, la considérait dans son aspect plus général, étant l'action, le jeu, pour pouvoir, dans sa finalité, se nourrir. Après cinq années à ne pratiquer presque que ça, elle avait finit par la concevoir comme une sorte d'automatisme, ou, plutôt, d'action capitale. On ne pouvait pas se nourrir sans chasser, et, par extension, vivre, sauf si, par miracle, on parvenait à se procurer sa nourriture quotidienne par procuration, comme l'aurait fait un charognard. Les pensées qui l'accompagnait pendant la chasse... Ou plutôt l'absence de pensées, n'était pour elle qu'un rapide subterfuge, la plupart de ses soucis reparaissant brutalement dés que le coeur de la proie ai cessé de battre, de manière plus ou moins rapide. Ceci, au fond, témoignait de leurs différentes façons de pensées, et la manière dont le temps les avait affecté, l'un saisissant son empreinte, l'autre ne lui prêtant pas finalement beaucoup d'attention.

    En quelques minutes, l'Ikran avait disparu derrière l'épais brouillard créé par les gouttes incessantes, formant, par leurs intensité, une masse presque opaque au loin, comme un rideau de brume, un voile gris et sombre recouvrant une partie des plaines, alors que l'horizon était lui même déchiré, au loin, par une profonde fissure jaune à rouge, formé par le creux qu'il subsistait entre la masse nuageuse de l'averse, et la partie ensoleillé que la voûte de cumulus n'avait pas encore réussi à gagner. Il était clair que, avec cette précipitation, la chasse prenait un mauvais tournant, et semblait légèrement corrompu, ou alors, difficile à maintenir. Cette arrivé massive d'eau, ruisselant sur les plaines, recouvrant le sol plat de son intensité cristalline, ou s'infiltrant dans la terre pour se fonde en elle en une masse boueuse créait un problème majeur: les traces s'effaçaient, disparaissaient, s'éclipsaient au profit des gouttes de pluies qui les martelaient sans cesse. De plus, les animaux pouvaient avoir, par temps de pluie, le réflexe de se mettre à l'abri, changeant leur direction, et devenant impossible à suivre, leurs empreintes aussitôt effacés. Voilà qui leur compliquait bien la tâche...

    Tahni affichait à présent une moue boudeuse, en pensant à ce magnifique yerik qu'elle risquait de voir disparaître à jamais à cause de la pluie. C'était une terrible et frustrante sensation qui s'emparait d'elle. Elle ne pouvait ni foncer, ni suivre cette proie qu'elle pensait être un cadeau de la providence, et qui, au fond, était redoutablement tentante. C'est ainsi qu'elle attentait, patiemment, tout en continuant de marcher, le retour de l'ikran de son compagnon de marche, avec une certaine impatiente, comme un certain a priori, comme si celui n'allait pas lui rapporter de bonnes nouvelles. Il se pouvait que la créature soit loin, partit, disparu... Qu'elle ne pourrait finir sa mission, et qu'elle décevrait Eywa une fois de plus, par son comportement stupide... Les gouttes venaient frapper son dos, comme une punition, une pression qui se faisait de plus en plus forte. L'eau prenait peu à peu possession de sa peau bleu, l'humectant prodigieusement, ruisselant sur ses membres et son buste. Cependant, égayant ses pensées, une question lui vint soudain à l'esprit. Celle-ci n'avait pas vraiment de rapport avec la conversation, mais la bleuté eut envie de la poser néanmoins, rien que pour connaître la réponse, aussi futile soit-elle.

    - Votre Ikran a-t-il un nom?

