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     Lorsque l'on aime tout ce qui est sanglant on assume ou "première mission".

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    MessageSujet: Lorsque l'on aime tout ce qui est sanglant on assume ou "première mission".   Dim 7 Mar - 16:17

    Lorsque le patron rappliquait, en général, c'était jamais bon pour la personne à qui il rendait visite. Aussi, lorsqu'il rentra dans la pièce aux lumières faibles, ce fut comme un boomerang pour la seule scientifique présente dans l'endroit.
    Le laboratoire était bien rangé ; grâce à une illumination divine -?- qui l'avait pressée de le nettoyer le matin même. Il ne traînait dans la pièce aucun bout de chair et les instruments se révélaient être bien à leurs places. Les bureaux sur lesquels trônaient les ordinateurs présentaient des piles égales de papiers remplis de chiffres incompréhensibles pour le commun des mortels.
    La seule ombre à ce tableau étant la rouquine affalée dans son fauteuil devant les écrans, les pieds sur une autre chaise, qui prenait des notes, un baladeur dans les oreilles, de quelque chose que tout le monde ne pouvait entendre. Un rapport enregistré par dictaphone, sûrement.

    En entendant la voix de son patron, elle arracha l'un de ses écouteurs, se redressant d'un coup sur son siège. Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de visite. En général on la prenait plus volontiers pour une folle qu'autre chose. Et pas conséquent, on évitait cette pièce là. Elle braqua son regard bleu largement entouré de liner noir dans celui de son patron, incompréhensible, avant de balayer elle aussi du regard les murs de la pièce. Quelques tableaux ici et là, des représentations des espèces vivant sur terre, et les diplômes de son grand-père. Pas le genre de lieu dont une femme rêvait forcément, mais ce qu'Ellane aimait. Sa vie.

    Elle finit néanmoins par se lever, tournant le dos à son employeur alors qu'il lui expliquait ce qu'elle aurait à faire, pour chercher dans l'un des tiroirs un bandeau. Elle en tira un, noir, qu'elle noua autour de ses cheveux rapidement alors qu'elle laissait ses écouteurs pendre hors de la poche de son short sombre. Une bête à examiner ? Il ne lui en fallait pas plus pour la mettre en marche. Elle agrippa une sacoche remplie de bocaux en verre qu'elle passa par dessus sa tête avant de l'apposer contre sa hanche. Une chose pratique qui la laissait libre de tous ses mouvements, même les plus brusques. Elle tira aussi deux trois engins de chirurgiens qu'elle mis dans le « sac », emportant aussi de quoi les désinfecter. Tout cela en moins de temps qu'il n'en fallut à son patron pour lui expliquer la mission. Elle allait vite, c'était ce que l'on lui demandait actuellement.

    Au moment de passer devant son placard, elle tira un appareil photo d'une étagère ainsi qu'une ceinture équipée en divers outils utiles pour la missions. Que ce soit une seringue ou autre. Presque prête, elle remarqua que son supérieur hiérarchique lui accordait une sorte de bénédiction, à croire que la mission était une mission suicide. Un sourire légèrement ironique passa sur son visage, et elle le contourna avec un léger « merci » pour prendre et chausser des Dr Martens en cuir noir. Fin prête, elle traversa les étages, suivie de Elio. Elle ne voulait pas parler, elle en avait le droit. Les scientifiques avaient tous les droits tant qu'on avait encore besoin d'eux.

    Elle continua ainsi jusqu'au moment où elle dû prendre un masque qu'elle attrapa avec un sourire quelque peu contrarié, dieu que ces choses étaient laides... Elle s'arrêta un moment, le petit doigt levé comme si elle cherchait ses mots avant de s'exclamer, sa voix de femme tranchant par rapport à celles des hommes que l'on trouvait plus volontiers ici.

    « Je serai de retour ce soir. Mais je ne suis pas sûre de pouvoir vous donner un horaire fixe, après tout, un imprévu est si vite arrivé. »

    Puis elle passa le masque sur son visage, dissimulant ainsi ses traits avant de gagner l'un des engins volants dans lequel elle monta. La lisière n'était certes pas loin, mais, il lui faudrait au minimum une heure de marche pour la gagner. Et le temps lui était malheureusement compté. Le moteur de l'engin se mit à vrombir et le pilote tira la manette pour relever le nez de l'appareil. C'était une belle machine, à la pointe de la technologie, capable de traverser des milles sans ralentir. Le seul problème étant le carburant qui s'évaporait trop vite. Et qui coûtait cher.

    Elle parcourut ainsi quelques kilomètres, laissant le pilote faire son boulot de conducteur d'avion alors qu'elle commençait son rapport, enregistrant ce qu'elle avait à dire à la suite de la bande son. Ses lèvres aussi près qu'elle le pouvait du dictaphone, elle tentait de rester la plus claire possible, et cela malgré le bruit de la machine et le masque qui transformait quelque peu sa voix.

    « J'arrive en vue de la lisière de la forêt. Je ne vois pas la bête, mais je peux deviner une masse énorme affalée sur le sol, si c'est elle, elle est sans doute morte. »

    L'engin commença à descendre et une personne qui n'aurait pas été elle aurait remarqué à quel point les paysages étaient splendides, mais la jeune femme occupée à inspecter sa ceinture pour chercher quelque chose ne remarqua rien, et ne voulut rien voir. La machine se posa en quelques secondes sur un grand carré où un homme faisait de grands gestes puis on la laissa sortir de l'appareil. Un officier lui proposa de l'aide qu'elle déclina avant de sauter sur le sol dans un envol de boucles rousses. On la traitait ici plus comme une dame venue pour une visite de courtoisie qu'autre chose aussi, elle se montra implacable dès le début, restant ferme. Elle ne pouvait pas se permettre de faiblir devant des hommes alors qu'elle avait l'habitude de traiter avec eux d'égale à égal. Seulement, ici, elle ne connaissait pas tout le monde...