    C'était sur un ton innocent qu'elle avait parlé, en toute insouciance, désireuse de savoir quel pouvait être l'appellation de cette créature. Narri' avait l'air d'être un homme sage et mûr. Il n'avait probablement pas donné de nom à sa bête. Mais, autant poser la question, cela restait tout de même possible, même si, au fond, baptisé sa monture était peut-être considéré comme un geste futile. Ceci amena la jeune femme à se renvoyer elle-même la question... Si elle avait un ikran, lui donnerait-elle un nom? Probablement, oui. Seulement, elle n'en avait pas encore l'idée... La marche posée, les yeux calmes, elle attendait patiemment la réponse, jetant quelque regard curieux sur le monsieur à ses côtés, oscillant entre lui et la plaine humide, qui dégageait ce parfum de nature mouillée, emplissant les poumons et les narines de manière significatives, ne faisant plus sentir que ça, dans l'espoir de revoir surgir du néant la créature ailée, porteuse de nouvelles, bonnes, ou mauvaises. Cependant, ce qu'elle aperçut dans la brume fut tout autre.. une masse, difforme, mais imposante, commençait à se discerner dans la brume grisâtre... Dans un geste d'alerte, peut-être un réflexe, ou un besoin protecteur, elle posa sa main sur le bras du na'vy, l'arrêtant en même temps qu'elle, posant son autre main sur son arc, et une flèche. La chose qui s'échappait de la pluie était de bonne composition, c'était évident... Mais devenait, d'instant en instant, plus grande... Cet animal se dirigeait donc vers eux, à une allure assez rapide apparemment... La main qu'elle avait posée sur la peau de l'homme se serra un peu, de peur probablement.

    C'était la première fois que Tahni s'introduisait sur ce territoire, elle n'en connaissait nullement la faune, et la chose qui s'approchait semblait impressionnante, bien qu'elle ne soit pas forcément à porté de vue. De toute évidence, c'était une créature avançant sur plusieurs pattes, atteignant plusieurs mètres de haut. Ses membres devaient être assez épais, et forts, pour supporter son poid, qui devait être tout aussi impressionnant que sa taille, et cela supposait donc qu'ils devaient avoir des plantes parfaitement plates. Brouillé par le brouillard incessant de la pluie, on ne distingait, sur les côté de son corps, deux appendices opposés, visiblement osseux, ou quelque chose de même genre, qui devait servir à la défense. Le bruit que ses pas provoquaient était puissant, et terrifiant, battant une sorte de mesure morbide qui résonnait dans la plaine comme l'aiguille d'une horloge dans le couloir conduisant un condamné à l'injection, derrière une porte blanche. Malgré le bruit des gouttes, ce sont était parfaitement remarquable, et audible, même de plus en plus... Un grand "poc". Puis un autre. Toujours moins espacés. Toujours plus rapide. A moins que ce soit les battements du coeurs de la na'vy, qui soient ainsi confondus avec les pas de la bête, semblant une infernale apparition du mirage de la pluie.

    La chose était en réalité un 'Angtsik, affolé par la pluie, et séparé de son territoire d'origine. A cause du rideau de pluie, la na'vy ne l'avait pas reconnu. Accrochée, légèrement craintive, elle le regardait attentivement, la main prête à saisir son arc au moindre besoin, envisageant de se battre, si besoin était... D'un geste naturel, elle s'était rapprochée du na'vy, et avait resserré son étreinte, l'inquiétude commençant à ronger son âme, à l'approche de cette bête apparemment furieuse... La pluie réduisant la visibilité, seul l'attente permettrait de révéler les vrais intentions de la créature : bonne, ou mauvaise... L'oeil de la pluie surveillait tout, sauf les pensées d'une bête, perdue dans les sienne...
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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Mer 9 Mar - 2:27

    Mon Ikran vogue dans les airs, au loin sous les gouttes d’eau que les nuages nous laissent en cadeau. Je le regarde s’éloigner comme Tahni’ le fait des yeux. Le sol, au mélange de la pluie, devient d’une texture rigolote, un peu collante, mais aussi apaisante et bruyante avec le « schwik, schwik » de chaque pas qui s’enfonce un peu plus. C’est après un bon moment, marchant sur cette terre mouillée, que Tahni’ me pose une délicate question qui d’ailleurs me fait me questionner…

    - Votre Ikran a-t-il un nom ?

    C’est quelque chose que je n’ai jamais eu à faire puisqu’on appel pas notre Ikran par son nom, si on le nomme, c’est pour l’identifier quand on parle avec d’autres personnes. Autrement, on « l’appel » et puis on se connecte et on se parle, sans plus, sans se nommer, sans se dire « Bonjour Narri’ », on ne fait que penser à deux, s’entendre et puis on vole. Je n’ai pas eu besoin de le nommer…

    - Uh… um, c’est une très bonne question. Lorsqu’on vit avec qu’un être pendant longtemps et que c’est son Ikran, on n’a pas le réflexe de le nommer… On n’a pas besoin de nom dans de telles circonstances. C’est pourquoi, mon Ikran n’a pas de nom…

    Pensant un peu, même, beaucoup… ou plutôt, profondément, je réfléchis à quelque chose. « Maintenant qu’on en parle, maintenant que ça me tracasse, maintenant que je compte suivre pour un moment au moins une Na’vi, pourquoi ne pas le nommer pour faciliter la communication entre Na’vi ? » Je cherche rapidement un nom dans ma tête, mais rien ne veut s’afficher… comment nommer quelqu’un ou quelque chose que tu côtois depuis nombreuses années ? C’est comme si son nom était « rien ». Il me vient une idée, et je me risque à essayer de prendre ce qui sortira.

    - Ça te dit de lui donner un nom ? Je suis sûr que tu en trouveras un beau !

    Mais sitôt dit, sitôt la terre semble trembler légèrement. Au loin, quelque chose approche, de massif et de gros. La pluie étant trop accrue pour percer l’horizon de ma vue, seul les autres sens sont utilisables pour savoir ce qui se passe. Qu’est-ce qui est lourd et se déplace à un rythme relativement constant ? Ce n’est forcément pas un arbre qui tombe. Ce n’est pas non plus un Thanator, lourd oui, mais beaucoup plus agile et discret que ce qu’on peut entendre. Ce n’est probablement pas un groupe d’animaux, les pas semblent être uniques à chacun. Mais, à peine je commence ma réflexion, qu’une main posée solidement à mon bras m’arrête, d’avancer et de penser. Reprenant mes esprits, le sol tremble plus et le son sourd travers l’air de plus en plus puissamment. Une vague silhouette un peu en « T » se détache du brouillard de gouttes. Cette forme avec des défenses de chaque côté de la tête ; je la connais, j’en ai déjà croisé. En général, ils ignorent les Na’vi, bien qu’ils préfèrent avoir la paix sur leur territoire les forçant parfois à faire une « parade de défense ». Aussi, ils sont rarement seul, comme semble l’être celui-ci qui vient. Je me dis alors que si on ne le voyait pas, il nous voyait pas plus, même chose pour les pas… Comment une telle masse de muscle et de peau épaisse puisse sentir les minimes vibrations qu’émettent les pas de deux Na’vi ? J’en conclu que nous ne sommes pas la cause de sa course… Alors vaut mieux déguerpir avant que l’on le devienne !

    Le bras de Tahni’ toujours accroché, je me mets à marcher un peu sur le côté en accélérant le pas pour lui permettre de me suivre. En écoutant attentivement la provenance et la direction du bruit du titanothère courant. Les pas se rapprochant de plus en plus près et toujours vers nous, je tire la main qui m’est proposé en courant quelques enjambés plus loin. Sentant que nous ne sommes plus dans la direction de l’animal, je me penche au sol en mettant un genou dans la boue. S’il peut ne pas nous voir, j’en serais ravi. Celui-ci passe à quelques mètres de nous en continuant tout droit, ne s’arrêtant pas, semblant essoufflé. Je reste au sol un moment… « Généralement, ils ne sont pas seul… » Mais rien ne vient, tout bruit de pas s’en va, s’éloignant comme s’est venu. Je n’ai aucune idée comment expliquer le phénomène… « Qu’a-t-il vu ? » « Pourquoi ? » « Est-ce la pluie ? » « Où va-t-il ? » … J’aurais bien voulu comprendre…