    « Je suis le docteur Wels, merci de m'appeler ainsi, je n'accepterai aucune autre manière de me prénommer. Si vous avez des questions, des indices à me proposer, je suis ouverte à toutes propositions, mais comprenez bien que je n'ai pas de temps à perdre en bavardages insensés. Maintenant, montrez moi la bête. »

    Nullement impressionné l'officier qui l'avait conduite à l'endroit où elle se trouvait lui indiqua une masse verte et inerte. D'abord interloquée par ce manque de professionnalisme, la rouquine tourna le dos à l'homme, partant vers la bête en sortant deux ou trois trucs de sa sacoche qu'elle déposa à terre en faisant attention à ne pas enlever son masque lorsqu'elle passa le sac par dessus sa tête.
    Elle commença alors à s'activer, tournant autour de l'immense masse de chair sans réussir à trouver une seule chose semblable dans sa mémoire. Sûrement une nouvelle espèce. Recommençant son résumé, elle continua à parler dans le dictaphone, sûre d'avoir face à elle une créature d'une genre nouveau.

    « La créature présente quatre yeux, enfin, quatre tâches rondes et globuleuses, d'un noir laiteux. Son visage ferait penser à un phoque et il semble qu'il soit quadrupède. Il a une grande queue hérissée de piquants, le tout dans des couleurs plutôt verdâtres. » Elle commença alors à enlever diverses choses, dont un oeil qu'elle fit sauter de son orbite avant de le mettre dans un pot un peu plus grand qu'elle rangea dans sa besace. Elle sortit alors une pince à épiler, tenant deux ou trois bocaux encore vides dans ses mains. « D'après la taille du ver que je viens de tirer, le cadavre a entre six et sept heures. Il a été lacéré par quatre griffes symétriques qui ont endommagé ses organes vitaux. Dont le coeur que je place actuellement dans une glacière stérile, ainsi que le poumon et les organes digestifs... Lesquels sont bizarrement très petits pour un montre aussi énorme. »

    Elle passa ensuite le reste de la journée à collecter des renseignements quant à la manière dont avait été trouvé le corps. C'était assez récent, d'après ce qu'elle avait pu comprendre, et les soldats de gardes avaient été les seuls témoins de l'arrivée du monstre. Ils étaient d'ailleurs à l'infirmerie, traumatisés par cette apparition titanesque qui les avaient pétrifiés de peur... Il aurait fallut qu'elle leur parle, mais cela pouvait attendre quelques jours d'après les médecins du camp, pour le moment ils étaient trop choqués pour faire quoi que ce soit.

    La rouquine repartit aux alentours de six heures, temps sur Terre, sachant parfaitement qu'il lui faudrait revenir d'ici quelques jours. Elle remonta donc dans l'engin qui l'avait amenée à la lisère de la forêt, Le voyage se passa à vitesse éclaire et elle pu enfin retirer son masque à la sortie du hangar. Ce qu'elle fit avec joie. Elle passa rapidement courant à travers les couloirs de l'étages, suivit par les deux pilotes qui portaient ses travaux de la journée dans des glacières hermétiques.
    Lorsqu'elle arriva dans son laboratoire elle marcha directement vers une porte dans le fond, l'ouvrant pour faire entrer les gens dans la chambre froide. Ils déposèrent les échantillons alors qu'elle même, elle changeait les bocaux de place. En mettant des neufs à la place des utilisés, plaçant ces derniers dans la chambre à son tour.

    Le tout était allé très vite. Les échantillons commençaient à sentir, et il lui fallait les garder en parfait état de conservation. Mais les études plus approfondies attendraient le lendemain matin. À la place, elle porta une dernière fois le dictaphone à ses lèvres, prononçant quelques paroles non dénuées de cynisme.

    « En conclusion, les nuls que je n'ai pu voir aujourd'hui recevront ma visite dans la semaine. Demain, je me lance dans l'étude plus poussée des organes retrouvées sur la créature. On se charge actuellement d'acheminer le corps ici, mais cela devrait prendre quelques jours. En attendant je n'ai pu que le faire surveiller en permanence pour éviter tout trace de charogne, et je l'ai déplacée sous une bâche refroidissante de mon invention. Elle augmente la durée de conversation de cinquante pour cent en moyenne. »

    Puis elle chassa les hommes qui entreposaient les derniers échantillons avant de prendre des vêtements, ceux qu'elle gardait dans son laboratoire, une sorte de deuxième chambre. Toujours le dictaphone dans une main. Elle gagna ainsi les douches, s'enfermant dans l'une d'entre elles pour nettoyer les dernières traces du sang qui avait tâché ses mains lorsqu'elle avait ouvert la bête et se laver. Elle passa ensuite un short en jean et un pull large, avant de gagner les étages privés où l'attendait son patron. Il lui hurlerait peut-être dessus si elle avait pris le temps de faire un brin de toilette avant de venir le voir pour lui raconter sa journée alors qu'il pensait qu'elle allait faire « vite », mais il lui plaisait de désobéir de temps à autres, et ce n'était certainement pas aujourd'hui qu'elle allait y renoncer.
    Lorsqu'elle frappa à la porte et entra, la main dans la poche tenant son dictaphone, elle se façonna un sourire pareils à celui qu'il lui avait adressé le matin même. Elle aimait rendre ce que l'on lui donnait aux gens, surtout lorsque ça ne lui coûtait rien. Oui, elle était un peu folle...
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