    Je vois au loin la silhouette de mon Ikran semblant nous chercher. Je siffle un coup dans mon petit instrument et dès lors celui-ci se rapproche, venir porter ses visions… Il se pose en douceur dans l’eau brunâtre qui s’accumule tranquillement par-dessus le sol qui, en début de journée, était sec. Je fais le lien. Je vois de l’eau, la pluie, forte et maintenue. C’est un bien étrange temps pour une plaine… Par la suite, il me montre une rivière, à laquelle des animaux traversaient en sautant dans le courant grandissant. Il y a bon nombres d’espèces qui galopent dans l’eau, allant principalement vert la forêt, mais d’autres allant dans des sens contraires. J’essais de porter attention dans sa vision au Yerik… En vain, la pluie a frappée d’un coup et les animaux sont partis dans tous les sens. Je vois un ‘Angtsik de son groupe fuir dans une mauvaise direction et suppose que c’est probablement lui qui nous a croisé. Rien n’indique une possible position de notre proie. Soudain, je me revois, sortir de la forêt avec un Thanator et faire fuir le Yerik… Tahni’ qui était sur le point de l’avoir, elle qui le chasse depuis quelques jours. Je le revois, courir au loin, se fondre dans l’horizon avec en avant plan cette Na’vi accroupie.

    Pendant que je revoyais mes images, mon Ikran, toujours connecté, me transmet l’image d’un tel Yerik. Il était en train de marcher, suivant d’autres hexapodes, et alors qu’il s’était approcher, ils ont fuit, notre proie suivant le cours d’eau sans le traverser. « Peut-être par peur d’être emporté ? ». Je défais le lien, désormais sur une possible piste, mon Ikran ayant aussi fini de partager son excursion. Il s’envole de nouveau malgré le poids de la pluie. Tant qu’à moi, je regarde Tahni’ d’un air neutre.

    - La pluie est soudaine, les animaux tout comme nous s’y sont fait prendre… Ce que l’on cherche suit peut-être le cours d’eau de la rivière que l’on pouvait apercevoir.

    S’il y a là un réconfort de savoir que « possiblement » on a toujours en vue notre proie, moi j’ignore cela. Même si je n’avais reçu comme vision que de la pluie, ou simplement rien du tout, je continuerais tout de même. Toutefois, les gouttes qui nous coulent dessus sont fraiches, et un peu trop froide… Endurable, mais à long terme, qui sait comment on va sortir de cette pluie. Je commence à penser qu’il faudrait imiter ceux que l’on suit ; ce mettre à l’abri pour le moment, et voir après. Je pose ma demande auprès de Tahni…

    - Je crois que l’on devrait rentrer se mettre à l’abri, quel qu’il soit, le temps que la pluie passe. J’ai peur que l’on prenne froid à rester sous cette pluie à long terme. On retrouvera ce Yerik quand le moment sera venu.

    J’ai aussi une tendance vers le destin, croire à la chance. Ainsi, le moment venu, peut être dans longtemps, mais pourrait très bien être dans deux minutes alors que celui-ci reviendrait sur ses pas et qu’on le croiserait. J’ai aussi une autre tendance… celle de toujours avoir espoir. Celle-ci m’a sauvé souvent de la misère…

    Spoiler:
     


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    MessageSujet: Re: rencontre (Narri'Ekaie)    Dim 13 Mar - 22:33

    La traction du na’vy conduit la demoiselle à se décaler sur le côté, courant quelques mètres plus loin, battue par la pluie qui tombait à présent en une averse violente. La créature massive avançait toujours, semblant se soucier de rien, comme une bête folle, prise dans les méandres de la démence. Le visage crispé, Tahni’ fixa la chose filer droit devant aux, comme si il ne s’apercevait pas de la présence des deux bleus, alors qu’elle posait à son tour un genoux à terre, pour échapper au yeux du massif. Un bourdonnement sourd résonnait dans ses oreilles, au rythme des bruits des pas du puissant. Le cœur battant la chamade, la fille semble perdue, le regard oscillant entre la silhouette devenue floue, et le brouillard créé par la pluie, tombant sans cesse sur la campagne innocente, surprise de voir couler sur elle une telle masse aqueuses. Recroquevillée, la peau ruisselante, elle ne sentait plus la puissance de l’impact sanguin qui heurtait ses veines rapidement. Elle n’avait pas souvenir avoir eut si peur quand une bête s’approchait d’elle… Elle n’avait d’ailleurs jamais croisé de bête aussi grande.

    Elle ne bougea pas, restant mutée dans le silence, alors qu’un bruit aigue retentit sur son côté. Tournant ses yeux, elle aperçut, une ombre dans le ciel, l’ikran de Narri’, qui tournoyait en l’air, semblant chercher son ami parmi la brume irréelle qui recouvrait la plaine. L’oiseau, aussi gracieux pouvait-il être, erra pendant quelques secondes, avant que la main habile du chasseur ne se porte à son petit sifflet pour l’appeler et aussitôt. La bête ne tarda pas à descendre rapidement, et se poser non loin de là où ils étaient. Les mains dans la boue argileuse du sol, la bleutée était, de toute évidence, toujours autant impressionnée par ce volatile d’écaille et de croc, qui lui jetait de temps à autres quelques regards, de ses quatre yeux, avant que son maître ne réalisa le lien, et qu’ils partagèrent tout les deux leurs idées, mélangeant songe et souvenir. La demoiselle les observa longuement, se demandant ce qu’ils voyaient et ressentait tout deux, elle qui ne connaissait rien sur cette alchimie étrange qui unit deux êtres pourtant si différent. Ils avaient l’air en connivence, unis par une force invisible et pur, quelque chose d’irréel. Même si la créature lui faisait un peu peur, que l’idée de voler la terrifiait, elle enviait cette relation privilégiée. Soudain, elle repensa a ce qu’elle avait entendue précédemment. Lui donner un nom… C’était une chance qu’elle n’avait jamais eut, qu’elle n’aurait probablement pas l’occasion de retrouver, mais qu’elle n’osait saisir. C’était comme laissé sur cette oiseau un petit bout d’elle, quelque chose de sa personne qu’elle offrirait à ce duo, et, quelque part, cette idée la terrifiait, comme si elle leur volait un droit qui ne lui appartenait pas.

    Un moment plus tard, il se sépara de son oiseau qui repartit voler plus loin, gêné par la force de la pluie, probablement, secouant difficilement ses ailes sous le poids des gouttes. Le na’vy, quand à lui, la fixa quelques secondes, un visage neutre, pour finir par lui dire d’un ton tout aussi simple :

    - La pluie est soudaine, les animaux tout comme nous s’y sont fait prendre… Ce que l’on cherche suit peut-être le cours d’eau de la rivière que l’on pouvait apercevoir.

    Ses yeux s’écarquillèrent, quand elle crut comprendre, après quelques secondes, parler de sa proie. Elle avait finit par fuir ses pensées, quitter peu à peu son attention, mangée par d’autres choses moins facile à cerner, plus évasives. Entendre soudain parler du yerik lui fit l’effet d’un feu de joie, captiva son visage qui s’illumina d’un sourire franc, comme si elle avait entendit l’une des meilleurs nouvelles qu’il lui fut donner d’entendre. D’un regard vif, elle scruta les environs, pour chercher la rivière des yeux. Si ils comptaient retrouver cette bête, il lui fallait suivre ce cour d’eau, et remuer ciel et terre si il le fallait, pour que la pointe de sa flèche atteigne la chair tendre de la créature. Sa chasse allait continué et reprenait soudain sous un meilleur jour, poussée par une impulsion soudaine qui lui mettait une route sûre sous les pieds. Il était presque certain, à présent, qu’ils retrouveraient le yerik. Cependant, quelque secondes plus tard, quelque chose avaient changée dans le regard du na’vy qu’elle fixait. Sans comprendre, un air désolé s’infiltra sur sa figure.

    - Je crois que l’on devrait rentrer se mettre à l’abri, quel qu’il soit, le temps que la pluie passe. J’ai peur que l’on prenne froid à rester sous cette pluie à long terme. On retrouvera ce Yerik quand le moment sera venu.

    C’était une sage décision. Tahni’ comprenait parfaitement, et elle remarqua soudain qu’un frisson hérissait sa peau depuis quelques minutes. La température avait bien baissée depuis quelques minutes… Ils risquaient certainement quelque chose. Regardant au sol, la demoiselle remarqua le peu de vêtement qu’elle possédait, et sa crinière, pouvant parfois s’avérer utile, était ici un piège, retenant l’eau dans ses lourdes tresses. Par ce temps, elle ne maintiendrait pas ce rythme longtemps. Il était beaucoup plus sage pour ces deux bleus d’aller se mettre à l’abri de la pluie, pour attendre sagement que le soleil brillait. C’était étrange… Quelques heures auparavant, dans une même situation, elle aurait foncé tête baissée, poursuivant sa proie au péril de sa vie, sans même réfléchir aux conséquences…

    - Vous avez raison… Nous allons nous mettre à l’abri… Nous chercherons le yerik quand le temps sera plus beau.


    La demoiselle lui avait parlé sur un ton désolé, mais serein. Il avait entièrement raison, et il était sage qu’elle calme son euphorie pour se plier aux règles de la raison. Des yeux, elle scruta la plaine. Le problème était bien le contexte… Une plaine est, par définition, un endroit plat. Trouver un abri serait une tâche difficile. Le seul endroit où ils pouvaient prétendre à trouver à se cacher était un de ces arbres creux que l’on trouve parfois dans ce genre d’environnement. Elle en avait entendu parler du temps où elle se trouvait encore dans le clan, où elle pouvait goûter à toute la connaissance qu’elle recherchait. Seulement… Le brouillard de la pluie lui cachait les yeux, l’empêcher de trouver la cachette qu’elle cherchait. Tahni’ faisait pourtant son possible. Ne pas pouvoir trouver cette arbre lui faisait défaut… Il était évident qu’ils devaient trouver une cachette. Immobile, elle commençait à s’attraper ses doigts, fixant précisément une seule direction. Finalement, elle finit par discerner une forme massive, qui ressortait sur les gouttes de pluie, s’illuminant comme le petit objet, qu’un marcheur de rêve lui avait montré le jour de leur rencontre. D’un geste droit, elle indiqua du doigt l’emplacement de l’arbre, ouvrant soudainement les lèvres pour parler.

    - Cet arbre là bas. Nous devrions pouvoir nous y mettre à l’abri.

    Il semblait assez éloigné. Mais si ils se dépêchaient, ils pourraient probablement l’attendre, mais d’ici de longues minutes… La demoiselle restait accrochée à cette idée, comme si sa vie en dépendait, car elle savait, au fond d’elle, qu’une autre solution était possible pour atteindre cette arbre, mais qu’elle serait pour elle beaucoup moins agréable… Elle regarda donc Narri’, le sage na’vy dont les conseils avisés finissaient par calmer sa fougue enfantine, en l’espoir d’une réponse…

    // Bonsoir ! Je suis encore une fois désolée de répondre si tard… C’est vraiment méchant de ma part, et j’en suis navrée… Enfin, je traverse une mauvaise passe en ce moment, je suis peut-être moins inspirée… Enfin, ça passera avec le temps, je compte bien retrouver mon ancien rythme. Je suis encore une fois vraiment désolée… J’espère que tu vas bien également ?. Au revoir ! //
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